Valeurs normales de l'urée sanguine chez l'homme
La présence d’urée chez l’homme est considérée comme le résultat du métabolisme des protéines. Cette substance est produite par le foie pour neutraliser l’ammoniac et participe au processus de concentration de l’urine. La norme de l’urée reflète l’efficacité de l’épuration sanguine par les reins.
Si la quantité de cette substance dépasse la normale, cela traduit un trouble des fonctions excrétrices rénales. Le bilan biochimique sanguin permet ainsi de dépister des affections rénales ou hépatiques en se basant sur le dosage de l’urée.
Norme de l’urée
La norme de l’urée dans le sang dépend de plusieurs facteurs, notamment du sexe et de l’âge :
- pour les enfants de 0 à 3 ans – 1,2–5,3 mmol/l ;
- jusqu’à 14–15 ans – 1,8–6,5 mmol/l ;
- pour les femmes – 2,3–6,6 mmol/l ;
- pour les hommes – 3,7–7,4 mmol/l ;
- au-delà de 60 ans – 2,8–7,5 mmol/l.
Le dosage de l’urée est réalisé dans le cadre d’un bilan biochimique. Le prélèvement se fait sur veine du pli du coude. Il est préférable d’effectuer la prise de sang le matin, à jeun ; il est conseillé de ne consommer que de l’eau avant l’examen.
Ces résultats permettent aux spécialistes d’évaluer le fonctionnement des reins et du foie, ainsi que le niveau des acides aminés participant au métabolisme des protéines. La valeur normale chez l’homme doit se situer dans l’intervalle indiqué. Les valeurs basses ou hautes orientent vers différentes pathologies.
Diminution de l’urée chez l’homme
Une diminution de l’urée chez l’homme est rare et peut résulter de plusieurs causes :
- absence d’apports protéiques suffisants dans l’alimentation ;
- coma hépatique ;
- hépatite ;
- dysfonction rénale ou hépatique ;
- troubles de la thyroïde ;
- malabsorption intestinale des acides aminés ;
- hépatite virale avec nécrose ;
- intoxications diverses ;
- hypertrophie liée à une production excessive d’hormone de croissance ;
- empoisonnement.
Causes d’augmentation de l’urée dans le sang
Un taux élevé d’urée retrouvé au laboratoire signale souvent une maladie sérieuse.
- Insuffisance rénale chronique et autres pathologies rénales. Les signes associés sont fatigue importante, faiblesse et anémie.
- Obstruction des voies urinaires. Ce tableau peut s’accompagner de présence de sang dans les urines.
- Troubles intestinaux ou hémorragies internes.
- Insuffisance cardiaque, arythmie. Un apport sanguin insuffisant aux reins diminue leur capacité d’épuration et élève l’urée.
- Une valeur d’urée normale témoigne d’un cœur sain, tandis qu’une augmentation peut être liée à un risque d’infarctus du myocarde.
- Chez les diabétiques, l’élimination de l’urée peut être altérée, entraînant une hausse de sa concentration sanguine.
- Leucémie. L’accélération du catabolisme protéique peut augmenter l’urée.
- Brûlures étendues.
- Un dysfonctionnement thyroïdien peut perturber le métabolisme des protéines et modifier les taux d’urée.
- États de choc, fièvre, vomissements, diarrhées, intoxications, réactions allergiques ou réactions médicamenteuses.
- Consommation excessive d’alcool et apports protéiques très élevés peuvent aussi perturber le métabolisme azoté et augmenter l’urée.
Pour prévenir les complications, il est nécessaire d’adopter un mode de vie adapté. L’urée elle-même n’est pas toxique, mais son accumulation excessive conduit à l’hyperazotémie ou l’urémie. Cette situation entraîne une intoxication progressive par l’ammoniac, retentit sur la respiration tissulaire et peut compromettre le système nerveux central, jusqu’au coma si l’affection est avancée.
Ainsi, au moindre signe évocateur, il faut consulter rapidement un spécialiste.
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