Tomodensitométrie et IRM du rachis : indications et déroulement
La tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique sont les méthodes de diagnostic les plus répandues et sûres pour la prévention et le traitement des problèmes du rachis. Leur principal avantage par rapport à la radiographie est l’absence d’irradiation directe du patient.
Qu’est-ce que la tomodensitométrie ?
La tomodensitométrie (CT) du rachis se réalise à l’aide d’un appareil radiologique spécifique et d’un logiciel informatique dédié. Grâce aux technologies modernes, le praticien obtient immédiatement plusieurs clichés qui peuvent être imprimés ou sauvegardés sur support numérique pour comparaison ultérieure.
La tomodensitométrie permet d’examiner en détail les structures internes suivantes :
- les vaisseaux sanguins;
- les os;
- les tissus mous.
La CT du rachis doit être réalisée par un professionnel capable d’obtenir des images de qualité, qui permettront ensuite à l’orthopédiste-traumatologue, au neurologue ou à tout autre médecin en charge du traitement d’apprécier l’état du rachis.
Déroulement d’une CT : à quoi s’attendre ?
Lors d’une CT, le scanner balaye le long du rachis et réalise des clichés selon des angles déterminés. Après les clichés initiaux, un produit de contraste peut être injecté, et le patient est observé pendant une trentaine de minutes pour surveiller toute réaction. En cas de difficultés respiratoires, d’éruption cutanée ou de démangeaisons, l’examen est interrompu pour éviter toute complication.
Sur les images, les différents tissus apparaissent sous des nuances distinctes : les tissus mous en nuances de gris, les vertèbres en blanc, et le liquide céphalo-rachidien en noir. La palette de couleurs varie en fonction de la densité tissulaire.
La durée totale de l’examen est d’environ trente minutes, ce qui suffit généralement à établir une image précise en vue du diagnostic.
À quoi sert la CT ?
La CT du rachis est réalisée pour rechercher :
- les causes de douleurs;
- les tumeurs malignes;
- les formations néoplasiques.
La CT est aussi utilisée en pré- et post-opératoire pour évaluer l’efficacité du traitement et le résultat de l’intervention.
Ce qu’il faut éviter avant une CT
Quelques heures avant une CT du rachis, il est recommandé de s’abstenir de s’alimenter. Tous les objets métalliques doivent être retirés car ils perturbent l’examen. Les contre-indications majeures sont la présence d’objets métalliques dans l’organisme, tels que prothèses auditives, stimulateurs cardiaques ou autres dispositifs d’assistance.
Les personnes claustrophobes peuvent recevoir un prétraitement médicamenteux avant l’examen. Des difficultés peuvent survenir chez les patients en surpoids si l’établissement ne dispose pas d’un tunnel adapté.
Qu’est-ce que l’IRM ?
L’IRM du rachis est une autre technique très répandue pour le diagnostic des problèmes vertébraux. Elle est sûre, indolore et permet d’identifier précisément les zones pathologiques.
Cette imagerie sert à détecter :
- l’ostéochondrose;
- les métastases;
- les anomalies congénitales;
- les traumatismes et leurs séquelles;
- les protrusions et hernies;
- le canal lombaire étroit (sténose).
Il est recommandé de réaliser une IRM en cas de douleurs dorsales liées au mouvement, ou pour toute personne soucieuse de son état de santé.
Par le biais de l’IRM, on peut :
- effectuer l’IRM de la région cervicale;
- effectuer l’IRM lombosacrée;
- réaliser une IRM de la moelle épinière;
- réaliser une IRM de l’ensemble du rachis.
L’IRM fournit des images plus détaillées et multi-plans que la CT. Elle montre de manière fine les cellules et tissus du cerveau, de la moelle, des vaisseaux et des disques intervertébraux, ce qui permet d’établir un diagnostic précis là où d’autres examens seraient insuffisants.
Grâce à l’IRM, on peut localiser précisément les lésions, leur taille et leur nature, éléments essentiels pour le diagnostic des tumeurs, des atteintes nerveuses et des pathologies des organes thoraciques ou abdominaux situés au niveau du rachis.
Comment se déroule une IRM ?
Les appareils modernes permettent parfois de réduire l’impression de confinement car une partie du corps du patient peut rester hors du tunnel. Le patient s’allonge sur une table qui pénètre dans l’appareil de manière à positionner la zone étudiée au centre de l’aimant.
Il est important de rester immobile durant l’examen pour éviter des artefacts et des images floues. Des dispositifs de contention peuvent être utilisés pour immobiliser certaines régions.
Le patient peut communiquer en permanence avec l’opérateur et doit signaler tout inconfort ; des proches peuvent parfois être autorisés à rester à proximité pour rassurer la personne examinée.
Comme pour la CT, il est essentiel de retirer tous les objets métalliques et tout élément susceptible d’être affecté par le champ magnétique.
Préparation à l’IRM
Avant l’IRM, il est généralement possible de manger, boire et prendre ses médicaments normalement, sauf en cas d’IRM avec injection de produit de contraste où des précautions alimentaires peuvent être demandées. La question de l’IRM pendant la grossesse reste discutée et doit être évaluée au cas par cas, en privilégiant le report après l’accouchement sauf urgence diagnostique.
Les tatouages contenant des pigments métalliques peuvent poser problème et nécessitent une évaluation préalable.
Le coût de la CT et de l’IRM peut être élevé, mais ces examens fournissent souvent des informations essentielles et évitent la multiplication d’autres procédures moins ciblées et potentiellement chronophages.
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