Symptômes de la maladie de Parkinson : signes clés et soins
Avec l’âge, environ une personne sur cent développe la maladie de Parkinson, dont les symptômes sont difficiles à repérer aux premiers stades. Le système nerveux est atteint progressivement, sans changements brusques de l’état général. Fait singulier souvent mentionné : les grands fumeurs semblent moins touchés. À l’inverse, une forte consommation de lait est parfois évoquée comme un facteur de risque. Le mécanisme d’évolution et les causes ne sont pas entièrement élucidés.
Maladie du grand âge
Chez les jeunes, la maladie de Parkinson est rare. Les premières modifications apparaissent après 40 ans. Selon les données citées, avant 70 ans, seules 0,18 % des personnes seraient touchées. L’augmentation devient marquée ensuite et, vers 80 ans, environ une personne sur cent présente des troubles moteurs et musculaires. Parmi les âges les plus avancés, 2 % vivent avec des symptômes parkinsoniens.
Le lieu de vie, la couleur de peau ou le niveau de revenu importent peu : les signes de la maladie de Parkinson se rencontrent partout. Les femmes seraient davantage touchées que les hommes. Les médecins distinguent un parkinsonisme primaire, évoluant sans cause apparente, et un parkinsonisme secondaire, provoqué par des maladies ou des facteurs externes :
- athérosclérose ;
- encéphalite ;
- surdosage médicamenteux ;
- intoxication de l’organisme ;
- affections du système nerveux.
Le traitement est médicamenteux. La chirurgie n’est envisagée qu’en cas de pose d’électrodes pour réduire les spasmes musculaires.
Symptômes de Parkinson
La maladie est liée à un dysfonctionnement des neurones et cellules cérébrales responsables des mouvements et du tonus musculaire. Les neurones cessent de produire la dopamine, qui régule ce tonus. Cela se manifeste par des tremblements involontaires des membres, de petits mouvements des doigts, un « affaissement » des traits du visage, des troubles de la coordination et un ralentissement des réactions.
Les premiers signes passent souvent inaperçus pour la personne et son entourage proche. Ils apparaissent progressivement et évoluent lentement, sur des mois, voire des années. Après une longue séparation, des proches peuvent remarquer :
- un visage moins expressif, « figé » ;
- des mouvements lents et hésitants ;
- une tendance à se voûter ;
- des bras et des jambes légèrement fléchis en permanence ;
- des doigts bougeant comme s’ils « comptaient de l’argent » ;
- une posture générale rappelant celle d’un mendiant.
Le visage au premier stade
Les modifications des muscles faciaux sont souvent attribuées au vieillissement et les symptômes précoces sont manqués. Les signes ne résident pas dans l’apparition de rides supplémentaires ou une peau sèche, mais dans la disparition de l’expressivité et de la mimique. La personne cligne aussi moins souvent ; en observant attentivement, d’autres changements deviennent visibles.
Manifestations précoces
La parole devient lente, comme si chaque mot était longuement pesé avant d’être prononcé. L’articulation est étirée, parfois imprécise. Les gestes des mains sont lents et peu précis. La marche manque d’assurance. Le dos est légèrement courbé. Une fatigabilité rapide apparaît.
Tous ces signes, chez une personne âgée, sont souvent attribués aux années et pris pour des manifestations « normales » de l’âge. Cet état peut durer plusieurs années. Un traitement débuté précocement donne de bons résultats et peut améliorer nettement le fonctionnement du cerveau et du système nerveux. Il est médicamenteux, prolongé, et combine de nombreuses molécules. Il ne doit pas être interrompu sous peine de complications.
Symptômes patents
Avec le temps, des signes caractéristiques de la maladie de Parkinson s’installent :
- visage « en masque », sans expression ;
- marche hésitante et instable ;
- faiblesse constante, asthénie ;
- variations d’humeur marquées ;
- voix nasillarde, oublis, perte du fil de la phrase ;
- rigidité : tonus musculaire augmenté ;
- écriture modifiée : lettres petites, anguleuses et irrégulières ;
- tremblement des mains, surtout des doigts ;
- variations d’humeur brutales ;
- dépression et apathie alternant avec des phases d’activité intense ;
- impossibilité des gestes fins et précis ;
- posture fléchie, dos et jambes courbés.
La dopamine, produite dans le cerveau, est essentielle aux centres nerveux qui commandent mouvements, coordination et fluidité. Son déficit, voire son absence, se traduit par une tension musculaire accrue. Le cerveau ne parvient plus à la relâcher.
Une dépression sévère peut s’accompagner d’une peur des foules, y compris familiales. Surviennent des épisodes de sidération, de frayeur injustifiée et de perte de confiance. Les phrases longues ne sont pas menées à terme, des bribes se répètent. Le fonctionnement des glandes cutanées est perturbé : sudation excessive ou sécheresse marquée, zones luisantes. Les mouvements sont difficiles au repos, entraînant inconfort et insomnie, puis somnolence diurne.
Un traitement instauré au deuxième stade donne de bons résultats, mais ne permet pas de rétablir totalement le fonctionnement cérébral. En suivant les recommandations et en prenant régulièrement les médicaments, il est possible de maintenir pendant des années un état proche du début de la maladie. En cas d’arrêt ou de mauvaise observance, la maladie progresse et l’état se dégrade rapidement.
Complications
Chez certains patients peu mobiles, l’activité musculaire peut soudain s’emballer : ils montent plusieurs volées d’escaliers, se déplacent très vite, dans un état d’excitation. Sans aide extérieure ni obstacle, ils ne parviennent pas à s’arrêter. Le retour à un état ralenti est tout aussi brusque et sans cause apparente.
La coordination se trouble, la personne chute sur terrain plat, perd l’équilibre. La pression artérielle baisse au passage à la station debout. La déglutition est altérée et la salive s’accumule puis s’écoule aux commissures. Des troubles intestinaux surviennent : constipation alternant avec diarrhée. La miction devient parfois involontaire.
Des atteintes cérébrales peuvent conduire à un déclin cognitif et à des paralysies. Un état dépressif chronique peut majorer le risque suicidaire.
À ce stade, les traitements peuvent partiellement restaurer certaines fonctions : la dopamine est apportée par des médicaments. Pour réduire la spasticité, une chirurgie avec pose d’électrodes peut être proposée. Les paralysies et parésies ne sont généralement pas réversibles.
Causes possibles
Les causes déclenchant la maladie de Parkinson ne sont pas entièrement connues. Plusieurs facteurs sont suspectés :
- hérédité ;
- prédisposition génétique des deux parents ;
- travail agricole avec exposition aux pesticides ;
- vie en zones industrielles avec rejets de plomb, manganèse, cuivre ;
- irradiation ;
- migraine ;
- traumatisme crânien ;
- consommation régulière et importante de lait frais ;
- épilepsie ;
- contact avec des produits chimiques de l’imprimerie ou utilisés pour l’anesthésie ;
- obésité ;
- forte sollicitation cérébrale, haut niveau intellectuel.
Les gros fumeurs qui arrêtent brutalement seraient à risque. Les opposants à cette idée estiment plutôt que l’abandon du tabac survient parce que, du fait des altérations cérébrales, l’organisme « n’a plus besoin » de nicotine et de vitamines apparentées (PP, B3).
Diagnostic
Le traitement n’est entrepris qu’après un bilan et un diagnostic précis. Un tremblement des mains et des doigts peut exister dans d’autres atteintes neurologiques. L’ostéoporose et l’ostéochondrose altèrent la posture. En cas de dysbiose, la diarrhée peut alterner avec la constipation.
En cas de suspicion, il faut consulter un neurologue. Celui-ci prescrira une IRM et/ou un scanner du cerveau. Ces examens aident à préciser les causes des troubles et à écarter tumeur ou dystonie neurovégétative.
La présentation clinique varie d’une personne à l’autre. La prise en charge est individualisée. Le retour complet à la vie active n’est possible qu’au tout début ; il est donc capital de consulter tôt. Aux autres stades, on vise à atténuer les rechutes et à maintenir un niveau d’autonomie suffisant.
Un signe majeur de la maladie de Parkinson est l’asymétrie initiale des symptômes : le tremblement commence par une seule main. De même, l’instabilité de la marche apparaît d’abord d’un côté.
Traitement et rééducation
La prise en charge médicamenteuse et la rééducation incluent des traitements pour normaliser le fonctionnement digestif. De la dopamine est apportée et un protocole individualisé est établi. Un régime est conseillé : éviter les plats lourds, gras, épicés, les aliments trop fibreux. L’exclusion de la lactose est recommandée.
Pour soulager la tension musculaire, des bains chauds, des massages relaxants et des huiles favorisant l’équilibre hydrosodé peuvent être proposés.
Le logement est adapté aux capacités de déplacement et d’orientation. Une gymnastique de réadaptation est recommandée. La marche nordique améliore la coordination : la personne peut marcher avec des bâtons dans la cour ou au parc, accompagnée si besoin. À défaut, un appareil d’entraînement à domicile est indiqué.
L’essentiel du traitement repose sur l’attention et l’aide des proches. Sans adaptation aux nouvelles limites et sans soutien constant, les médicaments n’apportent pas un bénéfice suffisant.
Axes thérapeutiques principaux
Deux approches sont distinguées :
- une thérapie visant à soutenir la production déclinante de dopamine et la récupération neuronale ;
- un traitement symptomatique corrigeant les principaux troubles des muscles et organes.
Les deux se mènent en parallèle. Aux stades très avancés, au lieu de restaurer les neurones, on administre des médicaments contenant de la dopamine. Chez les personnes âgées, des traitements à base de lévodopa sont privilégiés. Chez les patients de moins de 50 ans, ils sont choisis au cas par cas et plus rarement utilisés.
Contre le tremblement, des médicaments anticholinergiques peuvent aider. Des antidépresseurs tricycliques sont recommandés à de nombreux patients.
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