IRM ou scanner cérébral — quel examen privilégier ?
Aux personnes qui n’ont pas de grandes connaissances médicales, les méthodes d’examen par scanner (TDM) et par IRM peuvent sembler identiques. Mais il existe une différence entre elles. Elles n’ont en commun que le principe du balayage par couches. En revanche, elles diffèrent à bien des égards.
Vue d’ensemble
En évoquant les principes de fonctionnement de l’IRM et du scanner employés pour l’examen du cerveau, il convient de noter que les appareils se ressemblent beaucoup extérieurement. Ils consistent en une table étroite qui pénètre dans une vaste structure tubulaire. En revanche, les phénomènes qu’ils étudient sont différents.
Le premier appareil fonctionne sur la base de champs magnétiques. Des pôles électromagnétiques sont orientés perpendiculairement au champ ambiant. La résonance se produit grâce aux oscillations des atomes. C’est ainsi que l’appareil est commandé. À l’issue de la procédure, les données sont restituées sous forme d’images en trois dimensions.
Le second fonctionne à partir de rayons X. Lors de l’examen du cerveau, le scanner effectue des mouvements de rotation autour de la tête, procédant ainsi au balayage de l’organe sous différents angles. Les images sont transmises à l’ordinateur et traitées. Le médecin peut ensuite visualiser une image en trois dimensions.
Caractéristiques du scanner
Avec cet appareil, on peut détecter des anévrismes ou d’autres pathologies. La présence de formations anormales apparaît sur l’image sous forme de taches claires. Le résultat est lié au fait que la densité des tissus du cerveau augmente, ce que l’appareil reconnaît.
Toutes les anomalies ne peuvent être correctement interprétées que par un médecin radiologue. Le patient est adressé aux examens par le médecin généraliste qui, après examen, peut soupçonner la présence d’inflammations.
Caractéristiques de l’IRM
Cet appareil permet également de détecter des néoformations anormales. Mais sa différence par rapport à l’autre appareil tient au fait que l’émission des signaux dépend de l’intensité des signaux reçus. Ces signaux sont fournis par l’hydrogène contenu dans le cerveau.
Les tissus osseux et adipeux ne produisent pas de signaux aussi intenses, de sorte que la présence d’atomes dans les liquides crâniens est facilement détectable. Les zones pathologiques apparaissent sur l’image comme des zones sombres.
Indications
Pour qu’un patient soit orienté vers une IRM ou un scanner, des anomalies susceptibles de faire suspecter une pathologie cérébrale doivent être détectées. Parmi ces problèmes de santé figurent :
- nouveaux processus tumoraux;
- troubles de l’apport sanguin;
- présence de foyers pathologiques;
- anomalies suspectes de l’organe.
On identifie le plus souvent des anévrismes à l’aide de ces appareils. Cette méthode garantit leur identification précise.
Contre-indications
Comme ces appareils sont des méthodes d’examen qui exercent un effet sur l’organisme par irradiation, il est naturel qu’il existe certaines contre-indications. C’est précisément l’irradiation qui est la raison pour laquelle on ne doit pas réaliser l’examen du cerveau chez les femmes enceintes et allaitantes.
L’examen est également exclu si le patient présente les pathologies suivantes suspectées :
- si le patient porte des objets métalliques dans le corps (broches, balles, plaques, etc.) ;
- claustrophobie ;
- présence d’un dispositif électronique implanté ;
- certaines formes de maladies psychiatriques ;
- poids corporel supérieur à deux cents kilogrammes.
Pour éviter tout risque, le patient doit subir un examen approfondi avant le début de l’une ou l’autre des procédures.
Différences entre les appareils
Si le patient souhaite savoir ce qui est préférable, IRM ou scanner, il est nécessaire de comprendre en quoi l’un diffère de l’autre. L’essentiel de cette question ne réside pas dans le fonctionnement de l’appareil, mais dans les indications pour lesquelles il est prescrit.
Pour l’examen du cerveau en particulier, l’IRM sera généralement préférable, car cet appareil visualise plus nettement les tissus mous et le réseau vasculaire susceptible d’être à l’origine d’un anévrisme. Le scanner, quant à lui, est mieux utilisé pour l’exploration des tissus osseux.
La décision du médecin entre IRM ou scanner peut aussi être influencée par l’existence de contre-indications chez le patient. Ainsi, si le patient a des objets métalliques dans le corps ou des appareils électroniques, l’imagerie par résonance magnétique ne peut être réalisée. Ces objets peuvent perturber les systèmes de l’appareil, se détériorer et nuire à la santé de la personne.
Anévrismes
Dans la région du cerveau peuvent se développer des formations pathologiques telles que des anévrismes. Cette anomalie survient dans les vaisseaux sanguins. Il se forme une dilatation qui se remplit de sang.
Comme la rupture d’un anévrisme est très dangereuse, un diagnostic précoce peut sauver une vie. Si l’examen n’est pas effectué, la pression exercée par la formation peut entraîner diverses déficiences physiques, psychologiques et cognitives. Diagnostic par imagerie
Le diagnostic d’un anévrisme cérébral se fait à l’aide de l’un des appareils : IRM ou scanner. La tomodensitométrie (scanner) permet un examen complet, ainsi que l’étude des conséquences d’un anévrisme rompu. D’après les résultats de cet examen, on évalue le risque que la formation se rompe.
Pour étudier précisément l’état des vaisseaux sanguins de la tête, des substances spéciales peuvent être injectées dans la circulation sanguine, qui, lors de l’irradiation, ressortent nettement sur le fond des autres tissus. Le résultat de ce type d’examen fournit des données aussi précises que possible sur la taille de la pathologie et son emplacement.
L’IRM fournit au médecin des résultats plus précis, permettant d’examiner même la disposition des vaisseaux de la tête. Cette méthode permet d’étudier la forme et la taille que la dilatation a prises. Il est également possible de détecter un saignement en cas d’anévrisme.
Informations complémentaires
La méthode choisie pour le diagnostic dépend non seulement des indications du médecin, mais aussi de la volonté du patient. Il est évident que le médecin peut recommander un examen particulier, mais le choix revient finalement au patient.
Parmi les différences entre les appareils figurent également le coût des procédures. Le scanner est moins onéreux que l’IRM. Cela s’explique par le fait que le fonctionnement du second appareil nécessite des équipements plus coûteux. On note aussi une différence de durée : le balayage aux rayons X se réalise environ trois fois plus rapidement que l’examen par résonance magnétique. Parfois, pour obtenir un résultat précis, ni la situation financière du patient ni son temps libre ne feront la différence. Ce sont les contre-indications et la singularité de chaque cas qui l’emporteront.
Nouveau commentaire