Leucocytes dans le frottis pendant la grossesse : normes et suivi
La grossesse est une période particulière pour toute femme. C’est précisément à ce moment qu’il est important de surveiller attentivement sa santé. Les visites régulières chez le gynécologue comprennent la réalisation d’un frottis pour la flore. Pourquoi est-il nécessaire ? Les leucocytes dans le frottis pendant la grossesse peuvent fournir de nombreuses informations sur d’éventuelles infections et maladies.
Et en période de grossesse, un traitement en temps utile représente la meilleure issue possible.
Rôle des leucocytes
La norme des leucocytes lors de la réalisation d’un frottis revêt une grande importance. En effet, ces cellules exercent une influence majeure sur la santé féminine. Grâce aux leucocytes, notre organisme est protégé contre l’action de la flore pathogène et des micro-organismes externes. Ils sont capables de sécréter des enzymes actives spécifiques qui détruisent les agents pathogènes et protègent notre muqueuse.
Quand le nombre de leucocytes varie-t-il ? La norme est dépassée lorsque l’organisme est soumis à un processus inflammatoire. Ce sont précisément les leucocytes qui sont les premiers à combattre l’infection et qui signalent ainsi la présence d’un problème.
Combien de leucocytes faut-il avoir pendant la grossesse ?
Lorsque la femme n’est pas enceinte, le nombre de leucocytes dans un prélèvement vaginal n’excède pas 10. Si la femme est enceinte, la norme change. Il y a alors une légère hausse et leur nombre varie entre 15 et 20.
Pendant la grossesse, chaque femme effectue le test de la flore à plusieurs reprises, à différents stades. Cela est extrêmement important, car c’est le seul moyen de détecter des infections et des pathologies naissantes.
À quelle fréquence une femme enceinte doit-elle faire un frottis ?
En l’absence d’anomalies, au minimum deux fois. Le premier prélèvement est réalisé au moment de l’inscription au suivi prénatal, le second autour de la 30ᵉ semaine de grossesse.
Si la norme est dépassée dans l’un des examens, la patiente se voit prescrire un traitement, après quoi un nouvel examen est effectué. Dans certains cas, le gynécologue pourra demander des investigations complémentaires, comme une PCR, un examen immunologique ou un prélèvement bactériologique.
Si le nombre de leucocytes augmente
Lorsque les leucocytes sont élevés, il ne faut pas fermer les yeux. Chez certaines patientes, leur nombre peut atteindre 40. Il est erroné de penser que l’absence de symptômes permet de laisser la situation sans traitement. Cela pourrait nuire gravement à la mère et au futur bébé.
Le degré d’évolution de l’infection peut être évalué au moyen des résultats du frottis gynécologique. Plus l’indicateur leucocytaire est élevé, plus l’infection est avancée.
Les pathologies qui entraînent le plus souvent un dépassement de la norme des leucocytes dans le frottis gynécologique sont : l’herpès génital, la syphilis, la gonorrhée, la mycoplasmose, la candidose (muguet), la colpite et la vaginite.
Beaucoup de femmes pensent à tort que, si une infection se manifeste pendant la grossesse, elle n’existait pas auparavant dans l’organisme. Il faut se rappeler que la grossesse s’accompagne d’une importante réorganisation hormonale et d’une modification du système immunitaire. C’est à ce moment que peuvent se révéler des problèmes jusque-là silencieux.
Avant la grossesse, de nombreuses infections peuvent rester latentes et n’entraîner aucun symptôme, mais en raison du bouleversement hormonal de la grossesse, elles se manifestent, y compris dans les résultats d’examens.
Peut-on ne pas traiter une infection pendant la grossesse ?
Absolument pas ! Pendant la grossesse, toute infection peut avoir des conséquences significatives pour la mère et l’enfant. Il est donc primordial, dès la détection d’une infection, d’entamer un traitement adapté sans délai.
Si vous avez un doute sur un résultat, refaites l’examen. Si nécessaire, consultez plusieurs médecins afin de vous assurer que la méthode de traitement choisie est correcte. Ne vous soignez jamais vous-même !
L’absence d’un traitement approprié peut entraîner des conséquences dramatiques :
- fausse couche ;
- accouchement prématuré ;
- infection du nouveau-né.
Puisque, au moment de l’accouchement, le bébé traverse le canal génital, il risque de contracter une infection non traitée. Aucune mère ne souhaite qu’en raison d’une décision irréfléchie son enfant souffre.
Bien que la conduite dépende du terme de la grossesse, le traitement se compose habituellement des étapes suivantes :
- moyens locaux d’action ;
- cure d’antibiotiques.
Le médecin tentera en priorité de traiter la pathologie avec des moyens locaux. Ce n’est que si cette approche s’avère inefficace et que la normale leucocytaire ne se rétablit pas qu’un traitement antibiotique systémique pourra être prescrit.
La contre-indication aux antibiotiques est liée aux termes avancés de la grossesse. Seul un spécialiste qualifié peut décider si, pour la patiente, il y a davantage de bénéfices à traiter par antibiotiques qu’à laisser l’infection évoluer.
Moyens auxiliaires pour diminuer le nombre de leucocytes
Si les leucocytes sont élevés et que le traitement n’a pas encore produit d’effet visible, vous pouvez recourir à quelques méthodes de médecine populaire en complément.
Normaliser le taux de leucocytes avec de la camomille officinale
Si l’on vous a prescrit des ovules vaginaux, ce moyen peut en améliorer l’efficacité. Rincez-vous chaque jour avant l’introduction de l’ovule avec une décoction de camomille préparée ainsi : deux cuillères de mélange pour un demi-litre d’eau. Laissez refroidir à une température acceptable et utilisez.
Tampons d’aloe et de miel
Exprimez le jus d’aloe de plusieurs feuilles. Mélangez-le à une quantité modérée de miel. Imbibez un tampon et placez-le pendant la nuit. Vous remarquerez un résultat au bout de quelques jours.
Bains avec décoctions de plantes
Pendant les bains tièdes, vous pouvez ajouter une petite quantité de décoctions des herbes suivantes :
- camomille ;
- millepertuis ;
- écorce de chêne ;
- racine rouge ;
- ortie.
Toutes ces plantes ont un effet antibactérien et peuvent aider dans la lutte contre l’infection.
Avant d’essayer l’une de ces méthodes, consultez absolument votre médecin traitant. Vous pouvez avoir des contre-indications qui ne sont connues que de votre spécialiste.
Ne négligez jamais les recommandations du médecin ! Le suivi de ses conseils influe directement sur la santé de votre futur enfant. Certaines infections chez le nouveau-né peuvent évoluer de manière grave et être difficiles à traiter. N’entreprenez rien sans l’avis de votre médecin. Celui-ci saura ce qui vous apportera un bénéfice réel et ce qui pourrait vous nuire. Soyez prudente aujourd’hui et vous ne le regretterez jamais !
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