Érythrocytes dans les urines pendant la grossesse : causes et prise en charge
- 1. Quel rôle jouent les érythrocytes pendant la grossesse ?
- 2. Faut-il systématiquement réaliser une analyse d’urine pour rechercher les érythrocytes ?
- 3. Causes principales d’hématurie
- 4. Par quelles voies les érythrocytes peuvent-ils se retrouver dans l’urine ?
- 5. Autres causes externes d’apparition d’érythrocytes dans l’urine
- 6. Questions fréquemment posées (FAQ)
- 7. Commentaires
Au moment de la grossesse, l’organisme de la femme subit d’importantes transformations et un stress physiologique marqué. C’est précisément à cette période que la femme doit être particulièrement attentive à son corps et à sa santé. L’un des moyens de surveillance consiste à pratiquer régulièrement des analyses d’urine et de sang. Que faire si des érythrocytes sont retrouvés dans les urines pendant la grossesse ? Quelle est la norme pour leur présence ?
Si l’idée répandue veut que l’on évite des traitements trop lourds pendant la grossesse, il existe néanmoins des situations où une prise en charge précoce peut sauver la mère et l’enfant. La détection d’une anomalie à un stade initial permet en général un traitement efficace et la protection du fœtus contre des dommages potentiels.
Quel rôle jouent les érythrocytes pendant la grossesse ?
On sait que les globules rouges jouent un rôle central dans l’organisme : ils transportent l’hémoglobine et assurent l’acheminement de l’oxygène vers les tissus et les cellules. La durée de vie d’un érythrocyte est de trois à quatre mois, après quoi il est détruit et recyclé par le foie ou la rate. Étant donné l’importance de ces cellules chez tout individu, il est d’autant plus important de suivre ce paramètre pendant la grossesse.
Étant des éléments sanguins, les érythrocytes ne devraient en principe pas se trouver dans l’urine en quantité significative. Comment interpréter alors la présence d’érythrocytes dans les urines pendant la grossesse ?
En situation de santé optimale, il ne devrait pas y avoir d’érythrocytes dans les urines. Néanmoins, une présence minime est souvent tolérée : on considère habituellement une valeur admissible de 1 à 3 éléments par champ microscopique. Si ce seuil est dépassé, le médecin doit prescrire des examens complémentaires afin d’en déterminer la cause.
Faut-il systématiquement réaliser une analyse d’urine pour rechercher les érythrocytes ?
Le bilan sanguin est un examen de routine chez la femme enceinte. L’analyse d’urine devient nécessaire si une anémie est dépistée : le médecin cherchera alors à exclure une hématurie (présence importante d’érythrocytes dans l’urine) parmi les causes d’une baisse d’hémoglobine.
Si la concentration d’érythrocytes dans les urines dépasse la normale durant la grossesse, il convient d’en rechercher les origines.
Causes principales d’hématurie
L’augmentation du nombre d’érythrocytes pendant la grossesse peut découler principalement de deux mécanismes :
- la compression des organes liée à la croissance du fœtus ;
- des processus inflammatoires ou infectieux.
Hématurie liée à la grossesse
Parfois, la légère augmentation des érythrocytes dans les urines s’explique par la charge physiologique imposée au corps pendant la grossesse. Dans ces cas, une surveillance clinique et une répétition des examens urinaires sont souvent recommandées pour s’assurer de la régression de l’anomalie.
L’hématurie peut également résulter d’une compression mécanique des uretères ou des voies urinaires, entraînant une stase urinaire propice aux inflammations ou favorisant la formation de calculs. Le passage de calculs ou de microcristaux peut provoquer des microtraumatismes et la présence de globules rouges dans l’urine.
Infections et pathologies inflammatoires
La présence d’érythrocytes peut aussi témoigner d’une atteinte du système urogénital. Chez la femme enceinte, des affections chroniques (parfois jusque-là silencieuses) peuvent se réveiller ou s’aggraver. Parmi les causes possibles figurent :
- le glomérulonéphrite ;
- la pyélonéphrite ;
- des anomalies vasculaires (anévrismes) ;
- des troubles métaboliques favorisant la formation de cristaux ou de calculs.
Signalez toujours au médecin tout antécédent ou symptôme chronique, car cela accélère l’orientation diagnostique et la mise en place d’un traitement adapté.
Par quelles voies les érythrocytes peuvent-ils se retrouver dans l’urine ?
On peut résumer les mécanismes d’apparition d’érythrocytes dans les urines en trois voies principales :
- l’altération des filtres rénaux (glomerules) lors d’un processus inflammatoire ;
- des lésions microscopiques des tubules ou des uretères provoquant un saignement local ;
- des atteintes des canaux rénaux entraînant un passage des globules rouges vers l’urine.
Autres causes externes d’apparition d’érythrocytes dans l’urine
Il convient de noter que la présence d’érythrocytes n’est pas toujours d’origine rénale. Des saignements vaginaux peuvent contaminer l’échantillon d’urine recueilli et fausser le résultat. De même, des lésions cutanées ou des éraflures au niveau de la région génitale peuvent altérer l’analyse. Quelle que soit l’ampleur de l’augmentation, il est important de prendre la situation au sérieux et, si nécessaire, de répéter l’examen dans des conditions strictes de recueil. L’analyse morphologique des érythrocytes retrouvés est utile : des globules rouges dysmorphiques indiquent une origine rénale supérieure (glomerulaire), tandis que des érythrocytes non modifiés orientent plutôt vers une origine vésicale ou urétrale.
La réalisation régulière des analyses permet à la future mère de protéger sa santé et celle de son enfant en détectant tôt des affections potentiellement graves.
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