Analyse PTI (indice de prothrombine) : signification et préparation
Lors du traitement de nombreuses maladies, il est nécessaire de réaliser un test PTI. Il est souvent requis avant et après une intervention chirurgicale, ainsi que chez les femmes enceintes. L’analyse sanguine du PTI présente des particularités propres.
Que signifie ce test ?
Le sang peut coaguler lorsqu’il passe d’un état liquide à un état plus visqueux. À l’état liquide il remplit de nombreuses fonctions, notamment :
- le transport des substances vers tous les organes ;
- le maintien de la température corporelle ;
- la protection contre les infections.
Quand les organes internes sont blessés, cela provoque une hémorragie. À ce moment le sang s’épaissit et forme un caillot qui empêche la perte d’un volume important de sang. Cela est rendu possible grâce à la prothrombine, une protéine produite par le foie si l’organisme dispose d’une quantité suffisante de vitamine K. Cette protéine joue un rôle central dans la coagulation sanguine.
C’est précisément l’interprétation de l’analyse du sang pour le PTI qui permet d’apprécier la capacité de coagulation d’un individu. Ce paramètre est exprimé en pourcentage.
Quand réalise-t-on ce test ?
Il existe une liste de pathologies pour lesquelles il est nécessaire d’effectuer l’analyse PTI :
- troubles pathologiques du système de coagulation ;
- varices ;
- athérosclérose ;
- altérations fonctionnelles du foie ;
- carence en vitamine K ;
- maladies auto-immunes.
La prothrombine est synthétisée par le foie. L’interprétation du PTI peut aussi renseigner sur l’état de l’estomac et de l’intestin.
Pour que le test fournisse des valeurs fiables, il faut s’y préparer scrupuleusement en respectant certaines règles. Par exemple, l’examen se réalise à jeun. Dans les cas exceptionnels, il doit s’écouler au minimum quatre heures après un repas. Le patient doit informer le médecin de la prise de tout médicament, car certains peuvent modifier le résultat final.
Interprétation
Ce test est souvent réalisé selon la méthode de Quick. La normale se situe généralement entre 78 et 142 %. Tout écart par rapport à ces chiffres peut indiquer le développement de pathologies graves et ne doit pas être ignoré.
Diminution des valeurs
Si le test montre un résultat inférieur à la normale, cela signale une tendance au saignement. L’interprétation évoque les problèmes suivants :
- carence en vitamine K, nécessaire à la coagulation ;
- présence d’un dysbiose ou de pathologies intestinales ;
- maladie hépatique ;
- déficit héréditaire en facteurs de coagulation ;
- déficit congénital en fibrinogène ;
- excès d’héparine dans le sang ;
- troubles du métabolisme des protéines ;
- insuffisance rénale ;
- tumeur de la vésicule biliaire ;
- tumeur du pancréas ;
- pancréatite chronique ;
- leucémie chronique.
Les valeurs normales peuvent varier chez certaines personnes si elles prennent des médicaments comme des stéroïdes anabolisants ou des antibiotiques.
Augmentation des valeurs
Des valeurs élevées après l’examen indiquent une tendance à une coagulation excessive. En médecine, on parle d’hypercoagulabilité. Cette perturbation se manifeste par :
- déficits de facteurs de coagulation d’origine congénitale ou acquise ;
- augmentation de la concentration des érythrocytes ;
- phase initiale d’un processus thrombotique ;
- présence de néoplasmes.
Les valeurs du PTI peuvent également augmenter chez les femmes enceintes au troisième trimestre. De nombreux médicaments peuvent influencer ces valeurs. L’interprétation correcte des résultats nécessite l’avis d’un médecin expérimenté et, souvent, des examens complémentaires : un seul test peut être insuffisant pour poser un diagnostic définitif.
Préparation à l’examen PTI
La préparation à l’analyse doit être réalisée avec sérieux. En respectant quelques règles simples, les résultats seront fiables. La règle principale, déjà mentionnée, est de se présenter à jeun pour le prélèvement.
Si la personne a soif, elle peut boire uniquement de l’eau. Il est interdit de consommer des jus, du thé, du café, de l’alcool ou d’autres boissons avant le test. Juste avant l’analyse, il est recommandé de boire un verre d’eau.
Les fumeurs doivent s’abstenir pendant un certain temps : il est déconseillé de fumer au moins une heure avant le prélèvement. La procédure doit se dérouler dans le calme, le stress pouvant modifier la coagulation en raison de l’effet des hormones du stress.
Il est indispensable d’informer le médecin de tous les médicaments pris afin d’obtenir des données précises.
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