Compresses efficaces pour soulager la bronchite
- 1. L’avis du docteur Komarovski sur les traitements dits « distrayants »
- 2. Qu’est-ce qu’une compresse ?
- 3. Les effets bénéfiques des compresses contre la bronchite
- 4. Ventouses pour la bronchite
- 5. Bases chauffantes pour compresses
- 6. Alternative au cataplasme : le patch au poivre
- 7. Questions fréquemment posées (FAQ)
- 8. Commentaires
Presque tout le monde a déjà souffert d’une bronchite. Si cette maladie n’est pas traitée, elle peut facilement devenir chronique, ce qui la rend beaucoup plus difficile à soigner.
Pour plus d’efficacité, le traitement est généralement combiné : traitement médicamenteux obligatoire et mesures complémentaires, comme les compresses pour bronchite. Elles aident à soulager la maladie plus rapidement.
L’avis du docteur Komarovski sur les traitements dits « distrayants »
Le docteur Komarovski est un pédiatre réputé, auteur de nombreuses émissions et ouvrages sur la santé. Voici quelques-unes de ses réflexions sur les traitements thermiques dans les maladies respiratoires.
En médecine, il n’existe pas de définition précise des procédures distrayantes. On y regroupe toutes les influences thermiques, mécaniques et irritantes sur la peau — dans le cas de la bronchite, cela concerne surtout le dos ou la cage thoracique.
En feuilletant plusieurs encyclopédies médicales, on ne trouve aucune recommandation stricte selon laquelle il faudrait poser des ventouses pour la bronchite ou des cataplasmes pour la pneumonie. Ces pratiques relèvent plutôt de la tradition populaire, utilisées jadis faute de traitements efficaces.
Komarovski rappelle que, par exemple, la durée normale d’un virus respiratoire est de 5 à 7 jours. Il est biologiquement impossible qu’un simple cataplasme réduise cela à 3 jours, car c’est le temps nécessaire pour que l’organisme produise de l’interféron et des anticorps.
Beaucoup pensent que ces traitements thermiques dilatent les vaisseaux, mais en réalité, cette dilatation est une conséquence naturelle de l’inflammation. Par conséquent, selon Komarovski, toute procédure de réchauffement est contre-indiquée durant la phase aiguë d’une infection avec fièvre.
En revanche, une fois la fièvre passée, ces traitements peuvent éventuellement accélérer la guérison, bien que leur utilité soit discutable. D’après lui, ces pratiques servent surtout à rassurer les parents soucieux de faire quelque chose pour leur enfant malade.
Komarovski est farouchement opposé aux ventouses, qu’il compare à une punition physique : elles peuvent éclater de petits vaisseaux sanguins et sont particulièrement dangereuses pour les enfants. De plus, elles perturbent la circulation sanguine et peuvent provoquer des saignements, surtout si l’enfant prend de l’aspirine.
En revanche, il ne s’oppose pas aux compresses chauffantes, qu’il juge inoffensives pour les enfants, surtout parce qu’elles apaisent les parents. Pour ceux qui souhaitent maintenir ces pratiques, voici comment les réaliser correctement.
Qu’est-ce qu’une compresse ?
La compresse chauffante est la plus courante pour la bronchite. Elle est composée de :
- une première couche imbibée d’un agent chauffant ;
- une deuxième couche isolante ;
- une troisième couche pour conserver la chaleur.
De nombreux produits peuvent servir de base chauffante (voir plus bas). Pour conserver la chaleur, on utilise une serviette ou une écharpe. Bien appliquée, une compresse utilisée régulièrement peut soulager efficacement les symptômes.
Les effets bénéfiques des compresses contre la bronchite
La bronchite provoque une inflammation des muqueuses bronchiques, un gonflement et une surproduction de mucus, ce qui entraîne une toux forte.
Chez l’enfant comme chez l’adulte, une compresse peut :
- stimuler la circulation sanguine dans la poitrine ;
- permettre la pénétration des substances actives à travers la peau jusqu’aux bronches ;
- réduire les spasmes musculaires.
Ces effets favorisent la fluidification du mucus, facilitent son expulsion et réduisent l’impact des microbes sur les bronches.
Les compresses sont généralement appliquées sur la poitrine ou le dos, mais parfois aussi sur les mollets ou les pieds.
Comment bien poser une compresse chauffante
- Utiliser un tissu naturel imbibé d’un agent chauffant, l’essorer et le poser sur la poitrine ou le dos.
- Recouvrir avec du papier cuisson de taille supérieure.
- Ajouter une épaisse couche de coton ou de laine, dépassant les bords.
- Enfin, placer un plastique ou film alimentaire et fixer le tout.
- Chez l’adulte, laisser poser 7 à 8 heures, voire toute la nuit ; chez l’enfant, un peu moins longtemps.
Contre-indications
Avant toute utilisation, il faut s’assurer qu’aucune contre-indication n’est présente :
- affections inflammatoires de la peau ;
- eczéma, mycoses ;
- risque de saignement ;
- peau traitée à l’iode ;
- fièvre ;
- troubles endocriniens ;
- maladies cardiovasculaires ;
- diabète.
Ventouses pour la bronchite
Les ventouses, bien qu’encore utilisées, présentent des risques. Le principe est de créer une succion qui augmente la circulation sanguine et aide à résorber l’inflammation.
Contre-indications :
- fièvre ;
- lésions cutanées ;
- tuberculose ;
- antécédents d’hémorragies pulmonaires ;
- plaies ou éraflures sur la peau.
Procédure correcte :
- Faire allonger le patient sur le ventre ;
- Raser les poils du dos si nécessaire ;
- Appliquer une crème grasse ;
- Allumer une mèche alcoolisée tenue par une pince ;
- Introduire brièvement la flamme dans la ventouse, puis la placer sur le dos ;
- Laisser poser 10 à 15 minutes ;
- Retirer en soulevant un bord ;
- Désinfecter la peau, couvrir le patient et le laisser au repos.
Risques des ventouses :
- brûlures possibles dues à la flamme ;
- risque d’hémorragie chez les personnes fragiles ;
- certaines études estiment qu’elles propagent l’inflammation ;
- interdit chez les enfants à cause de la fragilité des vaisseaux sanguins.
Il est essentiel d’en parler avec son médecin avant d’opter pour cette méthode.
Bases chauffantes pour compresses
Il n’est pas toujours nécessaire d’utiliser de l’alcool, surtout chez les enfants.
Voici quelques alternatives :
- miel ;
- huile végétale tiède ;
- jus de radis noir ;
- camphre ;
- diméthylsulfoxyde (DMSO) ;
- purée de pommes de terre tièdes, etc.
Avec de l’alcool, limiter la durée pour éviter les brûlures. Le DMSO est un anti-inflammatoire efficace : pour les enfants, le diluer à 1:3 (1 part DMSO pour 3 d’eau). Pour les adultes, dilution à 1:1 possible.
On peut aussi ajouter de la novocaïne à 2 % et une ampoule de diclofénac sodique. La compresse ne doit pas dépasser 30 à 40 minutes.
Recettes efficaces pour enfants
Les enfants ne tolèrent pas toujours les mêmes produits que les adultes. Voici deux recettes adaptées.
Recette 1 : Compresse miel-farine
Mélanger 1 cuillère à soupe de miel, 2 d’eau et 1 de farine pour former une pâte. Étaler sur une feuille fine et l’appliquer sur le dos. Couvrir de papier cuisson, d’un linge chaud et d’un pull. L’enfant peut dormir ainsi toute la nuit.
Recette 2 : Compresse à l’huile
Chauffer un demi-litre d’huile végétale, y tremper une serviette et l’appliquer sur la poitrine. Couvrir comme d’habitude. Idéal pour une nuit complète.
Les enfants étant sensibles, il faut adapter chaque ingrédient à leur âge et condition.
Recettes efficaces pour adultes
Les adultes ont plus d’options. Voici deux recettes populaires :
Recette 1 : Compresse au miel
Mélanger à parts égales miel, farine, moutarde sèche. Former une pâte et l’appliquer sur la poitrine. On peut ajouter un peu de vodka. Répéter plusieurs jours de suite.
Recette 2 : Compresse à la vodka
Très utilisée autrefois. Étaler du miel sur le dos, poser une compresse imbibée de vodka, recouvrir de plastique et maintenir au chaud. À garder jusqu’à 24h.
Alternative au cataplasme : le patch au poivre
En pharmacie, on trouve des patchs chauffants au poivre qui peuvent remplacer les compresses. Ils agissent en :
- stimulant les récepteurs cutanés ;
- améliorant la circulation ;
- détournant l’attention de la douleur ;
- réchauffant les tissus en profondeur.
Appliquer sur peau propre, entre les omoplates, sur le sternum, les mollets ou les pieds. Peut rester jusqu’à 48h si bien toléré.
Contre-indications :
- enfants de moins de 10 ans ;
- mères allaitantes ;
- allergies aux composants ;
- lésions cutanées.
Le fait qu’il soit même utilisable chez la femme enceinte témoigne de sa relative sécurité. À l’hôpital, on utilisera plutôt des techniques professionnelles comme la thermothérapie.
En conclusion, les compresses pour la bronchite peuvent contribuer efficacement à la guérison si elles sont utilisées correctement et avec prudence.
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