IRM du rachis cervical — indications et préparation
La nuque, en tant que section la plus mobile et la moins renforcée de la colonne vertébrale, est plus souvent exposée aux facteurs traumatiques et aux maladies chroniques. L’IRM du rachis cervical, contrairement à ses prédécesseurs — la tomodensitométrie (CT) et la radiographie — ne montre pas seulement les modifications structurelles des vertèbres, elle permet également d’apprécier l’état des tissus mous environnants.
Aujourd’hui, l’IRM cervicale est considérée comme l’une des méthodes de diagnostic les plus sûres et les plus informatives disponibles en médecine moderne.
Qu’est-ce que l’imagerie par résonance magnétique
Il est bien connu que les méthodes modernes d’investigation et de diagnostic des différentes pathologies ont fait de grands progrès. Il y a quelques décennies, pour déterminer un diagnostic lié à des douleurs dorsales ou cervicales, on utilisait la radiographie ou la CT, tandis qu’aujourd’hui l’IRM est reconnue comme la méthode la plus informative et la plus sûre. Sans intervention instrumentale et sans exposition à des radiations agressives (à l’exception du champ magnétique), elle demeure l’une des techniques d’investigation les plus sûres.
En réalisant une IRM des vaisseaux de la tête et du cou ainsi qu’une IRM des tissus mous de la nuque, on obtient une image exhaustive de l’état du rachis cervical et des tissus qui l’entourent. L’IRM est très demandée et employée par des praticiens de diverses spécialités, de la neurologie à l’oncologie et à la neurochirurgie.
Indications de l’IRM
Parmi les plaintes fréquentes qui constituent des indications à la réalisation d’une IRM du rachis cervical, on retrouve :
- des céphalées persistantes sans cause établie;
- des douleurs au niveau du bras ou du cou, présentes au repos ou lors des mouvements;
- des traumatismes rachidiens;
- des pertes de connaissance soudaines, des troubles visuels et autres manifestations vasculaires;
- des raideurs et des douleurs d’étiologie non déterminée au niveau de la tête et du cou;
- la préparation à une intervention chirurgicale et le contrôle en post-opératoire.
Ce que diagnostique l’IRM cervicale
Grâce à des coupes très fines, l’IRM permet de reconstruire un modèle tridimensionnel de la colonne cervicale et de visualiser les modifications qui s’y produisent. Cela concerne non seulement les vertèbres et les disques intervertébraux, qui peuvent aussi être explorés par CT ou radiographie, mais aussi les tissus mous adjacents.
Une IRM cervicale offre la possibilité d’explorer le réseau vasculaire en identifiant les artères, les veines ainsi que les troncs nerveux, ce qui est précieux pour la préparation chirurgicale ou le suivi post-opératoire. L’IRM cervicale et l’IRM des vaisseaux tête-cou permettent de détecter notamment :
- hernies et protrusions des disques intervertébraux;
- sténose du canal rachidien;
- ostéochondrose;
- compression ou position anormale des artères alimentant la moelle;
- sclérose en plaques;
- tumeurs de diverses origines et leurs métastases au niveau du cou et de la moelle;
- différentes affections de la moelle épinière.
IRM avec produit de contraste
Il arrive fréquemment que, pour affiner le diagnostic, il soit nécessaire de pratiquer une IRM cervicale avec injection de produit de contraste. On utilise généralement des agents à base de gadolinium qui, comparés aux produits iodés employés en CT, sont mieux tolérés et déclenchent rarement des réactions allergiques. Une IRM vasculaire cervicale avec contraste est souvent prescrite :
- en cas de suspicion de tumeur maligne ou bénigne;
- lorsqu’il existe des antécédents de chirurgie;
- pour une évaluation plus détaillée des vaisseaux de la tête et du cou;
- pour préciser des résultats obtenus lors d’une IRM sans contraste.
Contre-indications
Bien que l’IRM cervicale n’expose pas le patient aux radiations ionisantes comme la CT ou la radiographie, cette méthode comporte néanmoins des contre-indications. On peut citer :
- la présence de stimulateurs cardiaques ou d’autres corps métalliques (plaques d’ostéosynthèse, broches, implants);
- la grossesse au premier trimestre;
- un poids corporel dépassant 135 kilogrammes;
- la claustrophobie ou certains troubles psychiatriques rendant l’examen impossible sans prise en charge particulière.
Pour une IRM cervicale avec contraste, les contre-indications incluent :
- les maladies rénales sévères;
- des antécédents d’allergie grave, d’asthme bronchique ou de pathologies cardiovasculaires;
- la déshydratation;
- des anémies ou d’autres troubles hématologiques.
Il convient de noter que la plupart de ces contre-indications sont relatives. Lorsque l’IRM est nécessaire, des mesures pharmacologiques peuvent être prises pour réduire le risque d’effets indésirables. En cas de claustrophobie, outre la prescription d’anxiolytiques, le choix d’un centre équipé d’appareils « ouverts » peut être privilégié.
Déroulement de l’examen
Avant une IRM cervicale, le patient est informé que ses vêtements ne doivent pas contenir d’éléments métalliques; tous les objets métalliques, les appareils auditifs et les appareils électroniques doivent être déposés à l’extérieur de la salle d’examen. Les prothèses dentaires sont retirées juste avant l’examen. Un produit de contraste peut être administré par voie intraveineuse si nécessaire.
L’examen s’effectue en décubitus dorsal, avec un coussin de soutien sous la nuque afin de détendre les muscles cervicaux. Le patient est installé sur une table mobile qui pénètre ensuite dans la partie annulaire de l’appareil. L’IRM du rachis cervical et des tissus mous du cou et de la tête dure en général entre 20 et 30 minutes.
On demande au patient de limiter au maximum ses mouvements pour garantir la qualité des images. À l’issue de l’acquisition, les images sont traitées et décrites par le radiologue; un compte rendu peut être remis dans l’heure qui suit.
Particularités de l’IRM cervicale
Malgré le développement continu des technologies médicales, l’IRM demeure l’une des méthodes d’investigation les plus informatives et sécurisées. Contrairement à la CT et à la radiographie, l’IRM peut être répétée autant que nécessaire pour établir un diagnostic précis sans exposer le patient aux rayonnements ionisants.
De plus, alors que l’accès à l’IRM était autrefois limité par son coût, la généralisation des équipements dans les établissements de santé a rendu cet examen plus accessible à un large public.
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