Comment soigner l'arthrose du genou
L’arthrose du genou est une pathologie dans laquelle, à la suite d’un traumatisme, la solidité du tissu articulaire est altérée, provoquant une douleur aiguë au genou et entravant la mobilité. Comment soigner l’arthrose du genou ?
Symptômes
Les symptômes de l’arthrose varient selon le stade de la maladie. Elle débute par une douleur légère au genou, supportable, qui évolue vers un gonflement articulaire, des craquements lors de mouvements brusques, jusqu’à l’impossibilité de plier le genou. Selon sa progression, la maladie se décline en 3 stades.
Stade I
Les symptômes sont discrets. L’amplitude articulaire est légèrement réduite, avec parfois des picotements ou une douleur modérée.
Stade II
La douleur devient plus marquée, même à l’effort léger. La marche prolongée intensifie les douleurs, entraînant un fort inconfort. Des craquements se font entendre. Le patient a du mal à plier ou étendre le genou, qui enfle et grossit visiblement. Une canne est parfois nécessaire pour soulager l’articulation.
Stade III
Les douleurs sont intenses, même au repos ou la nuit. La mobilité est presque totalement perdue. Le genou devient sensible aux changements climatiques. La déformation articulaire peut conduire à un handicap.
L’arthrose peut prendre plusieurs formes : arthrose classique (ostéoarthrose), coxarthrose (hanche) et hémarthrose (saignement articulaire).
Particularités de certaines maladies
Coxarthrose
La coxarthrose est fréquente chez les personnes âgées. Elle touche l’articulation de la hanche. Elle se manifeste par une atrophie musculaire dans la zone concernée, associée à un raccourcissement progressif du membre atteint.
Avant les stades avancés, la coxarthrose provoque douleurs et perte de mobilité. Elle peut survenir aussi chez les jeunes adultes. Comme d’autres maladies, elle se traite mieux aux premiers signes. Malheureusement, certains ignorent ces signaux, laissant la maladie progresser jusqu’à nécessiter un traitement plus lourd.
Hémarthrose
L’hémarthrose est une hémorragie intra-articulaire, causée par une rupture vasculaire. Elle touche surtout le genou. Elle peut être traumatique (fracture intra-articulaire) ou non traumatique (troubles de coagulation, fragilité vasculaire).
Elle provoque une augmentation du volume de l’articulation et des douleurs. Le diagnostic est clinique, parfois complété par une radio, une IRM ou d’autres examens. Le traitement repose sur une ponction articulaire et l’application d’un plâtre.
Ostéoarthrose
L’ostéoarthrose est une pathologie articulaire chronique non inflammatoire. Son origine reste inconnue. Elle semble englober plusieurs maladies similaires.
C’est la forme la plus répandue d’arthrose : elle touche 10 à 12 % de la population. Elle se manifeste par une déformation, des douleurs et une mobilité réduite de l’articulation.
Le symptôme principal est une douleur qui varie en intensité et en durée. Elle survient souvent à l’effort et s’atténue la nuit. Si un ralentissement veineux s’installe, la douleur devient sourde et constante.
L’évolution est lente : elle commence souvent sur une seule articulation, puis s’étend aux autres, notamment celles qui compensent l’articulation initialement touchée.
Méthodes de traitement
AINS
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) soulagent la douleur et l’inflammation. Parmi eux : kétoprofène, diclofénac.
Ils ne guérissent pas l’arthrose, mais en masquent les symptômes. Leur usage prolongé est déconseillé en raison d’effets secondaires. L’avis médical est indispensable.
Les AINS sélectifs comme le méloxicam (Mobic) sont mieux tolérés pour un traitement jusqu’à deux ans sans effets indésirables majeurs.
Chondroprotecteurs
Ce sont des substances capables de régénérer le cartilage articulaire abîmé. Leur efficacité a été démontrée : chondroïtine, glucosamine.
Contrairement aux AINS, ils agissent sur la cause en restaurant la surface cartilagineuse et la production de liquide synovial.
Ils sont efficaces en début de maladie. Au stade III (cartilage presque détruit), ils n’ont plus d’effet. Ils nécessitent un traitement continu d’environ 18 mois.
Un usage irrégulier est inutile. Une cure régulière permet de stabiliser la maladie. Les doses recommandées : 1500 mg de glucosamine/jour, 1000 mg de chondroïtine/jour.
Crèmes et pommades
Ces produits n’ont pas d’action curative mais soulagent temporairement la douleur. Les pommades chauffantes sont recommandées, notamment :
- Baume Saint-Bernard ;
- Crème à base de capsicaïne ou d’huiles essentielles (comme le baume du tigre).
Elles réchauffent l’articulation et réduisent la douleur.
En cas d’arthrose avec synovite, on recommande des pommades anti-inflammatoires :
- Voltaren Emulgel ;
- Antarène gel ;
- Ibuprofène Biogaran gel.
Leur efficacité est limitée car la peau laisse passer moins de 5 % du principe actif.
Compresses
Les compresses sont plus efficaces que les pommades pour réduire l’inflammation.
Dimexidum
Liquide anti-inflammatoire et analgésique, qui pénètre bien la peau. Il réduit l’inflammation et la douleur grâce à sa haute absorption.
Bile médicale
Extrait de vésicules biliaires de bovins et porcs. Elle chauffe l’articulation et soulage la douleur. Contre-indiquée en cas de lésions purulentes.
Bishofit
Dérivé pétrolier à effet chauffant et analgésique.
Remèdes naturels
Les remèdes naturels sont inoffensifs et efficaces, surtout en début de maladie.
Le raifort est très utile : on le râpe, on le chauffe dans l’eau, puis on l’applique en compresse sur le genou.
De nombreux patients attestent de leur efficacité. La clé est la régularité. Ces remèdes sont faciles à se procurer et bien moins coûteux que les médicaments classiques.
Massage et physiothérapie
Les soins incluent électrostimulation musculaire, phonophorèse au cortisone, ozokérite. Ces méthodes renforcent les ligaments, améliorent la circulation et réduisent les œdèmes. L’effet est renforcé par une cure thermale.
Le massage débute par des effleurements, puis pétrissage, puis à nouveau des effleurements. En l’absence de masseur, l’automassage est possible. Par des mouvements circulaires, on masse la zone du genou, 15 min max.
Les thérapies manuelles sont souvent recommandées par les médecins : elles apportent un soulagement sans effets secondaires majeurs.
Traitement chirurgical
En cas de dégradation avancée du cartilage, une intervention chirurgicale devient indispensable. C’est l’unique solution lorsque les médicaments sont inefficaces.
La chirurgie ne guérit pas l’arthrose mais réduit notablement la douleur pour une durée de 3 ans en moyenne.
Gymnastique
Les exercices physiques sont bénéfiques à tous les stades. Leur but est de renforcer les muscles autour de l’articulation et ainsi en réduire la charge.
À pratiquer sous la supervision d’un professionnel et avec l’accord du médecin. Cela diminue le risque d’aggravation, que ce soit pour une coxarthrose, une ostéoarthrose ou une hémarthrose.
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