Comment arrêter correctement une hémorragie artérielle
- 1. Pourquoi l’hémorragie artérielle est-elle si dangereuse ?
- 2. Comment savoir s’il s’agit d’une artère endommagée ?
- 3. Méthode d’arrêt de l’hémorragie : utilisation d’un garrot
- 4. Arrêt de l’hémorragie en cas de lésion de la carotide ou de l’artère temporale
- 5. Quand peut-on éviter le garrot ?
- 6. Si le garrot doit être repositionné
- 7. Questions fréquemment posées (FAQ)
- 8. Commentaires
En médecine, une hémorragie désigne une perte de sang résultant de la rupture d’un vaisseau sanguin. L’hémorragie artérielle est considérée comme la plus dangereuse pour la vie. Comment l’arrêter correctement ? Pourquoi est-elle si critique ? Connaître les réponses à ces questions peut littéralement sauver une vie.
Pourquoi l’hémorragie artérielle est-elle si dangereuse ?
Une artère est un vaisseau sanguin qui transporte le sang depuis le cœur vers les tissus et organes, les alimentant en oxygène. À cause de cette fonction, la pression dans les artères est plus élevée que dans les autres vaisseaux. Lorsqu’une artère est sectionnée ou endommagée, le sang s’écoule à grande vitesse.
L’arrêt rapide d’une hémorragie artérielle est vital. Une intervention incorrecte dans les premières secondes peut entraîner la mort. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de grosses artères, comme :
- l’artère temporale ;
- la carotide.
La première étape consiste à identifier avec certitude qu’il s’agit bien d’une hémorragie artérielle.
Comment savoir s’il s’agit d’une artère endommagée ?
Les gestes de premiers secours varient selon le type de saignement. Il est donc crucial de savoir reconnaître une hémorragie artérielle. Les signes à observer sont :
- la couleur du sang ;
- la vitesse de l’écoulement ;
- le caractère pulsatile du flux sanguin.
En général, le sang artériel est rouge vif, et il jaillit en synchronisation avec les battements du cœur.
Si vous êtes certain qu’il s’agit d’une hémorragie artérielle, il faut agir immédiatement, en utilisant tout ce qui est disponible à portée de main.
Voyons maintenant comment procéder pour arrêter ce type de saignement.
Méthode d’arrêt de l’hémorragie : utilisation d’un garrot
La méthode la plus efficace et accessible pour arrêter une hémorragie artérielle reste l’utilisation d’un garrot. Comment le poser correctement ? Que faire si vous n’avez pas de garrot médical ? Voici ce qu’il faut savoir.
Comment poser un garrot ?
Le garrot doit être placé en amont de la blessure. Par exemple, si l’artère est touchée au niveau du poignet, le garrot devra être placé sur la partie supérieure de l’avant-bras.
Avant la pose, il faut protéger la peau à l’aide d’un tissu ou d’une compresse stérile. Ne perdez pas de temps : utilisez n’importe quel tissu propre si besoin.
Une fois le garrot posé, glissez en dessous un papier ou un support indiquant l’heure exacte de la pose. Cela permettra aux secours de savoir pendant combien de temps le garrot est en place. En été, le temps maximal est de 2 heures. En hiver, ce délai doit être réduit à 1 heure.
Si l’aide médicale n’arrive pas dans ce délai et que le garrot est encore nécessaire, il faudra impérativement le repositionner plus haut. Sinon, les tissus en aval risquent de nécroser.
Par quoi remplacer un garrot ?
Si vous ne disposez pas d’un garrot médical, utilisez une ceinture, un foulard ou une corde. Chaque minute compte : ne perdez pas de temps à chercher du matériel spécifique.
Arrêt de l’hémorragie en cas de lésion de la carotide ou de l’artère temporale
Il existe des situations où la pose d’un garrot est impossible, notamment lorsqu’il s’agit d’une blessure à la carotide ou à l’artère temporale. Que faire dans ce cas ?
Commencez par comprimer l’artère avec les doigts, juste au-dessus de la blessure. Ensuite, utilisez une compresse stérile ou un pansement compressif. Appliquez-le fermement sur la plaie et fixez-le solidement. Si le saignement est important, insérez plusieurs compresses directement dans la plaie.
Faites boire un peu d’eau à la victime si elle est consciente. Appelez immédiatement les secours. Évitez de recouvrir la plaie avec des vêtements afin que les urgentistes puissent rapidement identifier la blessure et intervenir sans délai.
Quand peut-on éviter le garrot ?
La pose d’un garrot est un geste extrême qui ne doit pas être pratiqué à la légère. Dans certains cas, il est préférable d’utiliser une compression directe.
Si l’artère touchée est de petit calibre et que le saignement n’est pas massif, une simple compresse compressive peut suffire. Appliquez un tampon stérile sur la plaie et enroulez fermement avec un bandage.
Si le garrot doit être repositionné
Lorsque la durée maximale d’un garrot est atteinte, il ne faut surtout pas le retirer brutalement. Cela risquerait de relancer l’hémorragie.
Commencez par poser un nouveau garrot un peu plus haut, puis relâchez progressivement le précédent.
Prenez également soin de l’état général de la victime. Donnez-lui un antalgique si vous en avez, immobilisez le membre blessé et proposez-lui de l’eau fraîche. Si une grande quantité de sang a été perdue, placez la victime en position allongée, avec les jambes surélevées par rapport à la tête. Cela améliore la circulation vers le cerveau et réduit le risque d’évanouissement.
En cas d’hémorragie sévère, la victime peut présenter des signes de choc : sueurs froides, visage pâle, pouls faible. Faites tout votre possible pour la conduire rapidement à l’hôpital. Si le cerveau manque d’oxygène trop longtemps, il peut y avoir un arrêt respiratoire irréversible.
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