Taux de leucocytes bas : causes, symptômes et que faire
La numération sanguine est réalisée lors de tout bilan et constitue une méthode de diagnostic de la plupart des perturbations de l’organisme ; elle renseigne en grande partie sur l’état de santé. Le sang contient de nombreux éléments reflétant divers processus corporels. Les leucocytes font partie intégrante du sang et sont responsables du système immunitaire. Un nombre normal de leucocytes garantit donc des fonctions de défense efficaces.
Une faible teneur en leucocytes dans le sang s’appelle la leucopénie. Son apparition peut altérer sensiblement l’immunité d’une personne. Tous ceux qui sont confrontés à ce problème se demandent pourquoi cela survient. Le médecin cherchera lui aussi les causes de la diminution des éléments sanguins afin de prévenir ou d’arrêter le développement d’une maladie grave.
Lorsque des parents apprennent que leur enfant a une numération de leucocytes abaissée, ils peuvent s’effrayer, faute d’informations suffisantes. Il est important de consulter rapidement un médecin qualifié qui saura expliquer pourquoi ces perturbations surviennent, quelles causes peuvent provoquer un faible taux de leucocytes, quels symptômes évoquent une leucopénie et quelles actions peuvent être mises en œuvre.
Causes de la leucopénie
Les principales prédispositions entraînant une diminution du nombre de leucocytes sont des troubles du système immunitaire. Cela traduit une faiblesse des défenses et est lié aux facteurs suivants :
- maladies virales qui affaiblissent l’immunité ;
- infections bactériennes ;
- carence en vitamine B12 et anémie consécutive ;
- maladies oncologiques affectant la moelle osseuse ;
- dysfonctionnements du système endocrinien ;
- exposition à des radiations ;
- infection par le VIH.
La prise régulière de certains médicaments, par exemple l’analgine, le chloramphénicol, les sulfamides, ainsi qu’un traitement de chimiothérapie peuvent provoquer une diminution du nombre de leucocytes. Les causes exactes doivent être identifiées au cours du diagnostic. Un résultat de laboratoire montrant une numération basse doit alerter le médecin et conduire à un bilan approfondi.
Symptômes d’un faible taux de leucocytes
On peut suspecter une anomalie sans réaliser d’analyse grâce à certains signes. Les médecins distinguent comme principaux symptômes ceux qui indiquent une baisse de ce paramètre :
- fatigue incessante et perte d’énergie ;
- étourdissements ;
- troubles du sommeil et état d’anxiété général ;
- palpitations cardiaques ;
- élévation de la température corporelle.
La diminution du nombre de leucocytes n’est pas sans conséquence pour les organes internes : elle se répercute souvent sur le foie, provoque une augmentation de la taille de la rate et des ganglions lymphatiques. Ces modifications ne sont pas visibles à l’œil nu et ne sont détectables que par un médecin qualifié, mais elles contribuent à une détérioration générale de l’état de santé.
Danger de la leucopénie
Un taux de leucocytes bas doit susciter des questions sur les raisons et les moyens d’y remédier. Cette situation peut être dangereuse pour la santé et la vitalité d’une personne : un système immunitaire affaibli ne peut lutter efficacement contre les maladies ni résister aux agressions extérieures. Concrètement, la personne devient plus sujette aux infections bactériennes et virales que si son taux de leucocytes était normal.
En cas de détection de la pathologie et jusqu’à guérison complète, le patient doit surveiller sa température corporelle : une hausse importante signale la présence d’un processus inflammatoire. À long terme, la leucopénie peut conduire à des atteintes de la moelle osseuse et, dans certains cas graves, à des maladies sévères du système immunitaire comme le sida si la cause sous-jacente n’est pas identifiée et traitée.
Le médecin doit expliquer au patient les conséquences possibles et, par des examens complémentaires, confirmer le diagnostic et identifier les facteurs en cause afin de proposer une stratégie thérapeutique adaptée.
Traitement de la leucopénie
Avant d’aborder la solution, il faut comprendre que l’on ne peut pas simplement augmenter ou diminuer artificiellement le nombre de leucocytes sans agir sur la cause profonde. Un faible taux de leucocytes signale un dysfonctionnement que l’on doit corriger à la source. C’est pourquoi un traitement approprié ne peut être prescrit que par un médecin après un diagnostic complet.
Le traitement de la leucopénie varie selon les causes :
- si la baisse est due à une infection virale ou bactérienne, un traitement spécifique doit être suivi, puis il faudra veiller à la restauration de l’immunité et du système endocrinien ;
- si les médicaments sont responsables, l’arrêt ou le remplacement du produit permet souvent de normaliser la numération ;
- en cas d’atteinte sévère de l’immunité ou d’infection par le VIH, une thérapie ciblée visant à stimuler les défenses est mise en place ;
- les maladies auto-immunes congénitales sont plus difficiles et nécessitent parfois un traitement à long terme.
Un point important du traitement consiste à corriger l’alimentation quotidienne pour favoriser une remontée du taux de leucocytes. Parmi les aliments cités comme bénéfiques figurent la grenade et son jus naturel, le vin rouge, le jus de betterave, les œufs de poisson (œufs de saumon), les noix et les fruits de mer.
La personne présentant une leucopénie doit veiller à se préserver, surtout en période d’épidémies, éviter les lieux très fréquentés et les contacts rapprochés avec des personnes malades. Il est par ailleurs essentiel de rester suivi médicalement afin de contrôler l’évolution et d’adapter le traitement en fonction de la situation.
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