Combien de temps dure la fièvre lors d’une bronchite
La bronchite est une maladie inflammatoire qui touche les bronches. Les principaux symptômes sont la toux et l’élévation de la température corporelle. Parfois, cette élévation est légère, mais elle peut aussi s’accompagner d’une forte fièvre et d’un malaise général. La fièvre élevée lors d’une bronchite est-elle dangereuse ? Combien de temps dure-t-elle et quels sont les risques de complications chez l’adulte et chez l’enfant ?
L’augmentation de la température est liée au développement d’une infection bactérienne ou virale. Dans le cas d’une bronchite bactérienne, la fièvre peut varier de légère à élevée. Aux premiers jours d’une bronchite obstructive, elle n’est généralement pas présente. La bronchite chronique se manifeste le plus souvent sans fièvre (parfois légère, autour de 37°C), mais lors des poussées, la température devient élevée. Après un épisode de bronchite, il peut persister un état subfébrile.
Pourquoi la fièvre apparaît-elle ?
La température corporelle est régulée par l’hypothalamus. L’augmentation de la fièvre est causée par la pénétration dans l’organisme de bactéries ou de virus qui provoquent l’inflammation des bronches. En réaction, les phagocytes produisent des interleukines (IL-1, IL-6). Ces substances agissent sur le centre de thermorégulation de l’hypothalamus. Elles activent la phospholipase A2, qui suit la voie de la cyclo-oxygénase, entraînant la formation de prostaglandines. Ces dernières augmentent la libération d’AMPc, ce qui modifie le métabolisme et élève la température.
Fièvre : utile ou nocive ?
La fièvre est une réaction de défense qui permet à l’organisme de mieux lutter contre l’infection. Elle a néanmoins des aspects négatifs. Une température trop élevée peut conduire à des complications. L’aspect positif est l’activation des processus métaboliques et la stimulation de la fonction phagocytaire des leucocytes, ce qui aide à éliminer les agents infectieux. La circulation sanguine s’améliore, ce qui renforce l’activité détoxifiante du foie. La fièvre réduit la résistance des micro-organismes, accélérant leur destruction.
Son effet négatif est le malaise général et le risque de complications, surtout chez l’enfant et la personne âgée. Chez l’adulte, le risque est moindre. La température idéale se situe entre 37 et 38°C : ces valeurs stimulent les défenses de l’organisme. Au-delà de 39°C, il est conseillé d’envisager un ajustement du traitement, car cela peut causer des troubles graves. Le danger n’est pas seulement la fièvre élevée, mais aussi sa chute brutale (crise fébrile), qui peut entraîner un collapsus circulatoire.
Combien de temps dure la fièvre ?
Avec un traitement adapté, la fièvre dure généralement 2 à 3 jours et reste autour de 37-38°C. Si l’état du patient ne s’améliore pas et que la température dépasse 39°C, il faut revoir la prise en charge. Dans ces cas, les médecins prescrivent généralement des antibiotiques.
Premiers gestes
On distingue deux types de fièvre :
- la fièvre rouge (chaude) ;
- la fièvre blanche (froide).
Chez l’enfant, on observe plus souvent la fièvre rouge, tandis que la fièvre blanche est plus typique chez l’adulte. La prise en charge diffère selon le type de fièvre.
Fièvre rouge
- Rougeur de la peau, chaude et légèrement moite.
- Pas de chair de poule.
- Accélération du rythme cardiaque et respiratoire.
- Les enfants restent parfois actifs même avec une forte fièvre.
- Les médicaments antipyrétiques sont efficaces.
Si la température est trop élevée, un antipyrétique est nécessaire. Pour une fièvre de 37 à 38,5°C, le paracétamol suffit. L’effet apparaît au bout d’une heure et dure 2 à 3 heures. Au-delà de 39°C, il faut une prise en charge plus forte. L’ibuprofène est souvent utilisé. L’effet se voit après une heure et dure 4 à 6 heures. Les doses diffèrent selon l’âge.
En complément, on peut recourir au rafraîchissement physique : éponger la peau avec un linge humide tiède, sans frotter. L’eau doit s’évaporer naturellement pour refroidir la peau. Mais il ne faut pas se limiter à cette méthode sans médicament, car l’organisme compense alors en produisant plus de chaleur.
Fièvre blanche
- Peau pâle ou bleuâtre, froide et sèche.
- Frissons marqués.
- Diminution de la transpiration et de la chaleur dégagée.
- Réduction de la diurèse et ralentissement digestif.
- Parfois tachycardie et essoufflement.
- Chez l’enfant (rare), grande fatigue même avec une fièvre modérée.
On prescrit du paracétamol (ou ibuprofène), associé à un antispasmodique pour améliorer la circulation périphérique. Parmi les antispasmodiques utilisés : phloroglucinol ou drotavérine. Dans ce cas, le rafraîchissement par linges humides est inutile ; au contraire, il est préférable de frictionner la peau pour stimuler la circulation.
Fièvre après la guérison
Après une bronchite, il peut persister une fièvre légère (37 à 37,5°C) pendant environ une semaine. Ce phénomène est normal et il ne faut pas chercher à la faire baisser. Si elle dure plus de 10 jours, il vaut mieux consulter un médecin. Chez l’adulte, cet état est généralement bien toléré.
Parfois, la température chute même jusqu’à 35°C, signe d’un affaiblissement de l’immunité et d’une fatigue importante.
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