IRM cérébrale — comprendre l'examen, ses indications et son déroulement
Qu’est-ce que l’IRM : histoire et principe de fonctionnement
La méthode de résonance magnétique nucléaire pour l’étude de la structure des molécules était déjà connue dans les années 1960. Des chercheurs ont travaillé sur la possibilité de l’utiliser dans divers domaines, ce qui a abouti à la technique d’obtention d’images du corps humain par interaction des bobines radiofréquences et des ondes magnétiques de l’appareil avec les noyaux d’hydrogène. Cela permet d’obtenir une image bidimensionnelle de l’organisme.
L’IRM est apparue en 1973. On pratique aujourd’hui des IRM sur de nombreux organes, y compris l’IRM du cerveau. Les inventeurs officiellement reconnus sont Paul Lauterbur et Peter Mansfield.
Cependant, dès 1960 un scientifique soviétique, Ivanov, avait proposé un dispositif et une méthode d’examen des organes et tissus humains basés sur la résonance magnétique nucléaire. Raymond Damadian a perfectionné l’appareil et possède un brevet pour l’invention du scanner-tomographe.
Au début, la méthode s’appelait tomographie par résonance magnétique nucléaire, mais le mot « nucléaire » a été retiré du nom afin d’éviter chez les patients des connotations négatives liées à ce terme.
Cette méthode permet, avec une grande probabilité et précision, d’établir le diagnostic chez un patient pour des affections d’origines et d’organes variés.
- Organes du petit bassin.
- Orbites oculaires et nerfs optiques.
- Sinus paranasaux.
- Cœur.
- Articulations.
- Colonne vertébrale. Moelle épinière.
- Cerveau.
Les chercheurs, à partir des données d’un grand nombre d’examens, améliorent les méthodes diagnostiques basées sur l’IRM. Ainsi, l’étude des IRM cérébrales chez des patients victimes d’un accident vasculaire cérébral aigu a permis de mieux distinguer la substance cérébrale indemne du noyau d’infarctus et de la zone ischémique en demi-teinte.
De plus, cela a confirmé des connaissances sur la biochimie, la physiopathologie et l’hétérogénéité de l’infarctus ischémique aigu. En cas de trouble vasculaire cérébral, une imagerie multimodale par résonance magnétique est la plus efficace pour le diagnostic et la prise en charge. Un tel examen doit inclure des séquences pondérées en T1, T2, en perfusion et en diffusion.
Cela permet d’évaluer le volume des lésions nerveuses en termes de réversibilité ou d’irréversibilité, ainsi que la nature des atteintes. L’observation et l’étude de ces lésions dans le temps ouvrent des perspectives pour élaborer des protocoles thérapeutiques efficaces pour les accidents vasculaires cérébraux aigus.
L’IRM moderne est prescrite lorsqu’il existe des incertitudes diagnostiques.
Pour l’IRM cérébrale, elle est indiquée en cas de suspicion de :
- troubles du développement cérébral
- affections de l’hypophyse
- processus tumoraux
- anomalies vasculaires
- etc.
Contre-indications à l’utilisation de l’IRM
Étant donné que cette méthode (IRM cérébrale) utilise des ondes magnétiques, il convient d’accorder une attention particulière aux patients portant des implants métalliques. Certains d’entre eux peuvent altérer le résultat de l’examen et, selon la puissance du champ magnétique et le type d’implant, peuvent même présenter un danger. Il peut s’agir de :
- valves cardiaques
- défibrillateurs ou stimulateurs cardiaques
- neurostimulateurs
- prothèses d’extremités et articulaires
- autres appareils électroniques.
Seuls avec une autorisation spéciale du radiologue peuvent être admis à une IRM cérébrale des patients porteurs de :
- clips posés lors d’anévrismes cérébraux
- un stimulateur cardiaque implanté
- stents vasculaires en place.
Bien que l’impact de cette procédure sur le fœtus ne soit pas entièrement étudié, les femmes enceintes ne doivent être soumises à une IRM cérébrale qu’en cas d’indication vitale.
Préférence de l’IRM cérébrale par rapport à d’autres examens
Les méthodes proches de l’IRM sont la radiographie, l’échographie et la tomodensitométrie.
- La radiographie permet d’obtenir une image selon une direction déterminée. Les os y sont bien visibles, mais les tissus adipeux et musculaires le sont peu.
- L’échographie fournit davantage d’informations, mais ne permet pas toujours de déterminer précisément la taille des lésions ou des néoformations.
- La tomodensitométrie est proche de l’IRM et s’oriente principalement vers l’analyse des tissus durs.
On peut donc conclure que la méthode la plus précise pour l’étude des tissus mous de l’organisme est l’IRM.
L’imagerie par résonance magnétique offre :
- une image précise de la lésion
- des paramètres exacts des anomalies
- un repérage précis du foyer pathologique dans l’organisme
Les avantages incontestables de l’IRM cérébrale sont :
- l’absence d’exposition aux radiations ionisantes ;
- la possibilité d’évaluer et d’analyser simultanément les fonctions du cerveau ;
- la possibilité d’obtenir, sans recours au produit de contraste, une visualisation détaillée des vaisseaux.
Déroulement de l’examen IRM cérébral
Comment se déroule une IRM cérébrale ? Il faut se préparer à l’IRM. Avant tout, il faut se préparer mentalement, car la procédure se déroule seul dans la salle avec l’appareil et en position immobile. Sa durée est de 45 à 60 minutes. Si le patient souffre d’une certaine peur des espaces clos, un sédatif peut être proposé.
Il faut aussi préparer sa tenue : porter des vêtements confortables et retirer les bijoux métalliques, car le balayage repose sur des champs magnétiques. On propose souvent au patient des écouteurs ou des bouchons d’oreilles pour atténuer les bruits de claquement pendant la procédure. Parfois une musique calme est diffusée.
La procédure est indolore. Une sensation d’échauffement au niveau de la zone scannée est possible et normale. Parfois, un produit de contraste est injecté. Lors de l’injection et du retrait du cathéter, la personne peut ressentir des sensations désagréables. Certaines personnes présentent des réactions allergiques localisées.
Si aucun sédatif n’a été administré avant la procédure, il n’y a pas de période de récupération nécessaire et la personne peut reprendre immédiatement ses activités habituelles.
L’interprétation de l’IRM cérébrale est réalisée par un spécialiste — le radiologue. Il analyse les images obtenues et transmet son compte rendu au médecin traitant. En cas de doute diagnostique, il peut être proposé au patient un examen complémentaire utilisant des méthodes particulières permettant de mieux visualiser le foyer pathologique.
L’interprétation de l’IRM cérébrale est un élément clé pour établir un diagnostic précis et prescrire un traitement efficace. L’IRM cérébrale demeure une méthode d’examen unique et hautement technologique pour les patients.
Nouveau commentaire