Taux normal de l’hormone lutéinisante (LH) chez l’homme
L’hormone lutéinisante (LH), produite par l’hypophyse sous le contrôle de l’hypothalamus, est présente à la fois chez l’homme et chez la femme. Chez l’homme, elle joue un rôle central dans la régulation des fonctions des glandes sexuelles, notamment la production de testostérone et la spermatogenèse. Elle est essentielle durant la puberté et reste active tout au long de la vie adulte. Lorsque la LH est à un niveau normal, elle agit sur :
- la stimulation de la production de testostérone,
- le transport des hormones sexuelles,
- l’augmentation de la perméabilité des tubes séminifères à la testostérone,
- la production de protéines spécifiques liées à la reproduction.
La production de testostérone suit l’axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire : en cas de baisse du taux de testostérone, l’hypothalamus alerte l’hypophyse, qui libère de la LH et de la FSH. La LH agit alors sur les cellules de Leydig dans les testicules pour stimuler la synthèse de testostérone.
Taux normal de LH chez l’homme
La sécrétion de LH est pulsatile, ce qui provoque des variations de son taux selon l’âge et le moment de la journée, tout en restant dans une plage normale. En moyenne, la concentration normale de LH chez l’homme adulte se situe entre 1,8 et 8,16 mUI/ml.
Des anomalies de ce taux sont souvent associées à des troubles de la fertilité ou à une puberté précoce. Un dosage sanguin est alors prescrit pour identifier un éventuel déséquilibre hormonal. Les pathologies liées à une LH anormale incluent :
- infertilité,
- immaturité sexuelle,
- retard de croissance,
- troubles de la libido et de la fonction érectile.
L’analyse de la LH est également utilisée dans le diagnostic différentiel de l’hypogonadisme hypo- ou hypergonadotrope. Pour garantir un résultat fiable, il est important d’éviter les efforts physiques intenses, le stress, les maladies aiguës, le tabac et l’alcool dans les jours précédant le prélèvement. Les médicaments ou examens récents (notamment par radio-isotopes) peuvent aussi fausser les résultats.
Taux de LH élevé : causes possibles
Un taux élevé de LH peut résulter d’un stress aigu, sans que cela soit nécessairement pathologique. Il est donc important de discuter avec le médecin d’éventuels événements récents pouvant influencer les résultats.
Les principales causes pathologiques d’une LH élevée chez l’homme sont :
- effort physique excessif,
- jeûne prolongé,
- insuffisance rénale,
- tumeur hypophysaire,
- dysfonctionnement des gonades.
D’autres facteurs incluent des anomalies chromosomiques, une tumeur testiculaire ou une atteinte de l’axe hypothalamo-hypophysaire (traumatisme crânien, neuroinfections, intoxications). Certains médicaments peuvent aussi élever artificiellement la LH, comme le tamoxifène, le finastéride, le kétoconazole, le gosereline, la bromocriptine, etc.
Taux de LH faible : implications
Un taux bas de LH peut indiquer divers troubles, bien que cela ne signifie pas nécessairement une pathologie plus grave.
Causes fréquentes d’un taux bas de LH :
- tumeur testiculaire,
- insuffisance testiculaire,
- syndrome de Kallmann,
- déficit isolé en LH,
- conséquence de certains médicaments,
- atrophie des testicules due à une inflammation,
- retard de croissance ou pubertaire,
- stress aigu ou troubles neurologiques.
Une LH faible peut également s’observer en cas d’hypofonctionnement de l’hypophyse ou de l’hypothalamus, de tabagisme, d’obésité, de troubles alimentaires comme l’anorexie mentale, ou de maladies génétiques.
Des pathologies comme l’hyperprolactinémie, le syndrome de Sheehan, le syndrome de Simmonds, ou certaines maladies génétiques rares peuvent aussi être en cause. Certains traitements (anabolisants, œstrogènes, antiépileptiques, stéroïdes, dopamine, valproate, etc.) peuvent abaisser artificiellement le taux de LH.
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