Toux lors d’une bronchite
- 1. Mécanisme d’apparition de la toux
- 2. Rôle de la toux pour l’organisme
- 3. Types de toux
- 4. Causes de la toux
- 5. Traitement de la toux
- 6. Comparatif succinct des classes de médicaments
- 7. Médecines traditionnelles et mesures d’appoint
- 8. Complications possibles lors d’une bronchite
- 9. Questions fréquemment posées (FAQ)
- 10. Commentaires
La toux accompagne de nombreuses maladies. Pour bien la traiter, il faut en identifier la cause. La toux lors d’une bronchite est un symptôme quasi constant et il est important de savoir comment l’aborder.
Mécanisme d’apparition de la toux
La toux est un réflexe de défense, un expir forcé par la bouche. Elle survient après une augmentation de la pression intrathoracique alors que la glotte est fermée, puis s’ouvre, entraînant une expiration brutale. Cela permet d’éliminer des bronches et des poumons les substances indésirables.
Sa fonction physiologique est de nettoyer l’appareil respiratoire des particules inhalées et des sécrétions (épithélium bronchique, mucus).
Le réflexe tussigène débute par l’irritation des récepteurs qui transmettent un signal au centre respiratoire du bulbe rachidien. Le message active ensuite les muscles respiratoires, provoquant l’expulsion réflexe des particules et du mucus.
Rôle de la toux pour l’organisme
D’un côté, la toux pendant une bronchite est utile car elle débarrasse les bronches et les poumons des agents infectieux. Mais tout dépend de son type. Quand elle est fréquente et tenace, elle augmente la pression intrathoracique et peut favoriser une hypertension. Dans certains cas, des crachats striés de sang peuvent apparaître.
Lors des quintes, la pression dans les veines du grand circuit augmente, pouvant aller jusqu’à des hémorragies au niveau de la conjonctive ou des veines bronchiques.
Chez certains patients, des quintes très intenses peuvent provoquer une syncope et des troubles du rythme cardiaque.
Ces éléments montrent que, lors d’une bronchite, il faut impérativement prendre en charge la toux.
Types de toux
Dans de nombreuses infections chez l’enfant comme chez l’adulte, la toux est un symptôme majeur et peut être si épuisante qu’un traitement s’impose pour soulager le patient.
On distingue deux types de toux :
- Sèche.
- Grasse (productive).
La toux sèche est dite non productive, car le mucus ne s’évacue pas. Or, l’élimination des sécrétions par la toux reste essentielle ; l’objectif est donc de la rendre productive, c’est-à-dire de restaurer l’expectoration.
Pendant la bronchite, l’inflammation rétrécit la lumière bronchique ; la toux est sèche et les sécrétions très visqueuses, ce qui empêche leur évacuation. Dans ce cas, la toux est délétère.
Sans traitement, l’infection peut migrer vers le parenchyme pulmonaire et évoluer en pneumonie.
Même en présence d’une toux grasse, il faut utiliser des médicaments qui fluidifient le mucus.
On distingue aussi :
- aiguë ;
- chronique.
La toux aiguë apparaît lors de l’inflammation des bronches. Les parois produisent beaucoup de mucus qu’il faut évacuer.
La toux chronique est typique de la bronchite chronique, favorisée non seulement par les agents infectieux, mais aussi par l’exposition au tabac et aux gaz d’échappement. Les quintes sont récurrentes. Des crachats hémoptoïques peuvent survenir, avec des périodes d’exacerbation et de rémission.
Chaque type de toux exige une approche thérapeutique spécifique. Si la toux persiste malgré le traitement, cela peut révéler des complications telles que :
- pneumonie chronique ;
- asthme ;
- tuberculose.
Un avis spécialisé est alors nécessaire pour en déterminer la cause et adapter la prise en charge.
Causes de la toux
Plusieurs facteurs expliquent la toux au cours de la bronchite :
- Infection virale.
- Infection bactérienne.
- Refroidissement (par exemple, un enfant qui a pris froid aux pieds).
- Exposition continue à un air poussiéreux, enfumé ou pollué.
- Réaction allergique.
Quelle qu’en soit la cause, la toux doit être traitée, mais sans automédication : consultez un médecin qui prescrira les bons médicaments.
Causes d’une toux prolongée lors d’une bronchite
Si la toux dure plus de 4 à 8 semaines malgré le traitement, on parle de toux prolongée. Il faut en rechercher la cause et traiter en conséquence.
Après une infection, des phénomènes résiduels dans les bronches et les poumons peuvent persister. La toux peut alors se maintenir plusieurs semaines.
Un bilan élargi peut retrouver :
- asthme ;
- bronchite chronique ;
- inflammation pulmonaire chronique ;
- infections respiratoires persistantes ;
- maladies professionnelles (ex. : exposition à l’amiante ou à la silice) ;
- effets indésirables de certains médicaments ;
- tumeur pulmonaire ;
- insuffisance cardiaque.
Examens en cas de toux prolongée
Si la toux persiste alors que les autres signes de bronchite régressent, consultez et réalisez des examens complémentaires.
Pour en identifier la cause, on pourra prévoir :
- Explorations fonctionnelles respiratoires (EFR).
- Radiographie thoracique.
- Bilan sanguin (NFS, CRP, éventuellement tests complémentaires selon le contexte).
- Tests fonctionnels respiratoires spécifiques.
- Bronchoscopie.
Le tableau clinique oriente déjà souvent le diagnostic :
- Toux avec beaucoup d’expectorations : bronchite ou pneumonie probables.
- Asthme : toux quinteuse, sifflante, surtout le matin.
- Coqueluche : quintes paroxystiques épuisantes.
- Tumeur pulmonaire : toux avec peu de sécrétions.
- Insuffisance cardiaque : toux sèche avec dyspnée.
Selon la cause, le traitement de la toux prolongée est personnalisé.
Traitement de la toux
Se débarrasser des quintes n’est pas simple : seul un professionnel, après examen et analyse, peut adapter la prise en charge.
Lors de l’entretien, le médecin précise la durée, la présence d’expectorations, la fréquence des crises et les traitements en cours. Il est essentiel de distinguer toux aiguë et chronique ; les stratégies diffèrent.
Les traitements antitussifs/expectorants se divisent en 3 groupes :
- Mucolytiques (fluidifient le mucus).
- Expectorants (facilitent l’évacuation des sécrétions).
- Antitussifs (diminuent l’activité du centre de la toux).
On les trouve sous forme de comprimés, sirops ou gouttes. Beaucoup de spécialités associent plusieurs actions (mucolytique + expectorante).
Prise en charge de la toux sèche (non productive)
Au début, la toux est souvent sèche et épuisante ; il faut soulager rapidement, surtout la nuit.
De nombreux médicaments peuvent aider, sous prescription si nécessaire. Le tableau ci-dessous illustre des options usuelles en France pour enfants et adultes en cas de toux sèche.
|
Classe thérapeutique |
Substance active (exemples) |
Nom de spécialité (FR, à titre indicatif) |
Schéma chez l’adulte |
Chez l’enfant |
Remarques d’utilisation | |
|
Antitussifs |
Dextrométhorphane |
Divers génériques de dextrométhorphane |
Selon notice et avis médical |
Dextrométhorphane à partir de 12 ans ; éviter chez les plus jeunes. Posologies selon notice |
Utiles en cas de toux sèche gênante ; éviter le cumul avec sédatifs. Codeine non recommandée en automédication | |
|
Bronchodilatateurs |
Salbutamol inhalé |
Ventoline |
Selon prescription |
Selon prescription pédiatrique |
Plutôt en cas de sifflements/obstruction. Nécessitent un avis médical | |
|
Expectorants/combinaisons |
Guaïfénésine (rare en FR) |
Selon disponibilité |
Selon notice |
Selon notice, avis médical |
Choix au cas par cas, attention à la somnolence | |
Remarque : en France, la codéine n’est plus utilisée en automédication, et la pholcodine a été retirée. Toujours demander conseil au pharmacien/médecin.
Quand la toux devient grasse
Quand la toux devient productive, il ne faut pas arrêter trop tôt le traitement. Il faut continuer à aider l’organisme à évacuer le mucus, avec d’autres classes de médicaments.
Chez l’enfant, les sirops sont souvent mieux acceptés ; voici des options usuelles.
|
Classe thérapeutique |
Substance active |
Nom de spécialité (FR) |
Schéma |
Indications |
|
Mucolytiques |
Acétylcystéine |
Fluimucil/Exomuc |
Selon âge et notice |
Bronchites aiguës/chroniques avec mucus visqueux |
|
Expectorants |
Lierre grimpant (Hedera helix) |
Sirop au lierre (divers) |
Selon notice |
Toux grasses bénignes d’origine infectieuse |
Chez l’adulte, on retrouve les mêmes classes ; le tableau ci-dessous illustre deux exemples :
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Classe |
Substance |
Spécialité (FR) |
Schéma |
Quand l’utiliser |
|
Mucolytique |
Acétylcystéine |
Fluimucil/Exomuc |
Selon notice |
BPCO, bronchite aiguë/chronique avec hypersécrétion |
|
Phytothérapie |
Thym, lierre |
Sirop au thym/lierre |
Selon notice |
Bronchite aiguë simple |
Comparatif succinct des classes de médicaments
Le choix est large et peut prêter à confusion. Chaque classe a des atouts et des limites ; le bon usage se discute avec le médecin.
Avantages et inconvénients (exemples) :
|
Classe |
Points positifs |
Limites |
|
Mucolytiques (acéticystéine, carbocistéine) |
Fluidifient rapidement les sécrétions, facilitent l’expectoration |
Risque d’intolérance digestive ou allergique ; à éviter en cas d’ulcère évolutif |
|
Phytothérapie (thym, lierre, guimauve) |
Bien tolérée, action adoucissante/expectorante |
Efficacité variable ; allergie possible aux plantes |
|
Antitussifs (dextrométhorphane, antihistaminiques sédatifs) |
Réduisent les quintes sèches gênantes |
Somnolence possible ; contre-indications ; ne pas associer à l’alcool |
Compte tenu de ces éléments, seul le médecin peut peser le bénéfice/risque et prescrire le traitement le plus adapté.
Si aucun soulagement n’apparaît, il faut réévaluer la stratégie ; un autre traitement peut être nécessaire.
Médecines traditionnelles et mesures d’appoint
Des plantes peuvent compléter la prise en charge, surtout pour les formes bénignes.
Quelques exemples adaptés à l’usage en France :
- Plantain, tussilage, thym, guimauve : en infusion (au bain-marie ou en thermos). Une demi-tasse 3 à 4 fois par jour après avis médical.
- Mélange plantain, violette tricolore, menthe, cynorrhodon : infusion, une demi-tasse 3 fois par jour.
- Association bourgeons de pin, racine de réglisse et guimauve, origan : infusion 3 à 4 fois par jour.
Pour atténuer l’amertume, une cuillère de miel peut être ajoutée (sauf chez l’enfant de moins d’un an). Discutez toujours de la durée d’utilisation avec le médecin ou le pharmacien.
Ces plantes peuvent aussi être utilisées en inhalation (sous conseil), utile pour fluidifier les sécrétions, notamment dans les formes chroniques où l’on souhaite limiter l’exposition aux médicaments.
Complications possibles lors d’une bronchite
Sans prise en charge, la toux peut conduire à des expectorations striées de sang. C’est un signal d’alerte. Dans la bronchite chronique, de fines stries hémoptoïques peuvent apparaître ; elles disparaissent en général avec le traitement adapté.
Une toux prolongée et violente peut aboutir à des crachats avec caillots par rupture de petits vaisseaux sous l’effet de la pression. D’où l’intérêt d’un traitement efficace.
Si, en plus de la toux hémoptoïque, on observe un malaise général, de la fièvre ou un amaigrissement, il faut rechercher des pathologies comme la tuberculose ou une tumeur.
Un bilan rapide s’impose pour ne pas méconnaître une cause grave. Les examens comprennent en pratique :
- numération-formule sanguine ;
- CRP et autres marqueurs selon le contexte ;
- analyse d’urines ;
- examen de l’expectoration ;
- radiographie thoracique ;
- bronchoscopie ;
- scanner thoracique.
Ce n’est qu’après avoir écarté ces causes graves que l’on peut poursuivre sereinement le traitement symptomatique selon les recommandations médicales.
Avec une approche globale et sérieuse, la bronchite et la toux qui l’accompagne se traitent efficacement. Évitez l’automédication et suivez l’avis d’un professionnel de santé. Prenez soin de vous !
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