IRM cervicale — ce qu'elle montre et pourquoi la réaliser

L'IRM du cou fournit des images en coupes détaillées des vertèbres, des nerfs et des vaisseaux, permettant de diagnostiquer hernies, tumeurs, sténoses ou lésions post-traumatiques et d'orienter la prise en charge.
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De nombreuses affections se développent à la suite de troubles survenant au niveau du cou. Les vertèbres de cette portion de la colonne jouent un rôle essentiel pour la santé de l’ensemble de l’organisme, car y passent de nombreux vaisseaux et nerfs. L’IRM du cou est un examen réalisé à l’aide d’ondes magnétiques.

Les vertèbres cervicales relient le corps à la tête, de sorte qu’une atteinte dans cette région peut entraîner des troubles cardiaques, digestifs, etc. Il est donc important d’effectuer un diagnostic en temps utile.

Qu’est-ce que l’IRM ?

Lorsqu’un patient consulte pour des problèmes, le médecin peut prescrire une radiographie ou une IRM du cou. Des douleurs ressenties au niveau du cœur ou de l’estomac peuvent irradier vers le dos. L’IRM peut alors identifier précisément la cause et met en évidence les anomalies suivantes :

  • hernies intervertébrales ;
  • anomalies du développement ;
  • présence de tumeurs au niveau des vaisseaux ou de la moelle épinière ;
  • évolution d’une ostéochondrose ;
  • sténose du canal rachidien ;
  • pathologies vasculaires telles que thrombus ou athérosclérose ;
  • séquelles de traumatismes.

L’IRM montre également les atteintes de la glande thyroïde, des ganglions lymphatiques et du larynx.

Que peut-on voir grâce à l’IRM ?

Avec l’IRM, il est possible de détecter diverses maladies : elle révèle les modifications pathologiques et structurales dans la région cervicale ainsi qu’une évaluation des processus physico-chimiques et pathophysiologiques en cours.

L’IRM est nettement plus performante que la radiographie ou l’échographie puisqu’elle fournit une série d’images des vertèbres en trois dimensions, permettant de visualiser les troncs nerveux situés dans la région cervicale.

Dans tous les cas, il faut s’adresser à des professionnels. Autrefois réservée aux affections graves, cette méthode est aujourd’hui utilisée pour de nombreuses indications, car l’IRM permet d’examiner précisément l’organisme et d’établir un diagnostic fiable avant d’entamer un traitement.

IRM des sinus veineux cérébraux

Grâce à l’IRM, on peut étudier les sinus veineux du cerveau. Cet examen fournit beaucoup d’informations et est parfaitement sûr pour le patient. Il permet d’évaluer les particularités anatomiques et fonctionnelles du réseau veineux. Ces données ouvrent la voie à une prise en charge thérapeutique ou chirurgicale adaptée et améliorent le pronostic.

En réalisant une IRM, il est possible d’identifier :

  • occlusions vasculaires ;
  • malformations vasculaires cérébrales ;
  • thromboses des sinus veineux ;
  • communications vasculaires pathologiques.

On peut effectuer l’exploration des sinus veineux sans injection de produit de contraste. La procédure n’exerce pas d’effet nocif puisqu’elle n’expose pas aux rayonnements ionisants.

Indications

Il existe de nombreuses indications pour la réalisation d’une IRM. Cet examen est souvent prescrit avant une intervention afin de définir précisément l’étendue de l’acte chirurgical. L’IRM peut élucider la cause d’un mal de tête lorsque d’autres méthodes n’ont pas apporté de réponse. On recourt à l’IRM notamment en cas de :

  • hernie discale ;
  • anomalie du segment cranio-vertébral ;
  • ostéochondrose cervicale ;
  • tumeurs des parties molles ;
  • traumatismes ;
  • sténose ;
  • dysautonomie végétative ;
  • soupçon de rétrécissement du canal rachidien ;
  • troubles de la circulation sanguine.

L’IRM peut explorer de nombreux organes, os et nerfs. Parmi les méthodes d’imagerie, elle figure souvent en première intention lorsque l’objectif est une visualisation fine et détaillée.

Contre-indications de l’IRM

Les spécialistes déconseillent l’IRM aux femmes au cours de la grossesse et aux personnes souffrant d’une peur des espaces clos. L’examen se déroule à l’intérieur d’un appareil et dure généralement près d’une heure. En cas de malaise, le patient peut communiquer avec l’équipe grâce au microphone intégré à l’appareil.

Si l’IRM est réalisée avec injection d’un produit de contraste, des réactions allergiques peuvent survenir ; le médecin doit en tenir compte et en discuter avec le patient, particulièrement chez les personnes à terrain allergique.

D’autres contre-indications existent. On ne réalise pas d’IRM chez les personnes présentant :

  • une grossesse au cours des trois premiers mois ;
  • une clip vasculaire intracrânien ;
  • une période d’allaitement (selon la situation liée au produit de contraste) ;
  • la présence d’implants métalliques ;
  • un stimulateur cardiaque, un neurostimulateur ou des stents ;
  • une arythmie sévère ;
  • une insuffisance cardiaque importante.

Il est recommandé de se rendre à l’IRM accompagné(e).

Déroulement de l’examen

L’IRM n’est pas douloureuse et se déroule dans une salle dédiée. Il convient de respecter plusieurs consignes :

  • avant l’IRM, retirer tous les bijoux, montres, prothèses dentaires et tout objet métallique ;
  • le patient est allongé sur une table mobile et maintenu par des sangles afin d’éviter tout mouvement ;
  • il est important de rester immobile pour garantir la qualité des images ;
  • adopter une respiration calme et régulière.

Si le patient se sent inconfortable, il doit le signaler au médecin afin qu’une solution soit apportée.

Pendant l’examen, le patient se trouve dans la partie annulaire de l’appareil. Un système de ventilation et un dispositif d’éclairage contribuent au confort ; le bruit est perceptible mais généralement bien toléré. Le patient peut communiquer avec le manipulateur en cas de besoin. Si souhaité, un proche peut être présent dans la mesure des règles de l’établissement. La plupart des patients trouvent l’examen calme et indolore.

Avant l’IRM, il est possible de manger et de boire. Toutefois, si des produits de contraste ont été administrés auparavant, il convient d’observer des délais recommandés :

  • une semaine si l’injection a été faite dans le canal rachidien ;
  • trois jours si l’injection a été réalisée par voie intraveineuse.

En cas d’anxiété, il est conseillé d’en parler au médecin qui pourra proposer des solutions adaptées.

Résultats de l’IRM

Après l’IRM, le délai d’obtention des résultats varie de 15 à 60 minutes selon la rapidité d’interprétation du radiologue et la charge de travail. Le spécialiste rédige un compte-rendu détaillé et oriente le patient vers le médecin approprié pour la prise en charge.

L’IRM cervicale est une procédure sûre qui permet d’obtenir des images de toutes les structures vasculaires, des terminaisons nerveuses et d’autres éléments importants. En peu de temps, l’examen fournit des clichés qui aident le praticien à poser un diagnostic précis et à orienter le patient vers le traitement adapté.

Dr. Samuel Richard
Radiologue
richard@tonpharmacien.fr
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Questions fréquemment posées (FAQ)

Qu'est-ce qu'une IRM cervicale et pourquoi l'effectuer ?
L'IRM cervicale est un examen d'imagerie par résonance magnétique qui utilise des ondes magnétiques pour visualiser en détail les vertèbres, les disques, la moelle, les nerfs et les vaisseaux du cou. Elle est prescrite pour identifier des hernies, tumeurs, sténoses ou anomalies vasculaires et guider la prise en charge médicale ou chirurgicale.
Quels signes cliniques justifient une IRM du cou ?
Une IRM cervicale est recommandée en présence de céphalées inexpliquées, de douleurs irradiant dans le bras, de pertes de sensibilité, de troubles visuels ou d'épisodes de syncope, ainsi que lorsque les symptômes ne sont pas expliqués par d'autres examens d'imagerie.
Que permet de diagnostiquer précisément l'IRM cervicale ?
L'IRM met en évidence les hernies discales, les anomalies congénitales, les tumeurs des tissus mous et des vaisseaux, l'ostéochondrose, la sténose du canal rachidien et les séquelles de traumatismes, fournissant des images tridimensionnelles essentielles pour le diagnostic.
Faut-il une préparation particulière avant l'examen ?
Aucune préparation stricte n'est nécessaire pour une IRM du cou : il convient de retirer les objets métalliques et d'informer l'équipe médicale de tout implant, allergie ou grossesse éventuelle. En cas d'injection de contraste, des consignes spécifiques peuvent être données selon l'état rénal et les antécédents.
Y a-t-il des contre-indications à l'IRM cervicale ?
Les principales contre-indications sont la grossesse au premier trimestre, la présence de certains implants métalliques ou de stimulateurs cardiaques, les clips vasculaires intracrâniens et des troubles cardiaques sévères. L'IRM peut être déconseillée ou adaptée selon chaque situation clinique.
Comment se déroule l'examen et combien de temps dure-t-il ?
Le patient est allongé sur une table mobile qui glisse dans le tunnel du scanner IRM. L'examen, non douloureux, dure en règle générale entre 20 et 60 minutes selon la réalisation d'images supplémentaires ou l'utilisation d'un produit de contraste, et le patient doit rester immobile pour garantir la qualité des acquisitions.
Que signifient les résultats et quelles sont les suites possibles ?
Le compte-rendu radiologique décrit les anomalies identifiées (hernies, sténoses, tumeurs, anomalies vasculaires). Selon les résultats, le médecin peut prescrire des examens complémentaires (angiographie, IRM ciblée, bilan biologique) ou orienter vers un spécialiste (neurologue, neurochirurgien, ORL) pour définir le traitement adapté.