Méningite purulente : formes, causes, diagnostic et prévention
Dans les ouvrages médicaux et autres sources, la méningite purulente est définie comme une pathologie grave du système nerveux central. Sa particularité est qu’elle touche à la fois les adultes et les nouveau-nés. Bien que le parenchyme cérébral ne soit pas directement lésé, des œdèmes apparaissent sur les méninges. Les conséquences de ces processus conduisent souvent au décès.
Pour éviter l’apparition et la progression de la maladie, des mesures de prévention et des vaccinations sont mises en place. Afin de prévenir la survenue de la maladie chez l’enfant et ses effets négatifs, une vaccination appropriée est réalisée.
Classification de la maladie
Les spécialistes distinguent des formes légères, modérées et sévères de méningite purulente. La forme sévère est observée chez des adultes immunodéprimés et chez ceux qui ont subi une splénectomie. L’installation et l’évolution de la maladie peuvent être très rapides, chez l’enfant comme chez l’adulte. Selon les circonstances, on distingue les caractéristiques évolutives suivantes :
- méningite foudroyante ;
- abortive ;
- aiguë ;
- récidivante.
Dans la forme foudroyante, l’œdème cérébral se développe en quelques heures. Le pouls et le rythme respiratoire sont perturbés, la température augmente et le patient perd connaissance par épisodes.
La méningite purulente abortive se manifeste comme une intoxication. La personne présente nausées et vomissements. Le tout s’accompagne d’une forte céphalée. Chez le nouveau-né, les accès peuvent s’accompagner de convulsions. La forme aiguë est plus fréquente que les autres. Dans ce cas, le malade cherche à s’aliter et à réduire son activité motrice. Fièvre et élévation de la pression artérielle, nausées et vomissements témoignent d’une exacerbation chez l’adulte. Un épisode de méningite purulente récidivante peut survenir après une guérison incomplète d’une forme aiguë, ou lorsqu’un foyer d’infection purulente persiste dans l’organisme.
Causes de la méningite purulente
Une longue expérience a montré que la méningite purulente atteint enfants et adultes selon un mécanisme bien défini. Les agents responsables sont des bactéries pathogènes. Les plus fréquentes sont :
- méningocoque ;
- pneumocoque ;
- Haemophilus influenzae.
Près de 50 % des cas sont dus à Haemophilus influenzae. Environ un cinquième des patients sont atteints par le méningocoque. Près de 15 % des malades sont infectés par le pneumocoque. Chez le nouveau-né, Escherichia coli représente une menace importante. Il faut également mentionner la salmonelle et le streptocoque.
La bactérie responsable peut atteindre la surface du cerveau par différentes voies. Il convient de souligner que les agents pathogènes pénètrent dans l’organisme par voie aérienne ou par contact avec un porteur. Au premier stade, ils se concentrent dans le nez et la cavité buccale, puis gagnent les méninges. Les conséquences sont évidentes : il s’agit d’une méningite purulente primaire. La maladie est souvent transmise par un porteur asymptomatique du méningocoque. Une pénétration directe des bactéries vers la région cérébrale peut survenir lors d’un traumatisme crânien ouvert. Chez le nouveau-né, un faible niveau d’hygiène en maternité peut être en cause.
Diagnostic de la méningite purulente
Pour déterminer la présence d’une méningite purulente chez le nouveau-né, une ponction lombaire est réalisée. Des signes indirects chez l’enfant sont la détresse respiratoire, les troubles du rythme cardiaque, la tension ou la saillie de la fontanelle. Sont plus exposés les enfants prématurés, ayant eu des infections, de petit poids de naissance ou une blessure obstétricale. Dans ces cas, la méningite purulente peut évoluer rapidement et conduire au décès en trois jours.
Il est essentiel d’apporter une prise en charge appropriée dans les premières heures suivant le diagnostic, faute de quoi les conséquences seront graves.
Si un enfant de moins de trois ans, qui parle encore peu, est difficile à réveiller et porte ses mains à la tête, la probabilité d’une méningite est élevée. Avant la maladie, les enfants présentent très souvent bronchite, otite, conjonctivite ou pneumonie. Les suites de ces affections peuvent favoriser la survenue d’une méningite purulente.
Ces dernières années, les infections virales, malgré les précautions, continuent d’atteindre des nouveau-nés. L’une des pathologies les plus redoutées est la méningite purulente. Aux premiers symptômes, il faut consulter en urgence.
Traitement de la méningite purulente
À ce jour, la forme purulente ne peut être traitée qu’en milieu hospitalier. Les nouveau-nés sont admis en service d’infectiologie pédiatrique où ils reçoivent tous les médicaments nécessaires.
Le traitement des adultes est assuré en service d’infectiologie.
Après identification en laboratoire du type précis de virus, le médecin prescrit des médicaments spécifiques. Pour lutter efficacement contre les bactéries pathogènes et prévenir les lourdes conséquences, des antibiotiques de la famille des pénicillines sont utilisés. Chez l’adulte comme chez le nouveau-né, différents antibiotiques peuvent être employés.
Prévention de la maladie
Selon les statistiques, la forme purulente est traitée avec succès lorsqu’elle est détectée et diagnostiquée à temps. Il en découle que la maladie n’est pas aussi redoutable que ses conséquences. La méningite purulente est dangereuse par ses complications en cas de traitement incomplet ou inadapté. La personne souffre alors périodiquement de céphalées, devient sensible aux variations météorologiques, se fatigue rapidement à l’effort mental comme physique. La mémoire s’altère et la concentration devient difficile. Chez le nouveau-né, on observe un retard de développement.
En suivant le principe classique selon lequel il vaut mieux prévenir que guérir, il ne faut pas laisser la méningite purulente se développer. Pour cela, quelques règles simples suffisent. Éviter les affections telles qu’une angine banale, une otite ou un rhume chronique. Aux premiers signes d’inflammation, recourir à des traitements efficaces et à des procédures qui réduisent l’inflammation. Ainsi, les conséquences de ces maladies ne s’étendront pas aux méninges. Les spécialistes recommandent de profiter de la vaccination gratuite contre la méningite.
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