Analyse immuno-enzymatique (AIE) : détection d'infections et de parasites
Mon corps est mon temple. Cette sagesse se transmet de génération en génération et ce n’est pas pour rien. Aussi spirituelle soit une personne, si son corps est négligé, il lui sera difficile de vivre pleinement ses années. Un soin constant de la santé porte de merveilleux fruits. Un diagnostic opportun pour la détection de parasites permet de garder la main sur la situation.
En effet, ce sont souvent les parasites qui sont à l’origine de nombreuses maladies. L’analyse immuno-enzymatique du sang peut aider à cela.
Quel examen permet de détecter infections et parasites
Pour déterminer la présence de parasites ou le développement d’une infection dans l’organisme, on utilise généralement l’analyse immuno-enzymatique (AIE). Il s’agit d’une étude de laboratoire exploitant la capacité des anticorps à produire un changement de couleur, ce qui rend possible la détection d’un grand nombre de maladies infectieuses ainsi que la mise en évidence des parasites qui les provoquent. En outre, grâce à cet examen on peut :
- détecter des marqueurs tumoraux ;
- connaître la présence de certaines substances influençant la fonction reproductive (peptides, protéines, hormones, etc.) ;
- déterminer la quantité d’un antigène spécifique dans le sang pour certains protocoles médicaux.
Indications de l’AIE
Le médecin ne prescrit l’analyse immuno-enzymatique que pour des indications précises. Habituellement il s’agit d’un doute diagnostique orientant vers les affections suivantes :
- maladies infectieuses ;
- infections sexuellement transmissibles liées à des agents tels que Chlamydia, Trichomonas et autres ;
- syphilis ;
- affections d’origine virale (hépatites, herpès, etc.) ;
- troubles hormonaux ;
- pathologies oncologiques ;
- immunodéficits ;
- manifestations allergiques ;
- présence de parasites dans l’organisme.
L’analyse est également prescrite à tous les patients qui se préparent à une transplantation d’organe.
Avantages de l’AIE
Cet examen est largement apprécié par les professionnels de santé et non sans raisons. Il présente de nombreux avantages, notamment :
- Une sensibilité élevée et une grande précision des résultats.
- La possibilité de détecter la maladie à un stade précoce ou embryonnaire.
- La capacité de suivre l’évolution d’une infection dans le temps.
- La possibilité de réaliser des dépistages de masse.
- La rapidité de délivrance des résultats.
- La polyvalence de la méthode.
- Sa compatibilité pour les adultes comme pour les enfants.
- Un coût généralement abordable.
Procédure et principe de l’AIE
L’analyse immuno-enzymatique est réalisée sur sang veineux, strictement à jeun ; avant le prélèvement il est interdit de consommer de l’alcool ou certains médicaments. L’examen détecte la présence d’anticorps appelés immunoglobulines.
Ces anticorps sont produits dès que le système immunitaire est confronté à des agents infectieux, bactéries nocives ou autres pathogènes responsables de maladies. L’immunoglobuline se lie à l’élément étranger déclenchant la maladie afin de le neutraliser.
Les immunoglobulines se répartissent en plusieurs classes, mais les trois principales sont :
- de classe A ;
- de classe M ;
- de classe G.
Elles apparaissent dans le sang à des moments différents. La prédominance d’une classe ou d’une autre dépend du stade et du déroulement de la maladie. Par exemple, les anticorps de classe M sont les premiers signaux d’une infection en cours : ils apparaissent dès le 5ᵉ jour après l’infection et restent environ un mois et demi avant de disparaître. Leur présence indique une infection aiguë ou une poussée d’une maladie chronique.
Les anticorps de classe G peuvent persister longtemps dans le sang, parfois pendant plusieurs années. Ils peuvent indiquer une infection ancienne ou une récidive et apparaissent généralement un mois après la contamination.
Les protéines de classe A deviennent détectables après deux semaines à un mois suivant l’infection. Dans le sang, elles représentent environ 20 % de la totalité, le reste se retrouvant sur les muqueuses. Elles disparaissent du flux sanguin quelque temps après la guérison. Si, toutefois, on les détecte encore au bout de deux mois, cela signifie que la maladie est passée en forme chronique.
Le principe scientifique de l’AIE repose sur la notion immunologique d’interaction antigène-anticorps. Ce principe comprend deux composantes :
- La réponse immunitaire : elle traduit l’interaction entre molécules biologiques, cellules et micro-organismes.
- La réaction enzymatique : elle permet de mesurer et de quantifier avec précision la réponse immunitaire.
Autrement dit, la réponse immunitaire identifie l’agent étranger à l’origine de la maladie, et la réaction enzymatique transforme cette détection en un signal mesurable et lisible.
AIE pour la détection des parasites
L’analyse immuno-enzymatique n’est pas réservée à la recherche d’infections mais sert aussi à mettre en évidence la présence de parasites. De nombreux spécialistes préfèrent aujourd’hui l’AIE à l’examen parasitologique des selles, car sa précision atteint au moins 90 %. De plus, le test permet de déterminer le stade évolutif de la maladie et d’identifier le type de parasite qui affaiblit le système immunitaire.
L’AIE révèle le pic d’activité des anticorps sur une période de un à trois mois d’activité des helminthes, et peut indiquer le développement de :
- l’ascaridiose ;
- la trichinellose ;
- la téniase ;
- la fasciolose ;
- la cysticercose ;
- l’opisthorchiase ;
- la leishmaniose ;
- la giardiase ;
- la toxoplasmose, etc.
L’examen indique non seulement la présence de parasites, mais aussi la forme d’évolution et la durée de l’infection.
Comment interpréter les résultats
Pour que l’interprétation d’une analyse immuno-enzymatique — déterminant la présence d’infections ou d’helminthiases — soit correcte, il faut une lecture experte. Aucun patient ne peut la réaliser de façon fiable par lui-même ; en revanche, un praticien expérimenté saura repérer la présence d’anticorps dans le sang et classer correctement les résultats. L’interprétation prend en compte le ou les classes d’immunoglobulines détectées, leur titre, la chronologie clinique des symptômes et les examens complémentaires nécessaires pour confirmer l’étiologie.
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