Symptômes, diagnostic et traitement de la cystite masculine

La cystite chez l'homme est non seulement douloureuse et désagréable, mais aussi très dangereuse. Dès les premiers symptômes de la maladie, il faut consulter un médecin et suivre un traitement : antibiotiques, régime alimentaire, physiothérapie.
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La cystite est une inflammation de la vessie, qui doit être traitée notamment par des antibiotiques.

La maladie peut être de nature infectieuse ou non infectieuse. On pense généralement que ces troubles de la vessie concernent exclusivement les femmes. Or, ce n’est pas le cas. Environ un représentant sur deux cents du sexe masculin détecte les symptômes correspondants.

D’où vient la cystite chez l’homme ?

Les urologues et les andrologues évoquent les causes suivantes de la maladie.

Infections

L’organisme contient des Escherichia coli, des gonocoques, des staphylocoques, des chlamydiae et des champignons. Les antibiotiques ne sont pas de trop pour lutter contre ces invités indésirables, mais les microbes et les bactéries ne se manifestent pas toujours immédiatement. L’infection pénètre dans la vessie à partir d’un autre organe atteint (reins, prostate), si elle n’est pas traitée. La pénétration de la cause de l’infection depuis l’extérieur est presque impossible, car l’urètre est plus fin et plus long chez l’homme que chez la femme. De ce fait, la circulation des micro-organismes dans l’urètre est difficile. La vessie est capable de s’auto-nettoyer, de sorte qu’une infection dans cet organe ne provoque pas toujours une inflammation. Les antibiotiques ne sont donc pas toujours utiles.

Les autres facteurs qui provoquent la maladie sont les suivants

  • le stress ;
  • une baisse de l’immunité ;
  • l’exposition prolongée au froid ;
  • la stase urinaire.

Causes non infectieuses

L’urine peut contenir des médicaments, notamment des antibiotiques. Lorsque l’organisme élimine les composés inutiles, la muqueuse de la vessie s’enflamme, ce qui peut provoquer une cystite chez l’homme.

Il arrive que l’inflammation soit favorisée par un corps étranger, par exemple un caillou urinaire. Ou bien la vessie a besoin d’être rincée. Si la substance utilisée pour le lavage est trop chaude, la muqueuse subit une brûlure, s’enflamme et le patient ressent des symptômes caractéristiques.

Faits inconnus de la science

À ce jour, les scientifiques ne peuvent pas établir avec certitude les causes de la cystite interstitielle. Il est seulement clair que ce type de maladie est de nature non infectieuse. Les signes de la maladie empêchent le patient de mener un mode de vie actif, même s’il prend des antibiotiques. Dans certains cas, une intervention chirurgicale est nécessaire.

Comment déterminer une cystite chez l’homme ?

Tout d’abord, l’urologue-andrologue écoutera les plaintes du patient. Les symptômes dépendent de l’évolution de la maladie – aiguë ou chronique. En cas de cystite aiguë, l’homme

  • se rend fréquemment aux toilettes ;
  • ne se retient pas toujours d’uriner ;
  • ressent des douleurs, des brûlures et des difficultés à uriner ;
  • souffre de douleurs au niveau du pénis et de l’aine.

Le patient se plaint également de maux de tête, d’une augmentation de la température corporelle, d’une transpiration accrue et de frissons. Si le cas est trop avancé, la couleur et l’odeur de l’urine changent, du sang et du mucus apparaissent dans l’urine. Ces symptômes justifient une hospitalisation.

Les signes de la cystite chronique sont presque les mêmes, mais ils sont moins prononcés. En particulier, l’urine peut ne contenir que du mucus. Cependant, la cystite chronique peut connaître des périodes d’exacerbation.

Outre les plaintes relatives à l’état de santé, il faudra évoquer les éventuels facteurs déclenchants (froid, antécédents d’autres maladies, etc.). Ensuite, le médecin palpera la zone située au-dessus du pubis. S’il y a des sensations douloureuses, l’homme qui a consulté sera certainement traité.

Afin d’établir un diagnostic définitif, des tests seront nécessaires :

  • analyses générales de sang et d’urine ;
  • analyse d’urine pour déterminer sa sensibilité aux antibiotiques ;
  • un test de passage de l’urine.

En plus des analyses, une cystoscopie est réalisée. La vessie est remplie d’un liquide spécial, puis un cystoscope y est inséré. Ces manipulations ne sont pas douloureuses, mais elles ne sont pas agréables. C’est pourquoi, avant l’examen, le médecin peut prescrire des analgésiques. Si nécessaire, un frottis pour les infections sexuellement transmissibles, une cystourethrographie, une uroflowmétrie sont recommandés.

Traitement de la cystite chez l’homme

Les prescriptions du médecin comprennent trois points.

Repos au lit

Le patient allongé dans son lit se voit proposer une boisson chaude. Le volume de liquide bu ne doit pas être inférieur à deux litres et demi par jour. Un médicament antipyrétique aidera à soulager la fièvre.

Restrictions alimentaires (régime)

Il est recommandé d’exclure du régime alimentaire les aliments épicés, acides, salés et de type « fast food ». Il faut faire attention aux produits qui ont un effet diurétique (pastèques, melons, citrouilles, concombres), ainsi qu’aux compotes et aux sours. Dans certains cas, les antibiotiques naturels – canneberges et airelles – sont utiles.

Le régime alimentaire est élaboré individuellement en fonction de l’état du patient. Ainsi, en cas d’urine acide, le médecin conseillera d’introduire de la viande, du lait et des produits laitiers dans le menu. Si les analyses révèlent un excès de phosphates, il faudra miser sur les habitants des fonds marins, les poissons et les céréales.

Un nombre élevé d’oxalates implique d’éviter les aliments contenant de l’acide oxalique (agrumes, haricots, légumes verts à feuilles, groseilles à maquereau, fraises, myrtilles, cacao, etc.)

Il ne faut jamais négliger les recommandations nutritionnelles. Un régime alimentaire correctement formulé atténue considérablement l’état du patient et accélère sa guérison. Par ailleurs, le traitement ne sera pas efficace si l’homme refuse de prendre les médicaments prescrits.

Prise de médicaments

Pour traiter la cystite chez l’homme, les médecins recommandent des antibiotiques. Ces médicaments ne sont pris que sur recommandation du médecin. Le plus souvent, les médecins proposent des fluoroquinolones, des nitrofuranes, des céphalosporines. Les antibiotiques sont également utilisés pour aider à traiter les maladies associées (IST, adénome de la prostate, pyélonéphrite et autres). Le soulagement de la douleur est facilité par les antispasmodiques.

En l’absence d’allergie aux plantes, il est possible de traiter la vessie avec des plantes à effet diurétique (busserole, prêle, feuilles d’airelles). Les préparations à base de plantes conviennent également. Toutefois, ces moyens ne remplacent pas les médicaments susmentionnés. Il faut toujours prendre des antibiotiques.

Autres méthodes

Outre la prise de médicaments, la cystite est traitée par des lavages de vessie et de la physiothérapie.

Des antiseptiques et des anesthésiques sont utilisés pour les lavages. La physiothérapie comprend les ultrasons, les UHF, l’électrophorèse et le traitement par magnétolaser. Les patients atteints de cystite chronique améliorent périodiquement leur état de santé dans des sanatoriums spécialisés. Après un traitement en sanatorium, les signes d’inflammation de la vessie n’apparaissent pas pendant une longue période.

Dr. Sophie Bernard
Urologue
s.bernard@tonpharmacien.fr
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Questions fréquemment posées (FAQ)

Qu’est‑ce que la cystite masculine ?
La cystite masculine est une infection urinaire située dans la vessie, souvent déclenchée par des bactéries telles qu’Escherichia coli. Elle est moins fréquente chez les hommes en raison de la longueur de l’urètre et des défenses naturelles, mais elle nécessite une attention particulière car elle est souvent secondaire à une pathologie sous-jacente comme une hypertrophie prostatique ou une rétention d’urine.
Quels sont les symptômes typiques de la cystite chez l’homme ?
Les symptômes incluent des brûlures lors de la miction, des envies fréquentes et pourtant frustrées, un jet urinaire faible, des urines malodorantes ou troubles, parfois des traces de sang, et en cas d’atteinte des reins, de la fièvre et des douleurs lombaires.
Quelles sont les causes spécifiques chez l’homme ?
Outre la contamination par Escherichia coli, la cystite masculine résulte souvent d’un obstacle mécanique ou d’une stagnation d’urine, avec des facteurs favorisants comme l’hypertrophie de la prostate, la constipation, des pathologies urinaires chroniques ou des infections sexuellement transmissibles.
Comment pose-t-on le diagnostic chez l’homme ?
Le diagnostic repose sur un recueil d’urine pour réaliser un ECBU avec antibiogramme, complété au besoin par une échographie rénale ou vésicale pour rechercher une origine prostatique ou rénale, surtout en présence de fièvre, de douleur lombaire ou de récidives.
Quel traitement médical est prescrit ?
Chez l’homme, un traitement antibiotique est toujours nécessaire, souvent à base de fluoroquinolones ou céphalosporines, prolongé entre 10 et 21 jours selon la gravité et la cause, avec potentiellement une bithérapie ou adaptation selon l’ECBU.
Peut‑on utiliser des remèdes naturels comme complément ?
Oui, des mesures de soutien sont utiles : boire abondamment (eau, jus de canneberge), utiliser du D-mannose ou des tisanes à base de busserole, de verge d’or ou de prêle, et éventuellement prendre des probiotiques. Mais ces approches restent complémentaires et ne dispensent pas du traitement antibiotique.
Quand faut‑il consulter en urgence ?
Il faut consulter rapidement en cas de fièvre élevée, de douleur lombaire, de sang dans les urines, ou si les symptômes ne s’améliorent pas après 48–72 h de traitement antibiotique. Chez les hommes, une cystite peut cacher une prostatite ou une complication plus grave comme un abcès ou une infection rénale.