Guide pratique : échographie des hanches du nouveau-né
Lorsque l’on réalise une échographie des hanches chez les nouveau-nés, les parents sont souvent anxieux et ont de nombreuses questions. Cette technique permet de dépister très tôt certaines pathologies. Elle est indolore et n’a pas d’effet négatif sur l’organisme.
Une condition importante pour l’examen est l’immobilité du bébé, ce qui peut être difficile à obtenir.
Indications
L’échographie des hanches chez l’enfant de moins de 6 mois permet de détecter précisément des malformations congénitales telles que :
- luxations ;
- subluxations ;
- dysplasies.
Il est essentiel d’identifier ces anomalies dès le plus jeune âge, car, sans prise en charge appropriée, elles peuvent conduire plus tard à des arthroses et à des troubles de la mobilité.
Un diagnostic précoce permet souvent un traitement conservateur efficace.
Ces problèmes concernent plus fréquemment les enfants prématurés ou ceux dont les antécédents familiaux comportent des anomalies similaires. Il est recommandé de pratiquer l’échographie des hanches si la mère a porté plusieurs fœtus, en cas de trouble neurologique ou si l’enfant présente les signes suivants :
- une jambe paraît plus courte que l’autre ;
- limitation des mouvements de la cuisse ;
- claquements à l’abduction de la hanche ;
- asymétrie des plis fessiers ;
- hypertonie des membres inférieurs.
Beaucoup de parents s’interrogent sur la nocivité de l’échographie des hanches pour leur bébé. Cet examen n’utilise pas de rayonnements ionisants : il repose sur des ondes ultrasonores. Outre sa sécurité, il est fiable et rapide.
Avantages du diagnostic
Autrefois, on recourait au radiographie pour étudier les articulations pelviennes, mais aujourd’hui les pédiatres et les orthopédistes privilégient l’échographie. Cette méthode présente plusieurs atouts :
- L’échographie des hanches permet un dépistage précoce des malformations, avant que le bassin ne soit ossifié. Un traitement précoce augmente fortement les chances de succès et limite les séquelles.
- La méthode par ultrasons est sûre puisqu’elle n’expose pas l’enfant aux radiations. Elle peut être répétée pour le suivi thérapeutique sans risque.
- Elle offre des résultats fiables lorsqu’elle est correctement réalisée par un opérateur expérimenté.
- L’examen est peu long et relativement peu coûteux, ce qui est un avantage pour la prévention et le dépistage large.
Préparation et déroulement de l’examen
Pendant l’examen, il faut que le bébé reste immobile. Si l’enfant bouge, les images risquent d’être inutilisables. Pour limiter l’activité motrice, il est conseillé de :
- donner le dernier repas avant l’échographie ;
- attendre environ 30 minutes après le repas avant de commencer pour éviter que le bébé régurgite ;
- choisir un moment où l’enfant est en bonne santé et calme.
Lors de l’examen, le nouveau-né est allongé sur une table d’examen. Un gel hypoallergénique est appliqué sur la zone à explorer. Le praticien déplace ensuite la sonde sur la peau afin d’examiner les deux hanches, les os adjacents et les tissus mous. Il peut être nécessaire de repositionner l’enfant pour obtenir toutes les vues requises.
En cas de suspicion de dysplasie, il est recommandé de réaliser l’échographie avant l’âge de 8 mois. Au-delà, la tête fémorale commence à s’ossifier, ce qui complique l’interprétation et rend le traitement plus difficile en raison de la présence d’un noyau d’ossification. Mieux vaut donc anticiper le dépistage.
Pendant l’examen, les images sont affichées sur un écran. Le médecin obtient plusieurs vues angulaires et mesure certains angles anatomiques. L’interprétation se base sur une classification qui va de la norme à la luxation complète.
Pour garantir la fiabilité de l’examen, il est important que le bébé soit correctement positionné et immobile. Évitez de programmer l’échographie lorsque l’enfant souffre d’allergies, de coliques intestinales, lors de la poussée dentaire ou en cas de maladie aiguë, car il sera difficile de le calmer et l’examen pourrait être compromis.
Il arrive que l’échographie donne un résultat erroné, par exemple si la surface de balayage n’est pas correctement définie ou si les angles de mesure sont déformés. Dans ce cas, une répétition de l’examen permet généralement de lever le doute. Globalement, l’échographie est un outil très précis pour ne pas passer à côté d’une dysplasie.
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