Taux de sucre dans le sang chez les femmes après 50 ans
L’excès de sucre (glucose) dans le sang est devenu un problème de la société moderne. L’augmentation du taux de sucre chez les femmes de plus de 50 ans est parfois considérée comme un phénomène courant. Cependant, il convient de noter que la majorité des médecins s’accordent à dire que les valeurs normales du taux de sucre dans le sang restent globalement les mêmes, quels que soient l’âge et le sexe. Qu’est-ce que le diabète et comment il se développe dans l’organisme humain, et de quoi faut-il se méfier ? Nous en parlons plus en détail ci-dessous.
Comment le diabète se développe-t-il dans l’organisme ?
La première chose à retenir est que le diabète correspond à une augmentation du taux de sucre (glucose) dans le sang, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Malheureusement, le diabète évolue souvent de façon quasi asymptomatique, surtout à ses stades initiaux. Si l’on considérait auparavant que cette maladie touchait principalement des personnes âgées de 40 à 60 ans, l’âge des patients s’est nettement rajeuni. Aujourd’hui, des taux élevés de glucose sont diagnostiqués même chez des adolescents à peine âgés de 18 ans.
Cela s’explique par des changements radicaux des habitudes alimentaires ces dernières années, et il devient de plus en plus difficile de trouver des produits naturels non chargés en additifs chimiques. Les boissons gazeuses sucrées, l’abondance de desserts et la restauration rapide contribuent largement à ce phénomène en « consommant » littéralement la santé de l’intérieur.
Premiers signes évocateurs du diabète
- Sensation de sécheresse buccale et soif accrue ;
- altération de la vue (surtout chez les personnes de plus de 60 ans) ;
- même une petite plaie met plus de temps à cicatriser ;
- troubles du bas appareil urinaire ;
- problèmes cardiovasculaires ;
- démangeaisons, affections mycosiques des pieds ;
- somnolence ;
- baisse d’activité.
Pour les femmes ayant déjà accouché, un signal d’alerte peut être la naissance d’un enfant pesant plus de 4,5 kilogrammes. C’est pourquoi, pendant la grossesse, il est recommandé d’effectuer, à partir de la 24e semaine, un test de tolérance au glucose. Ce test aide à déterminer avec précision si le taux de sucre est normal. Au patient on propose de boire une solution aqueuse contenant 75 g de glucose. Deux mesures sont ensuite réalisées (après une heure et après deux heures) afin de vérifier si les valeurs restent dans la normale. Ce test est l’un des plus précis, c’est pourquoi il est recommandé non seulement aux femmes enceintes mais aussi à toute personne suspecte d’avoir un diabète.
Pré-diabète
Le diabète, tant chez les femmes que chez les hommes, progresse par étapes. La première phase est le pré-diabète. On considère qu’à ce stade le taux de glucose dans le sang reste relativement proche de la normale : il n’y a pas de fluctuations brusques et, en cas d’alimentation adaptée, les valeurs ne sont pas dépassées. Cette phase peut durer plusieurs années, et la personne peut ne s’apercevoir d’aucun changement.
Comment déterminer les valeurs de glycémie
Pour établir si la glycémie est normale ou élevée, on utilise plusieurs méthodes, en particulier le test de deux heures mentionné plus haut, ainsi que le dosage de l’hémoglobine glyquée et la surveillance des variations du taux de sucre avant et après les repas.
Le test de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) indique le pourcentage de glucose fixé aux globules rouges. Son principal avantage est sa rapidité d’exécution et le fait qu’il n’exige pas de jeûne ; en revanche, ce type de diagnostic n’est pas adapté aux femmes enceintes. Ce test permet non seulement de diagnostiquer le diabète, mais aussi d’évaluer l’efficacité des traitements appliqués au cours des derniers mois.
L’analyse la plus fréquemment prescrite pour déterminer le taux de glucose est le prélèvement sanguin à jeun ou après un repas. Pour obtenir un résultat fiable, il est conseillé d’effectuer ces analyses sur plusieurs jours consécutifs afin d’établir une dynamique précise.
Le premier prélèvement se fait à jeun, après 8 à 12 heures sans alimentation. Il est préférable de le réaliser le matin ; si le résultat est dans les valeurs normales, il n’y a pas de motif d’inquiétude immédiat. Le taux de glucose peut également être mesuré quelques heures après un repas. Les personnes diagnostiquées diabétiques se voient souvent recommander l’acquisition d’un glucomètre, un appareil permettant de vérifier à domicile si la glycémie se situe dans des limites acceptables.
Pour une personne en bonne santé, la glycémie à jeun ne doit pas dépasser 5 mmol/l, et environ 5,5 mmol/l après un repas.
Il est conseillé aux personnes ayant atteint 40 ans de faire doser leur glycémie tous les quelques années afin de s’assurer que les valeurs restent dans la normale. Chez une personne non malade, la glycémie dépasse rarement ces chiffres. Toutefois, face au stress et aux contraintes professionnelles, le risque de développer un diabète augmente après 40 ans ; il convient donc de rester particulièrement vigilant.
Traitement et prévention
À ce jour, la médecine n’a pas identifié de méthode permettant de maintenir définitivement la glycémie à une valeur normale et immuable pour toute la vie. Ces dernières années, de nombreux chercheurs estiment que la glycémie peut être contrôlée et stabilisée approximativement grâce à un mode de vie sain et à une alimentation adaptée. Comme l’hyperglycémie favorise de nombreuses complications, on a conclu que plus le taux de sucre est élevé, plus le risque d’infarctus et d’AVC prématurés augmente. Par ailleurs, des atteintes rénales, cardiaques et d’autres organes peuvent survenir, ainsi que des troubles vasculaires des membres et des problèmes de coagulation. Il est difficile de prédire laquelle de ces maladies accompagnera le diabète, mais l’élévation de la glycémie augmente significativement le risque de complications et le risque de décès.
Il est possible de maintenir une glycémie normale en suivant un régime pauvre en glucides. En particulier, il est conseillé aux personnes atteintes de diabète d’éviter les sucreries, les produits de boulangerie, les pommes de terre, le riz, ainsi que certains fruits et légumes riches en sucre et en glucides (par exemple le raisin).
Il convient également de dissiper le mythe des remèdes populaires présentés comme efficaces pour maintenir une glycémie normale, tels que le topinambour ou le « thé monastique » largement promu sur internet. Notez que le topinambour contient une quantité importante de glucides et comprend de la fructose, qu’il n’est pas recommandé aux personnes atteintes de diabète. Un autre remède présenté comme abaissant la glycémie est la cannelle, mais cette épice ne peut réduire le sucre que très légèrement et seulement si elle est consommée isolément et en quantités appropriées.
Parmi les moyens susceptibles d’entraîner une légère baisse de la glycémie figurent :
- l’acide alpha-lipoïque ;
- le magnésium associé à la vitamine B6 ;
- le picolinate de chrome.
Cependant, ces produits doivent être utilisés uniquement sur prescription et sous le contrôle du médecin traitant.
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