Tension artérielle : causes, facteurs et traitements essentiels
La pression artérielle est l’indicateur le plus important du fonctionnement du système circulatoire. Ce paramètre renseigne sur le volume de sang que le cœur a pompé sur une période donnée.
La pression artérielle normale chez l’adulte est de 120/80.
Le chiffre supérieur indique le volume de sang expulsé dans l’artère lors de la contraction du muscle cardiaque. Le chiffre inférieur, au contraire, aide à évaluer le volume de sang lorsque le muscle cardiaque est au repos.
Ce qui influence les variations de la pression
De nombreux facteurs influencent la pression artérielle. Les plus fréquents sont :
- hérédité ;
- surpoids ;
- abus d’alcool et d’aliments salés ;
- stress ;
- cervicalgie liée à l’ostéochondrose cervicale.
Les maladies des organes internes, en particulier les dysfonctionnements rénaux, peuvent entraîner des modifications de la pression artérielle. Le diabète sucré augmente la pression artérielle diastolique. Un traitement adapté de ces maladies normalise la circulation et prévient l’apparition d’une hypertension.
Hérédité
Les personnes atteintes d’hypertension ou d’hypotension chronique peuvent transmettre ces troubles à leur progéniture. Le taux de transmission de l’hypertension d’un parent à l’enfant est relativement élevé, autour de 70–75 %.
Surpoids
L’hypertension survient fréquemment chez les personnes en surpoids. l’excès de masse impose une charge supplémentaire au cœur. Les dépôts adipeux gênent l’écoulement sanguin ; le cœur doit fournir un effort accru, ce qui sollicite et dilate les vaisseaux. C’est pourquoi les personnes en surpoids sont plus exposées aux accidents vasculaires cérébraux et aux infarctus.
Abus d’alcool et d’aliments salés
Une consommation excessive d’alcool et d’aliments très salés peut provoquer une hypertension. Une alimentation trop pauvre en sel peut, au contraire, entraîner une hypotension chez certaines personnes.
Le sel favorise la rétention d’eau dans l’organisme. L’eau retenue augmente la pression artérielle. La consommation régulière de plats industriels, fromages riches en sel, poissons fumés et charcuteries peut favoriser le développement d’une hypertension. Par conséquent la pression diastolique augmente en raison de la surcharge cardiaque.
Les personnes qui souhaitent perdre du poids doivent garder à l’esprit qu’une carence excessive en sel peut conduire à une hypotension. Pour éviter cela, les spécialistes recommandent parfois des alternatives contenant du potassium plutôt que du sodium, car elles retiennent moins d’eau et influent moins sur la pression artérielle.
L’alcool dilate d’abord fortement les vaisseaux, puis provoque leur contraction ultérieure. Le sang circule plus difficilement dans les capillaires et veines, et le cœur peine à assurer le débit ; la pression artérielle augmente.
Stress
Les conflits familiaux, la surcharge de travail, et l’agression dans la vie quotidienne favorisent le stress. L’altération du système nerveux peut provoquer de l’hypertension — ou parfois de l’hypotension. Lors d’un épisode émotionnel intense, la fréquence cardiaque s’accélère, la respiration devient plus rapide, et la pression artérielle monte.
Cela est dû à la libération d’hormones comme l’adrénaline et le cortisol. Quand la personne se calme, l’activité cardiaque baisse et la pression retombe. En l’absence d’un traitement adapté, l’affection peut devenir chronique.
Ostéochondrose cervicale
Les excroissances osseuses et les déformations des disques intervertébraux peuvent comprimer les artères qui irriguent le cerveau. En conséquence, la personne ressent souvent une grande fatigue et parfois des céphalées. Cela peut conduire à une augmentation de la pression diastolique.
L’ostéochondrose cervicale favorise parfois l’installation d’une hypertension chronique, et parfois d’une hypotension. Dans certains cas, la compression porte non pas sur une artère mais sur un vaisseau de moindre calibre ; le volume sanguin éjecté est réduit et la pression peut être basse. Sans traitement, les pics de pression peuvent devenir récurrents.
Moyens de traitement
La thérapeutique visant à normaliser la pression comporte deux volets principaux : traiter la cause première et soulager les symptômes. Si l’hypertension est liée au stress, le médecin peut prescrire un ensemble de plantes sédatives et, si nécessaire, des médicaments hypotenseurs. Parmi les plantes et préparations utilisées figurent des produits à base de valériane, de passiflore ou d’aubépine, qui peuvent aider à calmer le système nerveux.
Ces remèdes à base de plantes, en cas d’utilisation appropriée et sous contrôle médical, contribuent à détendre l’organisme et à améliorer le flux sanguin dans les petits et grands vaisseaux. Ces préparations doivent être prises uniquement sur avis médical en raison d’effets indésirables et de contre-indications possibles.
Exemples de médicaments hypotenseurs couramment prescrits : enalapril, losartan, lisinopril. Ce traitement vise à réduire les symptômes de l’hypertension et nécessite une prise régulière selon les doses et la durée fixées par le médecin.
Si l’hypertension est provoquée par une ostéochondrose cervicale, le traitement associe habituellement des hypotenseurs et des chondroprotecteurs. Les antihypertenseurs aident à normaliser la pression, tandis que les chondroprotecteurs contribuent à restaurer le cartilage et à ralentir la formation d’excroissances osseuses, réduisant ainsi la compression vasculaire.
La rééducation par des exercices visant la mobilité cervicale peut améliorer la circulation sanguine et prévenir l’aggravation de l’ostéochondrose. Les mouvements circulaires et les inclinaisons douces de la tête participent à normaliser le flux sanguin et à prévenir les pics tensionnels.
Des procédures physiothérapeutiques peuvent aussi favoriser la circulation sanguine. L’exposition contrôlée aux ultraviolets est parfois utilisée en rééducation pour stimuler la microcirculation et réduire certaines manifestations inflammatoires, facilitant ainsi l’apport d’oxygène au cerveau.
Pour corriger une hypotension liée à l’ostéochondrose, des stimulants toniques peuvent être prescrits, par exemple des préparations contenant de l’éleuthérocoque (éleuthérocoque), qui peuvent aider à restaurer la pression, diminuer la fatigue et soulager les céphalées. Leur utilisation doit impérativement être encadrée par un médecin.
La perte de poids, obtenue par un régime approprié et des exercices réguliers, contribue souvent à réduire l’hypertension. Un programme d’exercices spécifique renforce la musculature, améliore la circulation et participe à la prévention de l’ostéochondrose cervicale et thoracique.
Le régime recommande d’éliminer les aliments ultra-transformés : pain blanc industriel, pizza industrielle, plats préparés, fromages très salés et charcuteries. Ces aliments favorisent la prise de poids et l’hypertension.
La consommation excessive d’alcool est nocive : des volumes supérieurs à 50 ml d’alcool pur peuvent augmenter la pression diastolique. La bière associée à des snacks salés est particulièrement à risque car elle accroît l’apport en sodium et la rétention hydrique, augmentant ainsi la charge cardiaque.
Toute affection contribuant à la variation de la pression, qu’il s’agisse d’une ostéochondrose ou d’un stress, nécessite une prise en charge médicale appropriée. Un traitement médical précoce protège des complications graves de l’hypertension, notamment l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral.
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