IRM du rachis : indications, préparation et suivi
- 1. Pourquoi réaliser un examen du rachis
- 2. Quand est-il recommandé de réaliser une IRM du rachis
- 3. Méthode d’IRM, préparation et contre-indications
- 4. IRM avec produit de contraste : indications
- 5. Comportement du patient après l’IRM
- 6. Avis des spécialistes sur l’IRM du rachis
- 7. Questions fréquemment posées (FAQ)
- 8. Commentaires
Dans l’organisme humain, la colonne vertébrale joue un rôle central pour le bon fonctionnement de l’appareil locomoteur. Souvent, pour déterminer les maladies du dos et de la région lombaire, ou pour détecter des pathologies oncologiques, on pratique une IRM du rachis.
Cette méthode (imagerie par résonance magnétique) permet également d’identifier des processus inflammatoires, des anomalies congénitales des vertèbres et les conséquences de contraintes dynamiques sur la colonne vertébrale. La méthode comporte des contre-indications.
Pourquoi réaliser un examen du rachis
Le diagnostic réalisé par IRM permet d’évaluer l’état fonctionnel de la colonne vertébrale, et notamment :
- Dans quel état se trouve la moelle épinière.
- La possibilité d’observer l’état des tissus mous entourant et influençant la colonne vertébrale grâce à l’examen.
- L’examen et la visualisation des tissus avec l’IRM montrent l’état des articulations, des vaisseaux sanguins et des ligaments.
- Le cliché reflète dans une moindre mesure la pathologie osseuse, mais permet d’apprécier des paramètres des vertèbres : le contour, la hauteur et l’intégrité.
L’IRM du rachis n’est pas l’examen de choix pour certaines pathologies osseuses, car il est difficile avec cette méthode de mesurer la densité du tissu compact et d’autres paramètres osseux précis.
Grâce à la résolution de l’appareillage, l’IRM permet d’examiner les foyers pathologiques et d’identifier les processus inflammatoires.
Il est possible de visualiser les conséquences de traumatismes sur la colonne vertébrale, ainsi que de vérifier l’intégrité des vertèbres. L’image met en évidence les ruptures et les étirements des ligaments ainsi que l’état des articulations.
Quand est-il recommandé de réaliser une IRM du rachis
Après une consultation chez un traumatalogue ou un neurologue, il peut être proposé au patient de réaliser une IRM du rachis pour confirmer ou infirmer un diagnostic dans les situations suivantes :
- Suspicion d’un processus pathologique en lien avec des modifications structurelles des vertèbres.
- Altération du fonctionnement normal des tissus de la moelle épinière.
- Suspicion d’ostéochondrose chronique (douleurs, diminution de la mobilité articulaire), nécessitant une IRM du rachis.
- Suspicion de hernie discale ou d’altération de l’état des disques intervertébraux.
- Détection de formations au niveau de la moelle épinière (tumeurs malignes ou bénignes).
- Évaluation de la diffusion de métastases en cas de cancer et de leur atteinte du segment vertébral.
- Avant une intervention chirurgicale sur la colonne vertébrale, une IRM est souvent nécessaire.
- Suivi de l’état du patient après une opération chirurgicale.
Méthode d’IRM, préparation et contre-indications
Une préparation particulière par le patient n’est généralement pas requise, mais il convient de retirer tous les objets métalliques et bijoux à domicile. En cas d’éléments métalliques dentaires ou de prothèses, en informer le personnel. Laisser au cabinet les prothèses amovibles, le téléphone portable et les cartes bancaires est conseillé.
L’appareil fonctionne avec des champs magnétiques et peut endommager des objets électroniques ou des cartes magnétiques.
Parmi les contre-indications à l’IRM, on peut citer :
- Troubles majeurs de la motricité empêchant de rester immobile.
- Crises convulsives fréquentes ou épilepsie non contrôlée.
- Présence d’un stimulateur cardiaque ou d’un autre implant interne non compatible.
- Poids du patient supérieur à 120 kilogrammes.
- Claustrophobie sévère rendant impossible la réalisation de l’examen dans la machine.
Chez l’enfant, en cas de nécessité absolue et d’incapacité de coopération, l’IRM peut être réalisée sous anesthésie générale.
Comment se déroule une IRM du rachis :
- La préparation commence par une consultation et la prise de rendez-vous, souvent sur prescription médicale.
- Le patient est installé sur une table mobile, confortablement, et peut être maintenu par des sangles afin d’assurer l’immobilité.
- La table glisse automatiquement à l’intérieur du tomographe (structure en anneau).
- La durée typique de la procédure est de 20 minutes ; si un produit de contraste est injecté, la durée peut atteindre 40 minutes.
- Le dispositif offre éclairage et ventilation, et une communication bilatérale avec l’opérateur est maintenue pour signaler tout malaise et interrompre l’examen si nécessaire.
- Si la présence d’un proche est nécessaire pour rassurer le patient, cela peut parfois être organisé.
L’IRM permet souvent de diagnostiquer les affections des tissus mous ; l’étude osseuse est mieux réalisée par tomodensitométrie (scanner) lorsque l’on recherche des informations sur la densité osseuse. L’IRM est indiquée dès lors qu’il n’existe pas de contre-indication et n’expose pas à des rayonnements ionisants.
IRM avec produit de contraste : indications
Il faut préciser que l’utilisation d’un produit de contraste est généralement déconseillée chez la femme enceinte et chez les mères qui allaitent. De même, il est contre-indiqué si le patient présente une insuffisance rénale sévère, car l’élimination du produit peut être compromise.
Le produit de contraste est utilisé pour améliorer la visualisation des tissus mous autour de la colonne vertébrale. Injecté par perfusion intraveineuse, il met en évidence les vaisseaux et facilite le diagnostic des tumeurs bénignes ou malignes.
La quantité de produit nécessaire est calculée par les techniciens en fonction du poids du patient. Ce produit n’est pas dangereux pour la plupart des patients et s’élimine majoritairement dans les urines dans les vingt-quatre heures suivant l’injection.
Comportement du patient après l’IRM
À l’issue de l’examen, les images sont traitées et un compte rendu est généralement disponible après un délai d’analyse, souvent de l’ordre de deux heures. Le patient reçoit alors les images et le rapport décrivant les anomalies éventuelles observées au niveau de la colonne vertébrale.
Si l’examen a été réalisé sur prescription, le rapport est remis au patient puis commenté par le médecin prescripteur, qui définira la conduite à tenir : traitement, surveillance ou réorientation vers un autre spécialiste.
Lorsque l’IRM est réalisée à l’initiative du patient, il est recommandé de prévoir le choix d’un spécialiste à consulter en cas d’anomalies détectées :
- Un neurochirurgien pour les hernies discales ou les atteintes des racines nerveuses.
- Un traumatologue pour les fractures ou pertes d’intégrité osseuse.
- Un neurologue pour la prise en charge des affections dégénératives comme l’ostéochondrose.
- Un oncologue pour le suivi et le traitement des lésions tumorales du rachis.
Avis des spécialistes sur l’IRM du rachis
Les praticiens saluent l’apport de l’IRM, qui a considérablement élargi les possibilités diagnostiques. L’information régulière du public sur la sécurité de cet examen contribue à sa bonne acceptation. Une détection précoce des anomalies discales ou des lésions permet une prise en charge plus efficace et souvent moins invasive pour le patient.
Le principe de la méthode repose sur la détection de signaux radiofréquences des atomes d’hydrogène du corps humain, le corps étant majoritairement composé d’eau. L’IRM produit des clichés obtenus par la lecture de ces signaux selon des coupes anatomiques ciblées. Un diagnostic posé en temps utile facilite la mise en place d’un traitement adapté et augmente les chances de récupération complète du patient.
Nouveau commentaire