Taux normal de sucre dans le sang chez la femme
Le taux de sucre dans le sang chez la femme est un indicateur fondamental qui permet non seulement de diagnostiquer le diabète, mais aussi d’identifier d’autres maladies des organes endocriniens, du foie, des reins, du tissu conjonctif, voire des accidents vasculaires cérébraux et des infarctus.
Comprendre le diabète
Le diabète est un trouble du métabolisme qui résulte d’un dysfonctionnement dans l’utilisation de l’énergie issue des aliments. Les glucides contenus dans l’alimentation sont transformés en glucose par les enzymes digestives. Cette forme de sucre circule dans le sang et l’insuline, une hormone, permet à la cellule d’en tirer de l’énergie. Le diabète apparaît lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que cette dernière est mal utilisée par l’organisme.
Origines du diabète
L’insuline est produite par les cellules bêta du pancréas, puis libérée dans la circulation sanguine. Si cette production est insuffisante, le glucose reste dans le sang au lieu d’être absorbé par les cellules, ce qui provoque une hyperglycémie. À terme, cela peut conduire à un état de prédiabète, qui, sans adaptation alimentaire, peut évoluer vers un diabète de type 2.
Complications possibles
Avec le temps, un excès de glucose agit de manière néfaste sur les nerfs et les vaisseaux sanguins, provoquant diverses complications :
- maladies rénales ou insuffisance rénale nécessitant une dialyse ;
- affections cardiovasculaires ;
- perte partielle de la vue ou cécité ;
- affaiblissement du système immunitaire, entraînant une plus grande vulnérabilité aux infections ;
- dysfonction érectile ;
- neuropathie avec douleurs, engourdissements ou picotements dans les extrémités ;
- mauvaise circulation sanguine dans les jambes et les pieds ;
- cicatrisation lente des plaies pouvant conduire, dans les cas graves, à une amputation.
La cause exacte du diabète n’est pas totalement élucidée, mais selon les chercheurs, il résulte souvent d’une interaction complexe entre facteurs héréditaires et environnementaux.
Types de diabète
Il existe deux types principaux : le diabète de type 1, insulinodépendant, qui touche généralement les jeunes ; et le diabète de type 2, lié à une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme. Un troisième type est le diabète gestationnel, qui apparaît chez certaines femmes pendant la grossesse. Il disparaît après l’accouchement, mais ces femmes restent à risque de développer un diabète de type 2 par la suite. Elles doivent refaire un bilan à 6 et 12 semaines après la naissance.
Le diabète gestationnel
Il survient en raison de bouleversements hormonaux associés aux besoins métaboliques accrus et à des prédispositions génétiques. Pendant la grossesse, la glycémie est contrôlée deux fois : lors du premier suivi et vers 30 semaines. Si la femme présente des antécédents familiaux de diabète, des fausses couches, un enfant mort-né, de l’obésité ou un bébé de plus de 4 kg, un test spécifique est réalisé.
Ce diabète est provoqué par une grande production d’hormones qui entrent en concurrence avec l’insuline sur ses récepteurs cellulaires.
Chez les femmes, la glycémie varie naturellement à cause des fluctuations hormonales, notamment pendant le cycle menstruel, où la sensibilité à l’insuline diminue.
Valeurs normales chez la femme
Le sexe n’influe pas sur les chiffres de la glycémie. Toutefois, le résultat varie selon la méthode de prélèvement. Le taux est exprimé en mmol/L. Lors d’un prélèvement veineux, la glycémie est de 4,0 à 6,1 mmol/L. Par prélèvement capillaire (au doigt), elle est de 3,3 à 5,5 mmol/L.
Une valeur entre 5,6 et 6,6 mmol/L peut signaler un prédiabète. Au-delà de 6,7 mmol/L, un diabète est suspecté. Le diagnostic est confirmé par un test de charge en glucose. Après un repas, la glycémie peut monter à 7,8 mmol/L, voire jusqu’à 11,1 mmol/L après deux heures.
En cas de diabète déjà diagnostiqué, les valeurs cibles sont :
- à jeun : entre 3,9 et 6,6 mmol/L ;
- dans la journée : entre 3,9 et 6,6 mmol/L.
Chez les femmes de plus de 60 ans :
- à jeun : 3,9 à 8 mmol/L ;
- dans la journée : 3,9 à 10 mmol/L.
Chez la femme enceinte non diabétique :
| à jeun | 3,94 ± 0,43 |
| 1 h après repas | 6,05 ± 0,72 |
| 2 h après repas | 5,52 ± 0,57 |
Chez les femmes enceintes diabétiques, les valeurs recommandées sont :
- à jeun : maximum 4,4 mmol/L ;
- 1 heure après repas : 6,8 mmol/L ;
- 2 heures : 6,1 mmol/L.
En cas de suspicion de diabète, un test de tolérance au glucose est prescrit :
- prise de sang à jeun ;
- ingestion de 75 g de glucose dilué dans l’eau (1,75 g/kg pour les enfants) ;
- prises de sang à 30, 60 et 120 minutes.
Un taux élevé après 2 heures indique que le glucose est mal absorbé par les cellules, ce qui est un signe de diabète latent ou déclaré.
La glucosurie (présence de sucre dans les urines) est un autre indicateur du diabète.
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