Augmentation du testicule après opération de la varicocèle
Les vaisseaux, nerfs, canaux lymphatiques et canaux déférents qui passent par le canal inguinal vers le testicule forment un ensemble appelé le cordon spermatique. Les vaisseaux sanguins y sont représentés par des artères et un réseau veineux appelé plexus pampiniforme.
Lors de certaines conditions (prédisposition héréditaire, pression intra-abdominale élevée, etc.), une dilatation variqueuse des veines du cordon et du testicule peut apparaître — c’est ce qu’on appelle la varicocèle. Comme la veine spermatique gauche se jette dans la veine rénale, la varicocèle affecte généralement le testicule gauche (les autres localisations sont rares).
On parle alors de varicocèle idiopathique ou primaire. La forme secondaire (ou symptomatique) est plus rare et liée à une obstruction de la veine cave inférieure (par exemple en cas de métastases). Selon l’OMS, ce problème touche 17 % des hommes.
La classification de l’OMS distingue trois stades de la varicocèle :
- Premier degré : les veines ne sont pas visibles mais palpables lors de la manœuvre de Valsalva (expiration forcée avec le nez et la bouche fermés).
- Deuxième degré : les veines ne sont pas visibles mais facilement palpables.
- Troisième degré : les veines sont visibles à l’œil nu et palpables sans difficulté.
Manifestations cliniques
La varicocèle se manifeste généralement par des douleurs et entraîne une atrophie progressive du testicule, ce qui peut altérer la spermatogenèse et provoquer l’infertilité.
Le traitement est chirurgical, consistant à sectionner et à ligaturer les veines dilatées. En l’absence de douleur ou d’inconfort, la chirurgie n’est pas nécessaire, sauf chez les enfants et adolescents, pour prévenir l’arrêt de croissance du testicule atteint.
Plusieurs techniques chirurgicales existent : approche ouverte, endoscopique ou microchirurgicale.
Complications
Les complications post-opératoires sont rares mais possibles, notamment des douleurs et une augmentation unilatérale du volume testiculaire.
Que signifie une augmentation de taille du testicule après une chirurgie de la varicocèle ? Un lymphœdème est une cause fréquente à court terme, causée par une atteinte des vaisseaux lymphatiques. Il apparaît dans les premières 24 heures et s’accompagne de douleurs à la palpation.
Une récidive de la varicocèle est également possible, surtout chez les jeunes. Le taux de récidive varie entre 2 % et 40 % selon la technique utilisée (les moins invasives récidivent moins).
Une hypertrophie testiculaire ou des troubles de la spermatogenèse sont très rares.
L’hydrocèle (ou hydrocèle testiculaire) est la complication la plus fréquente, touchant environ 10 % des cas, notamment après une chirurgie ouverte. Elle apparaît en général entre six mois et un an après l’intervention, et s’accompagne parfois de douleurs testiculaires. Explorons cette pathologie de plus près.
L’hydrocèle est une accumulation de liquide séreux entre les membranes du testicule, provoquant son augmentation de volume. Elle peut être modérée ou, dans certains cas, atteindre une taille importante, gênant la marche.
Le gonflement est localisé du côté de l’intervention. Il peut s’accompagner de douleurs sourdes, de fièvre et d’une rougeur locale, bien que l’hydrocèle soit souvent indolore.
En cas d’accumulation massive, la paroi testiculaire peut s’amincir et se rompre, libérant brutalement du liquide dans la bourse, ce qui cause une douleur aiguë et un gonflement rapide.
Ces symptômes sont dus à la lésion des vaisseaux lymphatiques lors de l’opération, entraînant un trouble du drainage lymphatique et une stagnation du liquide. Ils peuvent aussi être causés par une insuffisance de drainage veineux après ligature de la veine testiculaire, entraînant un transsudat dans les tissus voisins.
Examens de diagnostic
Le diagnostic d’une complication de la varicocèle est généralement aisé en présence de ces symptômes. Les examens recommandés sont :
- Palpation des organes génitaux ;
- Diaphanoscopie (examen à la lumière transmise) ;
- Échographie scrotale ;
- Ponction du liquide pour en analyser la nature et soulager le patient.
Dans la plupart des cas, le corps compense naturellement et les symptômes disparaissent. Si ce n’est pas le cas, une ponction peut être réalisée pour aspirer le liquide accumulé. En dernier recours, une intervention chirurgicale est envisagée pour retirer la membrane du testicule et évacuer le liquide.
Sans traitement, les tissus testiculaires peuvent être comprimés, provoquant des troubles érectiles, des douleurs, une altération de la spermatogenèse et même une nécrose testiculaire ou des tumeurs. D’où l’importance de consulter rapidement un médecin en cas de symptômes suspects après une chirurgie, afin d’éviter des complications graves.
Nouveau commentaire