Leucocytes élevés dans le frottis : causes, symptômes et prise en charge
Les leucocytes sont directement responsables de la capacité de l’organisme à lutter contre les micro-organismes responsables de maladies. Des analyses prescrites par le médecin permettent d’évaluer leur niveau et de détecter à temps un processus infectieux latent. Lorsque les résultats montrent que les leucocytes dans le frottis d’une patiente sont augmentés, cela constitue un signal d’alerte important.
À savoir
Lorsqu’une femme est enceinte, elle doit suivre un suivi médical régulier. Si la hausse des leucocytes dans le frottis est modérée, ce n’est pas forcément pathologique. En revanche, des valeurs fortement augmentées permettent de diagnostiquer un processus infectieux ou inflammatoire en cours.
Norme
Le taux de leucocytes dans le frottis est contrôlé à plusieurs reprises pendant la grossesse. Le premier prélèvement est réalisé lors de l’inscription en consultation prénatale. Si le résultat initial ne suscite pas d’inquiétude, un contrôle est souvent programmé vers la trentième semaine.
En période de grossesse, le nombre de leucocytes considéré comme normal dans le frottis varie généralement entre quinze et vingt par champ.
Examens complémentaires
Pour préciser la cause de l’anomalie, le médecin prescrit des examens complémentaires, qui comprennent notamment :
- des recherches par PCR ;
- des bilans de l’immunité ;
- des cultures bactériologiques.
Un résultat anormal ne signifie pas forcément une infection récente. En grossesse, la réorganisation du système immunitaire maternel peut elle-même expliquer certains écarts.
Signe préoccupant
Il existe de nombreuses anomalies « délicates » entraînant une forte augmentation des leucocytes dans le frottis. Lorsque ce taux est très élevé pendant la grossesse, cela signifie que le processus pathologique est probablement évolutif et actif.
Malheureusement, beaucoup de femmes, même pendant la grossesse, ne prennent pas toujours soin de leur santé de façon rigoureuse. Un auto-dépistage informé et une consultation rapide peuvent toutefois prévenir des complications graves.
L’augmentation des leucocytes dans le frottis s’accompagne souvent de signes cliniques tels que des envies fréquentes d’uriner, des brûlures en urinant, une odeur anormale au niveau intime, des troubles du cycle (cycles courts ou longs) ou des pertes vaginales blanchâtres.
Si la patiente constate au moins un de ces symptômes, elle doit consulter sans délai.
Les causes de leucocytes élevés dans le frottis pendant la grossesse sont variées. On retrouve notamment :
- une infection à staphylocoque ;
- un déséquilibre de la flore vaginale (dysbiose) ;
- une infection à Escherichia coli ;
- des infections survenues après un rapport sexuel ;
- la présence d’une tumeur maligne des ovaires ou du col utérin.
La cause précise ne peut être déterminée qu’après des examens complémentaires.
Toute patiente enceinte doit assurer un contrôle régulier du taux de leucocytes. Négliger ce suivi peut compromettre le bon déroulement de la grossesse.
Principes de prise en charge
Il ne faut pas céder à la panique : quelle que soit l’origine de l’anomalie, les méthodes thérapeutiques modernes permettent le plus souvent de ramener les leucocytes à des valeurs normales et de protéger le fœtus.
Choix de la stratégie
Le médecin choisit la stratégie thérapeutique en fonction des résultats des examens complémentaires et du terme de la grossesse, ainsi que de la sensibilité de la patiente aux traitements. Parfois, la cause exacte reste difficile à établir et le praticien opte alors pour une attitude de surveillance rapprochée, avec des contrôles réguliers et des recommandations strictes pour la patiente.
Dans certains cas liés à un stress important, un traitement sédatif léger et des mesures d’hygiène de vie sont proposés; la patiente est invitée à réduire son niveau de stress et à éviter les surmenages.
Restauration de la flore vaginale
Pour normaliser le taux de leucocytes dans le frottis, un protocole de « sanation » visant à restaurer la flore vaginale est souvent prescrit. Il peut inclure des préparations à base de plantes mais celles-ci doivent être utilisées seulement après avis médical car certaines plantes peuvent déclencher des réactions allergiques chez une femme enceinte fragilisée.
Parmi les plantes proposées figurent la camomille officinale, l’écorce de chêne, le millepertuis et les feuilles d’aloé. Parfois, des irrigations locales au Chlorophyllipt ou l’usage d’ovules vaginaux antifongiques comme la nystatine sont prescrits selon l’étiologie.
Traitement de l’inflammation
En complément, des bains tièdes sont souvent recommandés pour apaiser l’inflammation locale, en veillant à ce que la température de l’eau reste modérée et ne dépasse pas des valeurs confortables. Ces mesures locales, associées au traitement ciblé, contribuent à la résolution du trouble.
Remarque aux futures mères
Si la cause de l’anomalie n’est pas identifiée lors du bilan initial, le médecin pourra prescrire un traitement antibiotique adapté. Cette perspective inquiète souvent les patientes qui craignent des effets néfastes sur le fœtus, mais il est important de savoir qu’une infection non traitée ou mal cicatrisée peut entraîner des risques graves tels qu’une menace d’accouchement prématuré ou une infection ascendante. C’est pourquoi le diagnostic et la prise en charge sont essentiels.
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