Migraine : reconnaître les symptômes et agir vite
La migraine est une affection neurologique répandue et très ancienne. Des descriptions et symptômes figurent déjà dans des textes historiques. Elle n’épargne personne : l’enfant comme l’adulte peuvent être concernés. De nombreuses personnalités ont décrit la migraine et les symptômes qui l’accompagnent. Il s’agit d’une douleur céphalique particulière, différente des autres, siégeant le plus souvent autour des yeux, du front et des tempes. Elle n’est pas liée à une tension artérielle trop haute ou trop basse.
C’est une douleur pulsatile, intense, fréquemment associée à des nausées et à des vomissements. Le diagnostic peut être difficile : certaines crises miment un accident vasculaire cérébral ou font craindre une autre pathologie. Il ne faut pas non plus exclure qu’une migraine révèle parfois un problème plus complexe.
Symptômes de la migraine
Bien que la maladie touche enfants et adultes, les médecins constatent qu’elle affecte plus souvent les femmes. Chez elles, une crise dure en moyenne autour de sept heures ; chez les hommes, elle peut être un peu plus courte. Des changements de météo, de pression atmosphérique, une augmentation ou une baisse brutale de température peuvent déclencher une crise. Chez les hommes, un effort physique intense peut aussi être un facteur déclenchant.
La douleur est souvent si forte que la personne devient irritable. Lumière vive, musique forte, cris, odeurs marquées — autant de stimuli habituels au quotidien — deviennent insupportables. Ce sont des signes typiques. Un stress nerveux élevé aggrave la crise. Des nausées apparaissent, parfois suivies de vomissements.
Cette céphalée insupportable est liée à des modifications du calibre des vaisseaux cérébraux, raison pour laquelle la migraine est classée parmi les troubles vasculaires du cerveau. La cause exacte reste toutefois imparfaitement élucidée, bien que la maladie soit décrite depuis l’Antiquité. Parmi les symptômes qui accompagnent la douleur, on peut citer :
- somnolence ;
- fatigue ;
- nausées ;
- vomissements ;
- intolérance au bruit et à la lumière ;
- troubles transitoires de la vision ;
- nervosité ;
- aggravation de la douleur à l’activité.
Tous ces symptômes s’associent à une douleur pulsatile souvent unilatérale au début, pouvant devenir bilatérale. Avec le temps, la douleur ne cède pas spontanément et peut s’intensifier. Les antalgiques usuels sont parfois insuffisants. Il faut néanmoins agir, car le patient a besoin d’aide.
Comment aider une personne lors d’une crise de migraine
Comme indiqué plus haut, la crise est liée à des variations de calibre des vaisseaux cérébraux. Les crises peuvent être favorisées par le stress, un environnement défavorable, etc. Pour une aide efficace, mieux vaut éviter les traitements inadaptés.
Par exemple, donner un vasodilatateur sans avis médical peut aggraver une crise liée à une vasodilatation déjà présente. En cas de symptômes typiques, il est préférable de consulter ou d’appeler les secours si nécessaire, surtout chez l’enfant.
Contrairement aux idées reçues, la migraine se prend en charge : la médecine moderne propose deux axes complémentaires.
- Une prise en charge des crises (traitement de l’attaque).
- Des mesures de prévention pour réduire la fréquence et l’intensité.
Si la maladie a été diagnostiquée et traitée mais que les crises persistent, la personne devrait garder sur elle les médicaments qui l’aident habituellement. Le paracétamol est souvent proposé, y compris chez l’enfant selon l’avis médical. L’acide acétylsalicylique (aspirine), les triptans et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent aider, mais l’aspirine n’est pas adaptée à tous (risques de saignement, contre-indications). L’autodiagnostic et l’automédication sans avis restent déconseillés.
Que faire si la crise de migraine survient chez un enfant
Les crises chez l’enfant ne sont pas rares. L’enfant n’exprime pas toujours clairement sa douleur ; la vigilance des adultes est essentielle. Les signes sont proches de ceux de l’adulte. Un enfant apathique, alité longtemps, avec nausées et vomissements, nécessite une évaluation rapide. Un trouble transitoire du langage peut survenir. Il n’y a généralement ni fièvre ni élévation de la tension artérielle typiques de la migraine. Les analyses standards peuvent être normales. Chaque crise dure souvent plusieurs heures ; plus l’aide est précoce, moins la souffrance est importante.
Traitement de la migraine
Chez l’enfant comme chez l’adulte, on utilise des approches médicamenteuses et non médicamenteuses. Les médicaments incluent ceux mentionnés plus haut, prescrits selon l’âge, le contexte et les contre-indications. On évite de choisir un traitement seul, surtout chez l’enfant.
Les mesures non médicamenteuses peuvent s’organiser à domicile : allonger la personne, diminuer la luminosité, réduire les bruits, favoriser le calme. Un massage léger et relaxant de la nuque, du haut du dos et des tempes peut apporter un confort transitoire. Des compresses tièdes ou fraîches sur le front ou la nuque sont possibles selon la préférence du patient.
La médecine actuelle propose aussi, chez certains, des approches complémentaires comme l’acupuncture, après avis médical. Certaines personnes ressentent un soulagement après les premières séances, mais l’efficacité varie. Des bains tièdes relaxants (jamais trop chauds) associés à des moments de détente peuvent aider. Les tisanes apaisantes disponibles en pharmacie peuvent être utilisées en complément, dans le respect des précautions d’emploi, y compris chez l’enfant.
Au quotidien, un environnement serein à la maison, au travail ou à l’école, l’air frais et un mode de vie sain diminuent le risque de récidive. Le facteur nerveux reste central dans le déclenchement des crises : surveiller son état émotionnel et celui des enfants est essentiel.
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