Normes de glycémie chez l'homme après 50 ans : valeurs et signaux d'alerte
Le métabolisme dans le corps humain est étroitement lié à l’ensemble des autres processus ; les échanges lipidiques et glucidiques sont eux aussi interdépendants, et un déséquilibre dans l’un entraîne des perturbations dans tout le système. L’augmentation ou la diminution du taux de glucose sanguin est une conséquence de tels désordres.
La résistance au stress, une hygiène de vie saine, une alimentation correcte pauvre en graisses, une activité physique modérée et l’absence de mauvaises habitudes permettent de rester en bonne santé après 50 ans et au-delà.
Le problème est que, ces dernières décennies, la situation a radicalement changé. La consommation de glucides facilement assimilables a été multipliée par vingt au cours du dernier siècle, et leur présence élevée dans des produits alimentaires nocifs contribue aux troubles métaboliques.
À cela s’ajoutent la dégradation de l’environnement et l’augmentation des produits alimentaires hautement industrialisés, ce qui explique en partie l’augmentation de l’incidence des troubles du métabolisme du glucose chez des populations de plus en plus larges, y compris chez les jeunes. Les enfants, dès leur plus jeune âge, sont exposés à la restauration rapide, aux boissons gazeuses fortement sucrées, aux pâtisseries et snacks gras, ce qui perturbe le métabolisme lipidique, altère le fonctionnement du pancréas et la production d’insuline.
C’est pourquoi la connaissance de la norme du taux de sucre dans le sang chez l’homme est importante pour chacun, quel que soit son âge. Il est facile de passer à côté du moment où une prévention simple permettrait d’éviter une pathologie installée.
Norme
Le niveau normal de glucose sanguin est assuré par des hormones produites par le pancréas. L’hormone clé est l’insuline. Si sa sécrétion est insuffisante, excessive ou si l’organisme est incapable d’en utiliser l’action, la glycémie s’écarte de la norme. En outre, d’autres facteurs influent sur ce paramètre :
- alimentation déséquilibrée ;
- stress ;
- tabagisme.
Il est important de se rappeler que la glycémie fluctue selon le moment du dernier repas et la composition de celui-ci.
À jeun
Le dernier repas remonte à au moins huit heures. L’analyse effectuée à jeun est la plus précise en cas de suspicion de diabète. Le taux de glucose à jeun est considéré comme normal entre 3,9 et 5,6 mmol/l.
Après un repas
Après un repas la norme de la glycémie est plus élevée, ce qui est physiologique. Le prélèvement réalisé deux à trois heures après un repas doit donner une valeur située entre 4,1 et 8,2 mmol/l.
Analyse aléatoire
Un prélèvement « aléatoire » peut être effectué à différents moments de la journée sans tenir compte du dernier repas. Chez une personne en bonne santé, le taux ne varie pas fortement au cours de la journée et se situe entre 4,1 et 7,1 mmol/l.
Avec l’âge la valeur normale tend à augmenter, de sorte que la norme à 30 ans diffère de celle à 60 ans même chez une personne en bonne santé.
Ainsi, valeurs indicatives :
- 50–60 ans : 4,4–6,2 mmol/l ;
- 60–90 ans : 4,6–6,4 mmol/l ;
- à partir de 90 ans : 4,2–6,7 mmol/l.
Complément
La valeur dépend également du point de prélèvement : la glycémie veineuse diffère de la glycémie capillaire d’environ 12 %. La glycémie veineuse normale est de 3,5–6,1 mmol/l, tandis que la glycémie capillaire normale est de 3,3–5,5 mmol/l.
Pathologies
On ne peut poser le diagnostic de diabète sur la base d’un seul paramètre isolé dans une unique analyse : le médecin doit réaliser un bilan complet et confronter plusieurs données. Si la glycémie se situe entre 3,5 et 7,0 mmol/l, on la considère dans des limites acceptables ; au-dessus, le diabète est suspecté ; en dessous, il s’agit d’hypoglycémie. La glycémie fait partie intégrante du diagnostic mais ne suffit pas seule.
Parmi les autres signes évocateurs du diabète on retrouve :
- une soif permanente ;
- une diminution des défenses immunitaires ;
- des démangeaisons inguinales ;
- un appétit accru ;
- une perte de poids rapide ;
- des plaies qui cicatrisent mal ;
- des mictions fréquentes ;
- une baisse et un flou visuel ;
- l’apparition d’ulcères cutanés ;
- des engourdissements des extrémités ;
- une baisse de la performance au travail ;
- une impotence.
Même en présence de quelques-uns de ces symptômes, il est nécessaire de réaliser des analyses de glycémie.
Les facteurs prédisposant au diabète comprennent :
- l’obésité ;
- une prédisposition génétique ;
- l’âge avancé ;
- un trouble du métabolisme ;
- des maladies hormonales ;
- des pathologies du pancréas.
Il convient de noter que même une glycémie normale lors d’un prélèvement isolé n’exclut pas la présence d’un diabète, car la maladie peut évoluer de façon intermittente.
Autres maladies
Parmi les autres affections pouvant entraîner des écarts de la glycémie figurent :
- le syndrome de Cushing ;
- l’accident vasculaire cérébral ;
- l’infarctus du myocarde ;
- un excès d’hormone de croissance ;
- l’insulinome.
L’insulinome est une tumeur qui sécrète une quantité excessive d’insuline et peut abaisser la glycémie à des valeurs inférieures à 50 mg/dl (≈ 2,9 mmol/l).
Conclusion
Il ne faut pas repousser la consultation médicale. Les personnes de plus de 50 ans doivent effectuer des contrôles réguliers car elles sont davantage exposées aux pathologies incluant le diabète. L’automédication est à proscrire. Le diagnostic repose sur un ensemble d’examens et d’analyses, car des affections très différentes peuvent présenter des symptômes proches.
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