Comprendre la pression artérielle : haute et basse

Apprenez à différencier pression systolique et diastolique, à identifier les écarts préoccupants et à mieux comprendre votre tension au quotidien.
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La pression artérielle est une caractéristique essentielle du corps humain permettant d’évaluer le bon fonctionnement du système circulatoire. Elle se mesure en fonction de la résistance que rencontre le sang circulant dans les vaisseaux. La valeur idéale généralement admise est de 120 mmHg pour la systolique (haute) et 80 mmHg pour la diastolique (basse).

Pression artérielle systolique

La pression systolique indique la force avec laquelle le sang est expulsé du cœur vers les artères. Elle est la première valeur notée lors d’une mesure. Elle reflète la santé du muscle cardiaque. En condition normale, cette pression varie entre 120 et 130 mmHg. Des écarts peuvent être observés selon l’individu.

Elle peut fluctuer rapidement, notamment avant et après une activité physique, ou en cas de stress important. L’analyse de la pression systolique permet de diagnostiquer certaines pathologies cardiaques.

Une pression trop élevée peut indiquer un manque d’élasticité des vaisseaux, augmentant le risque pour le cœur. À l’inverse, des maladies cardiaques peuvent aussi provoquer une baisse.

Pression artérielle diastolique

La pression diastolique correspond à la force nécessaire pour maintenir le tonus des vaisseaux lorsqu’ils résistent à l’écoulement du sang. Elle dépend beaucoup du bon fonctionnement rénal, notamment via la production de rénine, un enzyme régulateur du tonus vasculaire. Des troubles rénaux peuvent donc influencer cette valeur.

Un rétrécissement de l’artère rénale diminue l’irrigation des reins, qui réagissent en retenant du sodium, augmentant le volume sanguin. Ce phénomène favorise la dysfonction diastolique et l’apparition d’une hypertension artérielle dite symptomatique.

Le tonus et l’élasticité des vaisseaux, ainsi que le volume sanguin total et le rythme cardiaque, influencent aussi la pression diastolique. Une élévation isolée de cette pression, avec une systolique normale, peut révéler un trouble cardiaque.

Particularités de la pression artérielle

La pression systolique est mesurée lors de la contraction du cœur et dépend de l’aorte, la plus grosse artère du corps.

Ses déterminants sont :

  • la vitesse maximale d’éjection du sang ;
  • la capacité du ventricule gauche ;
  • la souplesse des parois de l’aorte.

La pression diastolique, quant à elle, est mesurée lorsque la valve aortique se referme. Elle dépend de :

  • la fréquence cardiaque ;
  • la résistance périphérique des vaisseaux.

Une déviation des valeurs normales affecte notablement le bien-être.

Plusieurs facteurs agissent sur la pression artérielle :

  • l’alimentation ;
  • le rythme de vie ;
  • le mode de vie ;
  • les habitudes ;
  • le stress émotionnel ou mental.

Où mesurer la pression artérielle

La pression diffère légèrement selon l’artère mesurée. Plus le vaisseau est large et proche du cœur, plus la pression est élevée. La pression est la plus forte dans l’aorte, mais difficile à mesurer.

L’artère brachiale, au bras, est devenue le site de référence dans le monde.

La différence entre les mesures aux deux bras ne doit pas excéder 5 mmHg. Si l’écart dépasse 20 mmHg pour la systolique ou 10 mmHg pour la diastolique, cela peut indiquer un rétrécissement artériel.

Pression artérielle de référence

Le terme de « pression artérielle de travail » désigne la pression à laquelle une personne se sent bien, même si elle ne correspond pas à la norme. Un individu à 140/90 mmHg sans gêne est classé hypertendu, tandis qu’un autre à 100/70 mmHg, sans symptômes, est hypotendu. Ces variations n’impliquent pas forcément une maladie. Par exemple, les anciens sportifs peuvent avoir une hypotension stable sans effets secondaires.

Pression artérielle différentielle

Chez une personne en bonne santé, la différence entre systolique et diastolique (appelée pression différentielle ou pulsée) se situe entre 30 et 50 mmHg. Un écart supérieur à 50 mmHg, uniquement à cause d’une hausse de la systolique, indique une surcharge du muscle cardiaque. Cela peut causer une dilatation du myocarde et accélérer son vieillissement.

Une pression diastolique élevée reflète souvent une perte d’élasticité des vaisseaux et un risque d’athérosclérose. Un écart trop important entre les deux valeurs réduit la perfusion cérébrale, c’est-à-dire l’apport en oxygène au cerveau, ce qui peut entraîner des troubles neurologiques graves.

Une pression pulsée élevée est un signe d’alerte, souvent précurseur d’un accident vasculaire cérébral ou d’un infarctus. À l’inverse, une diastolique trop basse peut entraîner une baisse d’énergie, une somnolence ou des troubles digestifs.

Un déséquilibre des deux pressions peut aussi être dû à une erreur de mesure. Avant de s’alarmer, il est important de vérifier la fiabilité du tensiomètre. Si l’écart persiste, un avis médical est recommandé. Il est essentiel de surveiller sa tension et d’adopter un mode de vie sain.

Dr. Pierre Fontaine
Hématologue
p.font@tonpharmacien.fr
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Questions fréquemment posées (FAQ)

Quelle est la différence entre pression systolique et diastolique ?
La pression systolique est mesurée lors de la contraction du cœur, elle reflète la force du sang expulsé dans les artères. La diastolique est mesurée pendant la phase de repos, entre deux battements. Les deux sont essentielles à l’évaluation cardiovasculaire.
Qu’est-ce qu’une pression artérielle normale ?
La pression normale est généralement de 120/80 mmHg. Toutefois, chaque individu peut avoir une "pression de travail" personnelle, légèrement supérieure ou inférieure, tant qu’il ne présente aucun symptôme ou malaise.
À partir de quel écart parle-t-on de pression pulsée élevée ?
Lorsque la différence entre la pression systolique et diastolique dépasse 50 mmHg, on parle de pression pulsée élevée. Cela peut indiquer une surcharge du cœur et accroître le risque d’accident cardiovasculaire si elle persiste sans traitement.
Pourquoi la pression diastolique peut-elle augmenter seule ?
Une pression diastolique isolément élevée peut résulter d’un manque d’élasticité des vaisseaux, d’une mauvaise circulation ou d’un début d’athérosclérose. Cela peut également révéler un dysfonctionnement rénal ou une hypertension secondaire.
Quels sont les facteurs qui influencent la tension artérielle ?
De nombreux facteurs interviennent : alimentation, niveau de stress, activité physique, habitudes de vie, sommeil, consommation d’alcool ou de tabac. Des maladies chroniques ou génétiques peuvent aussi jouer un rôle.
Pourquoi mesurer la tension aux deux bras ?
Mesurer la pression sur les deux bras permet de détecter un éventuel rétrécissement artériel. Une différence supérieure à 20 mmHg pour la systolique ou 10 mmHg pour la diastolique peut indiquer un problème circulatoire ou vasculaire.
Quand faut-il consulter pour un déséquilibre tensionnel ?
Si vous constatez régulièrement une tension trop haute ou trop basse, ou un écart important entre les deux valeurs, il est essentiel de consulter un professionnel de santé. Un diagnostic précis permettra d’écarter ou de confirmer un risque cardiaque.