Guide pratique : test de recherche de sang occulte dans les selles
- 1. Est-il vraiment important de respecter les règles de prélèvement ?
- 2. Pourquoi effectuer un test de recherche de sang occulte ?
- 3. Causes d’un résultat non fiable
- 4. Comment bien réaliser le prélèvement pour la recherche de sang occulte ?
- 5. Importance de l’hygiène lors du prélèvement
- 6. Tout type de selles convient-il pour l’examen ?
- 7. Questions fréquemment posées (FAQ)
- 8. Commentaires
Pratiquement toute personne a été au moins une fois confrontée à la nécessité de faire analyser ses selles. Néanmoins, pour obtenir des résultats fiables, il est important de savoir comment procéder correctement. L’un des examens de laboratoire importants est l’analyse des selles pour la recherche de sang occulte.
Est-il vraiment important de respecter les règles de prélèvement ?
Il est essentiel de comprendre que tout ce qui touche aux démarches médicales doit être systématique et ordonné. C’est pourquoi existent de nombreuses règles et recommandations, par exemple sur la prise de médicaments ou sur le moment le plus adapté pour réaliser des examens.
Il en va de même pour la collecte des selles. Lors d’examens microscopiques classiques, on obtient une image générale de l’état de santé. Toutefois, l’analyse des selles pour sang occulte diffère des autres examens de laboratoire par ses spécificités.
Pourquoi effectuer un test de recherche de sang occulte ?
Il arrive qu’une personne ne ressente aucun symptôme et que le fonctionnement du tube digestif semble normal. Pourquoi alors réaliser cet examen ?
L’analyse des selles pour sang occulte permet de détecter certaines pathologies graves à un stade précoce. Par exemple, pendant des années, de petites hémorragies peuvent passer inaperçues dans l’organisme sans provoquer de douleur ni d’altération du bien-être. En revanche, ces anomalies peuvent témoigner de problèmes au niveau de :
- du rectum;
- de l’estomac;
- de la rate;
- de l’intestin;
- du foie.
Un résultat positif peut alerter sur le développement de tumeurs malignes, d’ulcères ou même de tuberculose d’organes spécifiques. La présence de fragments de sang dans les selles peut également faire suspecter une infestation parasitaire par certains types de parasites.
Du sang occulte peut être identifié en cas d’hémorroïdes ou de thrombophlébite des grandes veines profondes. Tout cela nécessite un bilan diagnostique attentif et une prise en charge adaptée par le médecin traitant.
Causes d’un résultat non fiable
Parfois, le résultat de l’examen peut être remis en question. Le plus souvent, cela provient d’un prélèvement effectué en dehors des règles. Du sang peut se trouver dans les selles pour les raisons suivantes :
- les règles ont contaminé l’échantillon;
- une hémorragie nasale a entraîné l’ingestion de sang puis son passage dans les selles;
- des fissures aux lèvres ou d’autres sources de saignement ont introduit du sang dans l’appareil digestif.
Comment bien réaliser le prélèvement pour la recherche de sang occulte ?
Pour obtenir un résultat fiable, il est important de se préparer correctement. Il s’agit non seulement de la manière de recueillir les selles, mais aussi de l’alimentation et des habitudes à respecter avant l’examen.
Préparation deux semaines avant l’examen
Si vous avez suivi un traitement antibiotique, il convient de l’interrompre au moins deux semaines avant le prélèvement. Si cela est impossible, il est préférable de reporter l’examen. Un délai de deux semaines entre l’arrêt des antibiotiques et le prélèvement est recommandé.
Mesures à prendre une semaine avant la collecte
Environ une semaine avant la date prévue, évitez de prendre les médicaments suivants :
- les vitamines;
- l’aspirine;
- les anticoagulants;
- les préparations contenant du fer sous quelque forme que ce soit;
- les anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Ce qu’il faut éviter trois jours avant l’examen
Dans les trois jours précédant le prélèvement, retirez de votre alimentation les éléments suivants :
- les produits carnés;
- le poisson;
- le foie;
- les pommes;
- les concombres;
- l’oignon vert;
- certaines variétés de haricots;
- les épinards;
- le poivron doux;
- le chou-fleur.
Deux jours avant l’analyse
Il est formellement déconseillé que le prélèvement soit réalisé moins de deux jours après un examen radiologique, car cela peut altérer les résultats.
Évitez également la prise de charbon actif et de préparations à base de bismuth, car elles modifient la coloration des selles et compliquent l’interprétation. Il est préférable de s’abstenir d’utiliser des suppositoires, qui peuvent modifier la composition chimique des selles.
Considérations pour les femmes
Il n’est pas recommandé de réaliser ce test pendant les règles. Le sang vaginal peut contaminer l’échantillon et fausser les conclusions. Si le test est urgent pendant les menstruations, l’usage d’un tampon peut être proposé pour limiter le risque de contamination.
Importance de l’hygiène lors du prélèvement
Ne croyez pas que l’abondance de bactéries présentes dans les selles rende l’hygiène sans importance. De petits résidus d’urine ou des restes de produits chimiques sur le linge ou les vêtements peuvent compromettre la précision des résultats.
Urinez et lavez-vous soigneusement à l’eau tiède et au savon avant le prélèvement. Ensuite, recueillez les selles dans un récipient propre et sec. Il est déconseillé d’utiliser directement la cuvette des toilettes, qui peut contenir des contaminants. Pour cela, un bassin ou un pot propre convient. À défaut, un sac plastique propre ou une feuille plastique propre peut être utilisé pour récupérer un échantillon.
Les pharmacies proposent des solutions adaptées. Si vous ne savez pas dans quel récipient rapporter l’échantillon au laboratoire, procurez-vous des flacons stériles fournis à cet effet. Il n’est pas nécessaire de remplir entièrement le récipient : un tiers du volume suffit pour l’analyse.
Tout type de selles convient-il pour l’examen ?
Les selles obtenues après la prise de laxatifs ou après une irrigation par lavement ne sont pas utilisables pour l’analyse. Seul le matériel obtenu de façon spontanée est accepté pour le laboratoire.
Il est préférable d’utiliser des selles fraîches, idéalement prélevées juste avant l’acheminement au laboratoire. Si le prélèvement est effectué le soir, conservez-le au réfrigérateur à une température supérieure à zéro mais ne dépassant pas six degrés.
Pour garantir la fiabilité des résultats, respectez scrupuleusement les règles de prélèvement et de conservation. Cela permettra à votre médecin de détecter précocement d’éventuelles maladies silencieuses et de commencer le traitement nécessaire en temps utile.
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