Échographie du petit bassin chez l'homme : indications et déroulement
La majorité des hommes sont confrontés à des problèmes de l’appareil urogénital au cours de leur vie. Pour prévenir leur apparition et pour établir un diagnostic, de nombreuses investigations sont souvent prescrites. L’une d’entre elles est l’échographie du petit bassin chez l’homme, car cet examen est non invasif, sans danger, fournit des informations détaillées sur les organes et est accessible à tous.
Informations générales sur l’échographie du petit bassin
L’échographie est un examen par ultrasons au cours duquel les organes internes sont recherchés afin de déceler d’éventuelles anomalies. Elle permet de débuter un traitement en temps utile et d’éviter des complications. L’échographie est utilisée aussi bien à des fins diagnostiques que préventives. Cette technique est indolore et ne provoque généralement aucun inconfort.
Lors d’une échographie du petit bassin chez l’homme, on examine notamment :
- le volume résiduel d’urine dans la vessie ;
- la prostate ainsi que les tissus et ganglions lymphatiques adjacents ;
- les vésicules séminales.
Avant l’examen, il est recommandé à l’homme de boire environ un litre de liquide. Il faut le faire environ une heure et demie avant l’examen afin que la vessie soit suffisamment remplie pour la visualisation.
Modalités d’exploration par ultrasons du petit bassin
Plusieurs techniques peuvent être employées pour l’examen échographique du petit bassin.
L’examen réalisé à l’aide d’une sonde externe est appelé voie transabdominale. Pour cet examen, la vessie doit être remplie et l’exploration se fait par voie antérieure. Cette technique permet d’apprécier la structure, les dimensions, la position, la forme et les éventuelles modifications de la prostate. On étudie également l’état de la vessie, l’épaisseur de ses parois et la présence éventuelle de résidus. La structure des vésicules séminales est également évaluée. Après la première série d’images, il est souvent demandé au patient de vider sa vessie puis l’examen peut être répété.
La deuxième méthode est la voie transrectale, au cours de laquelle une sonde spéciale est introduite dans le rectum. Cette technique est utilisée lorsqu’il est impossible pour le patient d’obtenir la distension vésicale nécessaire à l’approche transabdominale.
La voie transrectale permet de mettre en évidence des anomalies non visibles en transabdominal, notamment :
- microabcès ;
- calculs ;
- kystes de petite taille ;
- remaniements structurels de segments prostatique ;
- examen détaillé des vésicules séminales ;
- état des canaux déférents ;
Dans certains cas, une biopsie de la prostate est réalisée au cours de l’examen transrectal.
La troisième méthode est l’examen Doppler couleur. Le plus souvent, il complète l’exploration transrectale et permet d’étudier la vascularisation des organes pelviens. Cette approche fournit des informations supplémentaires utiles pour affiner le diagnostic.
Signes et symptômes incitant à réaliser une échographie pelvienne chez l’homme
Plusieurs symptômes peuvent conduire à la prescription d’une échographie du petit bassin. Parmi eux :
- des troubles de la miction tels que des mictions très fréquentes, des douleurs lors de la miction ou la sensation d’une vidange incomplète de la vessie ;
- des gênes et douleurs au niveau du périnée, de l’abdomen ou de l’intestin ;
- des coliques rénales atypiques localisées dans la région pelvienne ;
- la présence de sang dans le sperme ou dans les urines ;
- un traumatisme suspect de la prostate, de la vessie ou des vésicules séminales.
Cet examen aide à diagnostiquer des formations anormales de l’appareil urogénital, l’infertilité et les troubles de l’érection.
De plus, il permet de :
- préciser la nature des anomalies palpées lors d’un examen rectal, repérées sur une analyse d’urine ou de sang, ou suspectées sur des clichés radiologiques ;
- contrôler l’état des organes avant ou après une intervention chirurgicale au niveau des reins ou du petit bassin ;
- confirmer ou infirmer la présence d’une tumeur pelvienne chez l’homme.
Souvent, l’échographie pelvienne est prescrite à titre préventif et peut être demandée par tout praticien, ou décidée par le patient lui-même. Il est recommandé aux hommes de pratiquer une échographie du petit bassin au moins une fois par an, car elle permet de détecter précocement des anomalies affectant la fertilité et la santé uro-génitale. Connaître l’état de son appareil génito-urinaire contribue à préserver une qualité de vie optimale et à anticiper d’éventuelles complications.
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