Nettoyage intestinal à l’eau salée : méthode et précautions
- 1. Pourquoi nettoyer les intestins ?
- 2. Signes d’un intestin encrassé
- 3. Contre-indications à la cure saline
- 4. La méthode Shank Prakshalana
- 5. Préparation de la solution saline
- 6. Exercices de yoga pour activer le transit
- 7. Sel d’Epsom (sulfate de magnésium)
- 8. Questions fréquemment posées (FAQ)
- 9. Commentaires
Les intestins ne parviennent pas toujours à éliminer entièrement les résidus alimentaires. Des particules restent accrochées aux parois intestinales et finissent par se transformer en dépôts compacts appelés calculs fécaux.
Le nettoyage intestinal à l’eau salée permet de se débarrasser de ces accumulations, d’améliorer la digestion, de perdre du poids et de revitaliser l’organisme. De plus en plus de personnes associent cette méthode à des exercices inspirés du yoga. Cette approche est-elle réellement efficace ?
Pourquoi nettoyer les intestins ?
Les résidus alimentaires non évacués provoquent fermentations, proliférations bactériennes et intoxications. Une cure d’eau salée peut permettre d’éliminer plusieurs kilos de déchets accumulés. Même sans maladie grave, si vous ressentez une fatigue chronique ou des troubles digestifs, un côlon surchargé peut en être la cause. Il est conseillé de pratiquer ce nettoyage tous les 1 à 3 mois, selon les besoins et sous supervision médicale préalable.
Signes d’un intestin encrassé
Certains symptômes fréquents et persistants peuvent indiquer un besoin de nettoyage :
- fatigue constante, somnolence diurne, faible vitalité ;
- constipation, ballonnements, mauvaise haleine ;
- problèmes cutanés (boutons, verrues, papillomes notamment au niveau du cou et des aisselles).
Contre-indications à la cure saline
Différentes formes de sel peuvent être utilisées : sel marin, sel de roche, sel d’Epsom, etc. Cependant, le sel peut irriter les muqueuses endommagées ou inflammées, et son absorption rapide présente des risques pour certaines personnes. Cette cure est déconseillée dans les cas suivants :
- affections chroniques digestives : gastrite, diarrhée, ulcère, pancréatite, hémorroïdes ;
- hypertension, hypotension, troubles vasculaires ;
- fièvre, règles, poussée de maladies chroniques ;
- pathologies cardiaques ou rénales ;
- immunodépression ;
- grossesse ;
- après un jeûne ;
- sensibilité individuelle au sel.
Cette méthode demande une disponibilité de 3 à 6 heures dans un bon état physique et mental.
La méthode Shank Prakshalana
Cette pratique, issue du yoga, combine effets chimiques et mécaniques. L’eau salée est absorbée par les intestins, décolle les résidus et favorise leur évacuation, notamment grâce à des exercices précis. Voici les étapes :
- À jeun, boire un verre d’eau salée (voir recette plus bas), puis effectuer quatre exercices de yoga (voir ci-dessous). Répéter l’alternance eau/exercices six fois : vous aurez bu 1,5 litre. Les mouvements stimulent le péristaltisme, condition essentielle à l’efficacité de la cure.
- Des envies d’aller à la selle doivent apparaître. Si ce n’est pas le cas, refaire les exercices sans reprendre d’eau. En cas de blocage, un petit lavement peut être effectué.
- Après la première évacuation, reprendre 250 ml d’eau salée, refaire les exercices et aller à la selle. Répéter jusqu’à obtenir une eau presque claire en sortie, généralement après 10 à 14 verres (2,5 à 3,5 litres).
Avant de commencer, appliquer de l’huile de ricin autour de l’anus pour éviter les irritations dues à l’effet abrasif du sel.
Préparation de la solution saline
Dissoudre 1 cuillère à soupe de sel marin dans 1 litre d’eau plate. Privilégier un sel pur sans additifs. Préparer à l’avance 2 litres pour plus de commodité. Utiliser un verre pour doser les prises successives.
Exercices de yoga pour activer le transit
Exercice 1 : inclinaisons latérales
Debout, jambes écartées, bras levés et mains jointes. Inclinez-vous à gauche, puis à droite, huit fois de chaque côté.
Effet ciblé : ouvre le pylore, facilitant le passage de l’eau vers l’intestin grêle.
Exercice 2 : torsions
Debout, pieds écartés. Placez la main gauche sur la poitrine et la droite tendue devant vous. Tournez le buste vers la droite, en suivant le bras. Répéter huit fois.
Effet ciblé : aide à répartir l’eau dans l’intestin grêle.
Exercice 3 : extension sur le ventre
Allongé sur le ventre, jambes écartées. En appui sur les bras, redressez le buste et regardez en direction de vos talons. Répétez huit fois de chaque côté.
Effet : favorise l’avancée de l’eau dans le grêle.
Exercice 4 : position accroupie avec compression
Accroupi, pieds à l’extérieur des hanches. Mains sur les genoux, abaissez un genou au sol tout en comprimant l’autre côté contre le ventre. Répétez huit fois en alternant.
Effet ciblé : facilite le passage de l’eau vers le côlon.
Alimentation avant et après la cure
La veille, dîner léger (légumes, produits fermentés, fibres). Le matin, ne rien manger, démarrer directement la cure. Après le dernier passage aux toilettes, attendre 40 à 60 minutes avant de manger du riz cuit au beurre ou des céréales bien ramollies. La première portion doit être de 40–50 g. Évitez de boire juste après la cure pour ne pas provoquer un nouvel épisode de diarrhée.
Le reste de la journée : repas fréquents et légers. Réintroduire le pain à partir du deuxième repas. Le lendemain, évitez fibres, produits laitiers, viandes, alcool et crudités. Reprenez progressivement une alimentation normale en petites quantités.
Sel d’Epsom (sulfate de magnésium)
Utilisé en médecine sous forme injectable ou en poudre, ce sel attire l’eau dans les intestins, accélère le transit et ramollit les selles. Diluez 2 à 4 cuillères à café dans un verre d’eau. Les principes sont les mêmes que pour le sel marin, mais le dosage est délicat : un excès peut provoquer une forte déshydratation.
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