Toux persistante après une bronchite : causes et traitements
La toux est un réflexe de défense du corps, et elle peut persister après une bronchite même lorsque le traitement semble avoir été efficace. Ce phénomène, bien que souvent bénin, peut parfois être source d’inquiétude s’il perdure. Pourquoi la toux continue-t-elle après une bronchite et comment la traiter efficacement ?
La toux joue un rôle essentiel en nettoyant les voies respiratoires des sécrétions et des agents pathogènes. Cependant, elle peut devenir excessive et improductive, ce qui peut alors nuire à la santé du patient.
Elle est déclenchée par une chaîne réflexe complexe impliquant des récepteurs situés dans la trachée, les bronches et le pharynx. Ces récepteurs envoient un signal au centre de la toux, situé dans le tronc cérébral, via le nerf vague. Ce signal est ensuite transmis aux muscles respiratoires, provoquant ainsi le réflexe de toux.
La nature de la toux varie selon la phase de la maladie. Au début, elle est souvent forte et sèche avec peu de sécrétions. Progressivement, elle devient plus grasse avec une augmentation de l’expectoration. En cas de bronchite chronique, la toux grasse peut apparaître dès les premières étapes.
Origines d’une toux prolongée
Il arrive qu’une toux persiste après la guérison de la bronchite. Ce n’est plus l’infection qui en est la cause, mais la surproduction de sécrétions ou une hypersensibilité des récepteurs de la toux. Ce type de toux peut être sèche ou grasse, sans présence de râles à l’auscultation.
Types de toux
Après une bronchite, la toux peut être :
- sèche ;
- grasse.
En général, la toux résiduelle est grasse, ce qui facilite le nettoyage des bronches et accélère la guérison. Une toux sèche, en revanche, peut irriter les voies respiratoires et fatiguer le patient. Elle peut aussi révéler une pathologie sous-jacente.
Durée normale d’une toux après bronchite
Une toux productive post-bronchite dure habituellement environ deux semaines, s’atténuant progressivement. Elle ne devrait pas être épuisante ni s’accompagner d’un malaise général. Si la toux devient sèche, persistante, associée à de la fatigue ou de la transpiration, une consultation médicale est nécessaire.
Au-delà de deux semaines, même pour une toux grasse, il est prudent de consulter.
Diagnostic : écarter une autre pathologie
Pour déterminer la cause d’une toux prolongée et exclure d’autres maladies, différents examens sont envisagés.
Analyse des symptômes
Une toux post-bronchite est souvent par intermittence, grasse et modérée, avec une expectoration importante. Une toux sèche prolongée nécessite des investigations supplémentaires.
Auscultation
En l’absence d’infection active, il ne doit pas y avoir de râles. S’ils sont présents, un examen radiographique peut être indiqué.
Bronchoscopie
Cet examen permet d’évaluer l’état des bronches et de leur muqueuse. L’absence de signes inflammatoires est recherchée pour confirmer qu’il ne s’agit pas d’une rechute infectieuse.
Recherche d’une allergie
En cas de toux sèche persistante, un test de dosage des IgE peut être réalisé, ainsi que des tests cutanés pour détecter d’éventuels allergènes.
Traitement
Le traitement de la toux post-bronchite peut combiner médicaments et remèdes naturels. Toutefois, les remèdes maison ne suffisent pas toujours et doivent être utilisés avec prudence. Il est recommandé de consulter un médecin avant de les intégrer au traitement.
Les mucolytiques, qui fluidifient les sécrétions, sont souvent prescrits. Ils favorisent l’expectoration et accélèrent la guérison. Leur usage doit être encadré médicalement, en particulier chez les enfants et les personnes âgées, car une accumulation de mucus peut entraîner une gêne respiratoire. Les médicaments à base de carbocistéine, comme le Mucofluid (équivalent du « Муколик »), sont efficaces et adaptés aux adultes comme aux enfants.
Si la toux est sèche, l’objectif est de la rendre productive. On peut alors recourir à des traitements combinés comme :
- Sinecod (butamirate) ;
- Bronchicum (préparation à base de plantes) ;
- Herbion (sirop végétal) ;
- Stoptussin (association d’antitussif et mucolytique).
Contre-indications de Sinecod :
- moins de 2 mois ;
- grossesse ;
- allaitement.
Chez l’enfant, il est réservé à la forme goutte avant 3 ans, le sirop entre 3 et 12 ans, les comprimés après 12 ans.
Contre-indications de Bronchicum :
- allergie connue ;
- moins de 6 ans ;
- insuffisance hépatique ou rénale sévère ;
- grossesse.
Formes disponibles : pastilles, sirop, élixir.
Contre-indications de Herbion :
- allergie ;
- diabète – à utiliser avec prudence.
Contre-indications de Stoptussin :
- 1er trimestre de grossesse ;
- moins de 1 an.
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