Hydrocèle testiculaire : causes, diagnostic et traitement

L’hydrocèle augmente le volume de la bourse en accumulant du liquide autour du testicule. Découvrez les signes à faire examiner, les mécanismes chez l’enfant et l’adulte, le rôle de l’échographie et les options de traitement.

Un côté du sous-vêtement devient plus serré. La marche tire un peu sur la bourse, sans provoquer de douleur franche. Au fil des semaines, le volume se remarque davantage que la sensation.

Cette évolution discrète correspond souvent à la manière dont une hydrocèle testiculaire se révèle. Une poche de liquide se forme autour du testicule et augmente progressivement la taille d’un côté de la bourse. Comme elle reste fréquemment souple et peu douloureuse, la consultation peut être différée jusqu’au moment où les vêtements, l’activité physique ou les rapports deviennent inconfortables.

L’absence de douleur ne permet pourtant pas de confirmer le diagnostic. Le testicule doit pouvoir être examiné, surtout lorsqu’un grand volume le rend difficile à palper. À l’inverse, une douleur brutale, une rougeur ou de la fièvre ne doivent pas être expliquées par la seule présence de liquide. Comprendre l’hydrocèle consiste donc moins à estimer la taille de la poche qu’à savoir où elle se trouve, ce qu’elle masque, pourquoi elle est apparue et quelle gêne elle entraîne.

Le liquide se place autour du testicule

Le testicule n’est pas libre dans la bourse. Il est entouré par une membrane appelée vaginale, composée de deux feuillets très proches. Une petite quantité de liquide facilite normalement leur glissement. Dans une hydrocèle, ce liquide devient assez abondant pour former une poche visible ou palpable.

La vaginale forme la poche

Le liquide s’accumule entre les feuillets de la vaginale, autour du testicule, sans remplir le tissu testiculaire. Cette localisation explique la sensation d’un volume régulier qui entoure l’organe. Elle permet aussi de comprendre pourquoi les expressions « eau dans le testicule » ou « testicule rempli de liquide » sont imprécises : ce que l’on voit grossir est principalement la poche qui l’enveloppe.

La quantité de liquide peut rester modeste ou atteindre un volume qui pèse dans les vêtements. La poche se constitue lorsque l’équilibre entre production et résorption du liquide est perturbé, ou lorsqu’une communication permet au liquide abdominal de descendre chez l’enfant. Ces mécanismes ne conduisent pas au même calendrier de surveillance ni à la même intervention.

Une hydrocèle peut concerner un seul côté ou, plus rarement, les deux. Le côté atteint n’indique pas sa cause. Une hydrocèle gauche n’est pas, par principe, plus inquiétante ou plus facile à traiter qu’une hydrocèle droite. Le médecin s’intéresse surtout à l’âge, au mode d’apparition, à la consistance, à la possibilité de palper le testicule et aux symptômes associés.

Le volume ne mesure pas la gravité

Une poche volumineuse peut contenir beaucoup de liquide sans que le testicule soit malade. Elle peut néanmoins devenir lourde, irriter la peau par frottement, gêner la marche ou empêcher de palper correctement l’organe. Une petite poche peut, de son côté, accompagner une inflammation ou une autre affection qui mérite son propre traitement. Le nombre de millilitres ne résume donc ni la gravité ni la cause. La croissance lente du volume attire parfois moins l’attention qu’un gonflement soudain. Photographier la bourse pour comparer son aspect ou essayer de la transilluminer avec une lampe ne permet pas de vérifier l’état du testicule. Une bourse qui augmente de volume sans douleur mérite un examen, notamment lorsque le testicule n’est plus nettement palpable derrière la poche.

L’hydrocèle remplit une poche autour du testicule ; elle ne remplit pas le testicule lui-même.

Le gonflement se décrit avant de se nommer

Une augmentation du volume de la bourse n’est pas toujours une hydrocèle. Une hernie, une inflammation, un hématome, un kyste ou une masse testiculaire peuvent modifier la même région. La description du début et des sensations aide surtout à choisir le délai d’évaluation. Elle ne remplace ni la palpation ni, lorsque c’est nécessaire, l’échographie.

Situation observéeCe que l’aspect ne permet pas de savoirDélai conseillé
Volume progressif, souple et peu douloureuxSi le testicule est normal et pourquoi le liquide s’accumulePrendre rendez-vous pour faire examiner la bourse
Gonflement avec rougeur, chaleur ou fièvreS’il existe une infection, une inflammation ou une autre cause réactionnelleConsulter rapidement
Douleur très vive apparue brutalementSi le testicule est en torsion ou si une autre urgence scrotale est en coursFaire évaluer la situation en urgence
Masse dure ou testicule impossible à palperLa nature exacte de la masse et l’état du testicule derrière le volumeObtenir un examen et l’imagerie indiquée sans attendre une aggravation

Une hydrocèle simple est souvent souple et peu douloureuse

La présentation la plus courante est une augmentation progressive d’un côté de la bourse. La peau conserve habituellement sa couleur.

Le volume paraît régulier, et la sensation dominante ressemble à un poids, une tension ou un encombrement plutôt qu’à une douleur aiguë. La gêne se manifeste lorsqu’on reste longtemps debout, que l’on marche, que l’on s’assoit avec les jambes serrées ou que le bord du sous-vêtement appuie sur la poche.

Le volume peut varier légèrement d’un jour à l’autre sans disparaître. Chez l’adulte, cette variation ne prouve pas qu’un canal communique avec l’abdomen. Une hernie inguinale peut aussi descendre dans la bourse et changer avec la position ou les efforts. Décrire ce qui fait augmenter ou diminuer la masse aide le médecin, mais tenter de la repousser fortement expose à la douleur et ne clarifie pas le diagnostic. Une hydrocèle testiculaire ancienne peut devenir très volumineuse parce que son évolution a été lente. Ce délai ne la rend pas normale. Une peau irritée, une gêne à l’hygiène, des difficultés à s’habiller ou une impossibilité de sentir le testicule sont des motifs suffisants pour revoir la prise en charge, même en l’absence de douleur.

Douleur brutale, rougeur ou fièvre changent l’urgence

Une hydrocèle douloureuse ne doit pas être considérée comme la simple évolution d’une poche connue. Si la douleur apparaît brutalement, devient très intense ou s’accompagne de nausées, une torsion testiculaire doit notamment être écartée en urgence. Le cordon qui apporte le sang au testicule peut se tordre et menacer rapidement l’organe. Attendre que la poche dégonfle, masser la région ou essayer un bain chaud ferait perdre du temps.

Une douleur plus progressive avec rougeur, chaleur, fièvre, brûlures urinaires ou écoulement évoque plutôt une inflammation ou une infection, sans permettre de l’identifier à domicile. L’hydrocèle peut alors être réactionnelle : le liquide accompagne l’affection sans en être la cause. Le traitement porte d’abord sur ce qui a enflammé la région.

Après un traumatisme ou une intervention récente, une douleur qui augmente, une bourse très tendue ou un malaise justifient une évaluation rapide.

Une hydrocèle simple pèse plus souvent qu’elle ne fait souffrir ; une douleur brutale ou de la fièvre impose de chercher autre chose sans attendre.

L’âge change le mécanisme

Les causes de l’hydrocèle changent avec l’âge. Chez le nourrisson, le liquide est souvent lié à un canal qui ne s’est pas encore fermé entre l’abdomen et la bourse. Chez l’adulte, la vaginale produit ou résorbe le liquide de façon déséquilibrée, parfois sans cause identifiable et parfois en réaction à une autre affection.

Chez le nourrisson, un canal peut rester ouvert

Avant la naissance, le testicule descend de l’abdomen vers la bourse en suivant un passage appelé canal péritonéo-vaginal. Ce passage se ferme normalement. S’il reste ouvert, du liquide abdominal peut circuler autour du testicule : on parle d’hydrocèle communicante. Le volume peut augmenter lorsque l’enfant est debout, pleure ou bouge, puis diminuer au repos. Une hydrocèle non communicante garde un volume plus stable parce que le liquide reste enfermé dans la poche.

La communication peut aussi laisser passer une partie de l’intestin et former une hernie inguinale. Une masse douloureuse qui ne diminue plus, des vomissements, un ventre tendu ou un enfant inhabituellement irritable exigent un avis urgent. Les parents n’ont pas à forcer la masse vers l’abdomen : l’examen pédiatrique sert précisément à distinguer la circulation de liquide d’une hernie.

De nombreuses hydrocèles du nourrisson sont d’abord observées, car une fermeture spontanée reste possible pendant la première année. La persistance, une hernie ou une maladie du testicule modifient ce calendrier.

Chez l’adulte, la poche est idiopathique ou réactionnelle

Chez l’adulte, l’hydrocèle est souvent idiopathique : l’examen et l’échographie ne retrouvent pas de maladie précise à l’origine de l’excès de liquide. La poche augmente alors lentement, sans inflammation marquée. Le terme idiopathique ne signifie pas que le symptôme est imaginaire ; il indique qu’aucune cause secondaire n’a été identifiée après le bilan approprié. Lorsqu’elle est réactionnelle, l’examen recherche notamment une orchi-épididymite, une torsion, un traumatisme, une tumeur ou un antécédent opératoire. Certaines interventions de l’aine, du scrotum ou du système lymphatique peuvent modifier le drainage et favoriser une accumulation. La chronologie devient alors utile : le gonflement est-il apparu après une douleur, une fièvre, un choc ou une opération ? Une maladie générale peut provoquer des œdèmes, mais elle n’exclut pas une cause locale ; une hydrocèle unilatérale reste d’abord examinée dans la bourse et l’aine.

Chez l’enfant, le liquide peut circuler par un canal resté ouvert ; chez l’adulte, il faut distinguer une forme idiopathique d’une réaction à une autre affection.

L’échographie répond à ce que la main ne peut pas vérifier

La palpation cherche le testicule derrière la poche

La consultation commence par le récit de l’évolution et l’examen des deux côtés de la bourse. Le médecin observe la peau, palpe le testicule, l’épididyme et l’aine, puis vérifie si la masse semble entourer l’organe. Une lampe dirigée à travers la bourse peut laisser passer la lumière lorsqu’elle rencontre du liquide. Cette transillumination oriente parfois l’examen, mais elle n’identifie pas à elle seule ce qui se trouve derrière la poche. Les étapes du bilan répondent à des questions différentes :

  • décrire la vitesse d’apparition, les variations de volume et la gêne ;
  • palper les deux testicules et la région inguinale pour localiser la poche ou une masse associée ;
  • rechercher chez l’enfant une variation avec l’activité et des signes de hernie ;
  • recourir à l’échographie lorsque le testicule n’est pas palpable ou que le diagnostic reste incertain.

L’échographie précise ce qui reste incertain

L’échographie situe le liquide hors du testicule, décrit les deux testicules et recherche une lésion associée lorsque l’examen ne suffit pas. Le Doppler peut aussi étudier la vascularisation si une douleur aiguë ou un diagnostic voisin le justifie. Une image de liquide ne clôt donc pas nécessairement le bilan : le compte rendu doit également préciser l’aspect du testicule et des structures voisines.

Une hydrocèle n’est pas un cancer. Elle peut toutefois accompagner une affection testiculaire ou rendre l’organe difficile à examiner. Une masse dure perçue dans le testicule, un contour irrégulier ou une augmentation récente du volume ne doivent pas être attribués au liquide sans vérification. La poche est bénigne, mais le testicule qu’elle masque doit être vu.

Lorsque l’échographie retrouve un testicule normal entouré de liquide et aucun contexte réactionnel, le médecin peut parler d’hydrocèle idiopathique. Si une inflammation, une masse ou une hernie apparaît, la suite du parcours est organisée autour de cette découverte plutôt qu’autour de la quantité de liquide seule.

Lorsque le testicule disparaît derrière le volume, l’échographie ne mesure pas seulement le liquide : elle vérifie aussi l’organe qu’il masque.

Le volume peut gêner sans prédire l’érection ou la fertilité

Sexualité, érection et fertilité ne se confondent pas, même lorsque la poche devient visible ou encombrante. Une grosse hydrocèle modifie parfois la manière de marcher, de s’asseoir ou d’avoir des rapports. Le poids, les frottements et la difficulté à trouver une position confortable peuvent réduire l’envie ou interrompre une activité.

Cette gêne mécanique n’est pas une impuissance. L’érection dépend de mécanismes vasculaires, nerveux, hormonaux et psychologiques qui ne sont pas évalués par la taille de la poche.

La fertilité ne peut pas davantage être déduite du seul diagnostic. Le liquide est autour du testicule, et une hydrocèle simple n’entraîne pas automatiquement une altération des spermatozoïdes. Un volume très important, ancien ou associé à une autre maladie conduit néanmoins à examiner le testicule avec attention. Une inflammation sévère, une torsion ou une tumeur possède ses propres conséquences possibles sur la fonction testiculaire ; il ne faut pas les attribuer indistinctement à l’hydrocèle. Un spermogramme n’est pas prescrit pour chaque hydrocèle. Il se discute si le testicule paraît anormal, si l’atteinte est bilatérale ou si un projet de conception soulève une question.

Une poche volumineuse peut gêner les rapports ; sa présence ne suffit pas à conclure à une dysfonction érectile ou à une infertilité.

Observer ou traiter dépend de la gêne et de la cause

Le traitement de l’hydrocèle n’obéit pas à une taille unique. L’âge, l’évolution, l’inconfort, l’état du testicule et la cause éventuelle déterminent la suite. Une personne peu gênée dont le bilan est rassurant ne reçoit pas la même proposition qu’un adulte dont la poche entrave les activités ou qu’un enfant présentant une hernie communicante.

La surveillance a une place réelle

Chez l’adulte, une hydrocèle idiopathique de faible volume, stable et peu gênante peut être surveillée après l’examen. La surveillance n’est pas une absence de décision. Elle suppose que le testicule a été correctement évalué et que la personne sait dans quelles circonstances reprendre rendez-vous : augmentation nette du volume, apparition d’une douleur, peau irritée, gêne nouvelle ou masse devenue difficile à caractériser.

Chez le nourrisson, l’observation initiale est fréquente parce que le canal peut se fermer spontanément. Le calendrier est fixé avec le chirurgien pédiatrique ou l’urologue selon l’âge, la fluctuation du volume et la présence éventuelle d’une hernie. Une hydrocèle persistante au-delà de la période attendue, très tendue ou associée à une affection du testicule peut conduire à intervenir.

Mesurer la bourse chaque jour n’aide pas. Un changement durable dans les vêtements, une asymétrie qui progresse ou un nouvel inconfort sont plus utiles au suivi.

Une cause réactionnelle se traite d’abord

Lorsqu’une hydrocèle accompagne une orchi-épididymite, une torsion, un traumatisme ou une autre affection, le traitement vise en premier lieu ce problème. Un antibiotique n’a de place que si une infection bactérienne est retenue. Il ne fait pas disparaître une hydrocèle idiopathique et ne doit pas être pris sur la seule apparence du gonflement. Après le traitement de la cause, le liquide peut diminuer progressivement.

Le médecin contrôle alors la douleur, le volume et l’aspect du testicule. Si la poche persiste alors que l’affection initiale est résolue et qu’elle reste gênante, une prise en charge spécifique de l’hydrocèle peut être discutée. Intervenir trop tôt empêcherait parfois de voir ce que le traitement causal suffit à corriger ; attendre sans contrôle serait, à l’inverse, inadapté si le testicule n’est pas examinable.

Ni tisane, ni pommade, ni exercice ne referme le canal d’un enfant ou ne transforme durablement la vaginale d’un adulte. Ces promesses peuvent retarder l’examen d’une masse associée.

La ponction ne garantit pas une solution durable

Une ponction évacue le liquide à l’aide d’une aiguille. Le volume diminue immédiatement, mais la vaginale reste en place et peut recommencer à produire du liquide. La récidive est donc fréquente après une ponction isolée. Le geste expose en outre à un hématome ou à une infection et ne doit pas être tenté hors d’un cadre médical.

Une sclérothérapie associe l’évacuation à l’injection d’un produit destiné à réduire la récidive. Elle peut être envisagée dans des situations sélectionnées, notamment lorsque le risque opératoire est élevé, mais elle n’est pas une solution universelle. Douleur, réaction inflammatoire et nouvelle accumulation restent possibles. Chez l’enfant qui présente une hydrocèle communicante, l’injection d’un produit sclérosant ne traite pas le canal resté ouvert.

Le traitement non chirurgical de l’hydrocèle dépend donc de ce que l’on cherche : observer une poche tolérable, traiter sa cause réactionnelle ou soulager temporairement un volume chez une personne qui ne peut pas être opérée. Ces objectifs doivent être formulés avant le geste, avec le risque de récidive et les solutions possibles si le liquide revient.

Vider le liquide soulage parfois le volume, mais ne supprime pas toujours la raison pour laquelle la poche se remplit.

L’opération agit sur la poche vaginale

Une opération de l’hydrocèle est discutée lorsque la poche reste gênante, volumineuse, tendue ou persistante, après vérification de la cause et de l’état du testicule. La décision n’est pas prise parce qu’un volume précis aurait été dépassé. Une même taille peut être tolérable pour une personne et entraver le travail, le sport ou les rapports pour une autre.

La cure réduit l’espace qui se remplit

La cure d’hydrocèle se réalise par une incision de la bourse. Le chirurgien évacue le liquide, examine le testicule et traite la vaginale pour limiter la reformation de la poche. Selon son aspect et la technique retenue, la membrane peut être ouverte, retournée ou partiellement retirée. Ce principe compte davantage pour le patient que le nom de la variante : l’intervention agit sur l’enveloppe qui se remplit, pas sur le tissu testiculaire sain.

L’anesthésie, l’hospitalisation et la présence éventuelle d’un drain dépendent du terrain, du volume et de l’organisation de l’établissement. L’intervention est souvent réalisée en ambulatoire, mais une nuit de surveillance peut être proposée. Le chirurgien précise les médicaments à arrêter, le jeûne, le retour à domicile et les soins de la plaie. Une personne qui prend un anticoagulant ou un antiagrégant ne doit pas le suspendre seule : le risque de saignement et le risque lié à l’arrêt doivent être arbitrés ensemble.

Chez l’enfant, l’intervention ferme surtout la communication au niveau de l’aine. Elle ne reproduit pas simplement la cure réalisée chez l’adulte.

La décision met en balance la gêne et les risques

Avant l’intervention, l’urologue vérifie ce qui gêne réellement : poids en fin de journée, irritation, inconfort au travail, difficulté à pratiquer une activité, gêne sexuelle ou inquiétude liée à l’impossibilité de palper le testicule. Cette description sert à évaluer le bénéfice attendu. Une opération ne garantit pas une bourse parfaitement symétrique ni une disparition immédiate de tout gonflement.

Les complications possibles comprennent l’hématome, l’infection, le retard de cicatrisation, une douleur persistante et la récidive. Une atteinte des structures voisines ou une atrophie testiculaire est rare, mais fait partie de l’information opératoire. Le risque personnel varie avec les antécédents, les médicaments, la taille de la poche et la qualité des tissus. Il doit être comparé à la gêne actuelle, et non à une peur générale de laisser du liquide autour du testicule.

Préparer la convalescence aide à prendre une décision réaliste. Le retour au travail dépend de la pénibilité, du temps debout, des déplacements et du port de charges. Le vélo, la course, les rapports et les efforts qui mettent la bourse en tension sont repris selon les consignes de l’équipe et l’évolution de la plaie. Une date trouvée dans un témoignage ne s’applique pas automatiquement à une autre opération.

L’opération traite la poche vaginale ; son intérêt se juge sur la gêne, l’évolution et les risques, pas sur un seuil de volume universel.

La convalescence se lit dans la tendance

La convalescence après une opération de l’hydrocèle commence avec une bourse qui n’a pas forcément retrouvé son volume habituel. Les tissus opérés réagissent par un œdème et de petites ecchymoses, auxquels peut s’ajouter un hématome limité. La comparaison utile porte sur l’évolution pendant les jours suivants : douleur contrôlée, plaie sèche, gonflement stable puis décroissant et reprise progressive des mouvements ordinaires.

Le gonflement postopératoire peut durer

Un gonflement de la bourse peut persister plusieurs semaines après l’intervention. Cette durée surprend lorsqu’on imagine que l’évacuation du liquide doit produire immédiatement une bourse souple et symétrique. Or la zone a été incisée et manipulée ; elle cicatrise à son propre rythme. La douleur est habituellement limitée et temporaire, mais l’équipe indique les antalgiques autorisés et leur durée.

Un maintien scrotal ou un sous-vêtement ajusté peut être conseillé pour limiter les mouvements et améliorer le confort. Il doit soutenir sans comprimer la plaie ni marquer fortement l’aine. Une poche froide enveloppée dans un tissu peut parfois être utilisée pendant de courtes périodes si l’équipe l’a recommandée. Le froid direct sur la peau, les bains avant cicatrisation et l’application d’une pommade non prescrite sont à éviter.

La douche, les pansements, le port de charges, la conduite et la reprise du travail suivent les consignes remises à la sortie. Marcher quelques minutes à domicile n’a pas le même effet qu’une journée debout ou qu’un trajet prolongé. La reprise se règle sur l’activité précise et sur la tendance de la douleur, sans rester allongé pendant des semaines ni forcer pour respecter un calendrier théorique.

Certains changements justifient de recontacter l’équipe

Une fièvre, un écoulement trouble, une mauvaise odeur, une rougeur qui s’étend ou une plaie qui s’ouvre peuvent signaler une infection ou un retard de cicatrisation. Ces changements justifient de recontacter l’équipe sans attendre le rendez-vous prévu.

Une douleur qui augmente malgré le traitement, un hématome qui grossit rapidement, une bourse de plus en plus tendue ou une difficulté à uriner justifient également un contact médical. Une douleur très brutale ou un malaise important relève d’une évaluation urgente.

La récidive ne se diagnostique pas dans les premiers jours sur la seule persistance du gonflement. Le rendez-vous de contrôle, souvent prévu quelques semaines après l’intervention, permet de vérifier la cicatrice, le volume et le testicule. Si la bourse recommence à augmenter après une période d’amélioration, il faut le signaler plutôt que tenter de vider ou de comprimer la poche. La comparaison d’un jour à l’autre compte davantage qu’une bourse immédiatement revenue à son volume habituel : la douleur et le gonflement doivent tendre à diminuer. Noter la température, les médicaments pris et le moment où un changement est apparu aide l’équipe à décider si un contrôle plus précoce est nécessaire.

Après l’intervention, la bourse peut rester gonflée plusieurs semaines ; ce qui alerte est une douleur, une fièvre ou un hématome qui s’aggrave.

Un volume qui change mérite un examen

Une hydrocèle est une poche de liquide autour du testicule, souvent progressive et peu douloureuse. Cette définition explique le poids et la gêne, mais elle ne suffit pas à confirmer que le testicule est normal ni à identifier la cause. Un gonflement nouveau se fait examiner, même s’il ne fait pas mal. Une douleur brutale, de la fièvre ou une rougeur modifient le délai et imposent de rechercher une autre affection.

Après le bilan, la conduite devient plus nette : observation d’une forme tolérable, suivi pédiatrique d’un canal susceptible de se fermer, traitement d’une cause réactionnelle ou discussion d’une opération lorsque la poche reste gênante. Le choix porte sur la situation observée et sur la tendance du volume, pas sur une promesse de faire disparaître le liquide à tout prix.

Le liquide peut sembler rassurant parce qu’il fait peu mal ; l’examen reste nécessaire pour savoir ce qu’il entoure et pourquoi il est là.

Dr. Nadège Lambert
Médecin interniste
n.lambert@tonpharmacien.fr
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Questions Fréquemment Posées

Une hydrocèle peut-elle disparaître sans opération ?
Oui, selon le contexte. Chez le nourrisson, une fermeture spontanée du canal reste possible pendant la première année. Chez l’adulte, une petite hydrocèle peu gênante peut être surveillée après examen, et une forme réactionnelle peut diminuer lorsque sa cause est traitée. Une poche persistante et gênante conduit à discuter une intervention.
Une hydrocèle est-elle douloureuse ?
Une hydrocèle simple provoque plus souvent une sensation de poids, de tension ou d’encombrement qu’une douleur franche. Une douleur brutale, une rougeur, de la fièvre, des nausées ou une bourse très sensible ne doivent pas être attribuées au liquide : ces signes imposent une évaluation rapide, voire urgente.
Une hydrocèle peut-elle être un cancer du testicule ?
L’hydrocèle est une poche liquidienne bénigne, pas un cancer. Elle peut cependant rendre le testicule difficile à palper ou accompagner une autre affection. Un examen et, si nécessaire, une échographie vérifient l’état du testicule derrière le liquide.
Combien de temps le gonflement dure-t-il après une opération de l’hydrocèle ?
Le gonflement peut persister plusieurs semaines, car les tissus opérés cicatrisent progressivement. Il doit tendre à diminuer. Une fièvre, un écoulement, une douleur croissante, un hématome qui augmente ou une plaie qui s’ouvre justifient de recontacter l’équipe sans attendre le contrôle prévu.
Une hydrocèle peut-elle rendre infertile ?
Pas systématiquement. Le liquide se trouve autour du testicule et une hydrocèle simple ne suffit pas à conclure à une infertilité. Le médecin recherche toutefois une maladie testiculaire associée et peut discuter un bilan spécifique si l’atteinte est bilatérale, si le testicule paraît anormal ou si un projet de conception soulève une question.