Comment bien se préparer à une coloscopie : étapes, conseils et protocoles
L’examen de la paroi interne du rectum et du côlon est indispensable pour diagnostiquer de nombreuses pathologies. Il peut également avoir un rôle thérapeutique : biopsies de lésions suspectes, arrêt de saignements, libération de zones obstruées. Pour que les résultats soient fiables, une préparation rigoureuse à la coloscopie est essentielle.
La coloscopie nécessite l’insufflation d’air dans le rectum et le côlon afin d’obtenir une bonne visibilité. C’est pourquoi les intestins doivent être parfaitement nettoyés de tout résidu fécal.
En France, la coloscopie est souvent réalisée en ambulatoire par un gastro-entérologue. Il est essentiel de suivre ses recommandations sur la préparation. Plusieurs méthodes existent et doivent être adaptées selon chaque patient pour garantir le confort et la précision de l’examen.
Une préparation réussie réduit significativement les désagréments de la procédure et permet un retour rapide à la vie normale. Les critiques envers la coloscopie proviennent souvent d’une mauvaise préparation. Elle est d’autant plus importante pour les personnes souffrant de constipation chronique.
Quand la coloscopie est-elle indiquée ?
Cette exploration est recommandée dans les cas suivants :
- présence de polypes dans le rectum ;
- suspicion de cancer colorectal ;
- rectocolite hémorragique ;
- maladie de Crohn ;
- suspicion de saignement, de corps étranger ou d’occlusion intestinale.
Règles de préparation à la coloscopie
Elle se fait en plusieurs étapes, à commencer quelques jours avant l’examen :
- régime alimentaire adapté ;
- préparation médicamenteuse ;
- jeûne total le jour de l’examen.
Régime alimentaire
L’objectif est de limiter la formation de gaz et les fermentations intestinales afin de faciliter l’évacuation des déchets.
2 à 3 jours avant l’examen, il faut supprimer :
- pain complet ou de seigle ;
- légumineuses (lentilles, pois, haricots) ;
- boissons gazeuses ;
- champignons ;
- fruits et légumes riches en fibres (chou, radis, banane, pêche…).
Après l’examen, l’alimentation normale peut être reprise rapidement.
Préparation médicamenteuse
Le plus souvent, on utilise « Fortrans », un laxatif puissant, pour nettoyer complètement le côlon jusqu’au rectum. Plusieurs protocoles existent et doivent être validés avec le médecin.
Méthode 1
La veille de l’examen, après le déjeuner (vers 14h-15h), prendre 2 cuillères à soupe d’huile de ricin, pure ou diluée dans de l’eau ou du yaourt. Des selles liquides apparaîtront rapidement.
En soirée (vers 20h), réaliser 2 lavements à l’eau froide ou avec une infusion de camomille. L’eau chaude est inefficace car absorbée trop rapidement par l’intestin.
Méthode 2
Combinaison de Fortrans (1 sachet) et de Duphalac (200 ml). Petit-déjeuner et déjeuner léger autorisés la veille, mais pas de dîner. À 15h : mélanger 100 ml de Duphalac avec deux verres d’eau et boire. Répéter après 2 heures. Ensuite, dissoudre Fortrans dans 1 litre d’eau bouillie et boire à petites gorgées avant le coucher si l’examen est prévu le matin, ou le matin-même s’il est prévu l’après-midi. Les selles doivent devenir limpides, sans résidus solides.
Méthode 3
Utilisation de 4 sachets de Fortrans, chacun dans 1 litre d’eau. Arrêter de manger après le déjeuner. Entre 17h et 21h, boire lentement les 4 litres de solution. Il faut éviter de boire trop vite pour limiter les nausées et vomissements. Les selles doivent être complètement liquides et claires.
Juste avant la coloscopie
Le jour même, ne pas manger. Le thé ou le bouillon clair sont autorisés. Si une anesthésie est prévue, le jeûne est strict.
Suivre scrupuleusement les instructions du personnel médical. Il faut retirer les vêtements et sous-vêtements pour permettre l’introduction de la sonde. C’est une étape normale et nécessaire.
Après l’examen, les effets de l’anesthésie peuvent persister jusqu’à une heure. Il est déconseillé de conduire immédiatement après.
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