Maladie de Parkinson : options de traitement et pronostic
La maladie de Parkinson est une affection neurologique chronique à évolution lente, touchant principalement les personnes âgées. En médecine, on rencontre le terme de syndrome parkinsonien idiopathique, dans lequel on observe une perte partielle de la capacité d’une personne à contrôler son propre corps.
Parfois, cette maladie est également appelée paralysie agitante, se développant en dehors de tout contexte génétique et non provoquée par d’autres pathologies. Au stade initial, le trouble peut passer inaperçu, tandis qu’aux stades 2 à 3 les symptômes deviennent très marqués.
On peut citer :
- altération, voire disparition à un stade 3, de la mimique ;
- fatigabilité importante, faiblesse, malaise ;
- raideur et douleurs musculaires ;
- forte tendance à la cyphose ;
- mouvements musculaires involontaires ;
- tremblements des extrémités ;
- troubles du sommeil ;
- troubles de la parole ;
- états dépressifs ;
- perte d’appétit et autres signes.
Le traitement est long et pas toujours pleinement efficace. On parvient le plus souvent à en freiner partiellement l’évolution, ce qui constitue déjà un succès.
Méthodes de traitement principales
Pour répondre à la question de savoir comment traiter la maladie de Parkinson, il faut connaître le stade d’évolution et le degré d’atteinte de l’organisme. On distingue généralement trois stades de la maladie. La stratégie thérapeutique est individualisée, en tenant compte de l’âge du patient et de l’intensité des différents symptômes.
Ainsi, le traitement peut être mené par des moyens conventionnels ou à l’aide de remèdes traditionnels. Il faut garder à l’esprit que tenter de se débarrasser de la maladie à domicile, ou d’en prévenir l’aggravation, n’est envisageable qu’aux tout premiers stades.
Méthodes traditionnelles
À ce jour, plusieurs classes de médicaments sont utilisées pour traiter la maladie de Parkinson. Leur action vise à atténuer les symptômes et à prolonger la vie active du patient. Néanmoins, la médecine actuelle ne peut empêcher totalement la perte progressive des neurones dopaminergiques. Les traitements ne font qu’en ralentir le cours. On ne peut donc pas attendre une guérison complète par la pharmacothérapie. La maladie de Parkinson demeure, à l’heure actuelle, incurable.
Parmi les axes thérapeutiques essentiels :
- traitements destinés à ralentir la dégénérescence des neurones dopaminergiques ;
- prise en charge symptomatique visant à améliorer la qualité de vie.
Les traitements médicamenteux peuvent être suivis à domicile, notamment si le patient les tolère bien et n’a pas besoin d’une aide constante.
Intervention chirurgicale
Lorsque les médicaments n’apportent pas l’effet escompté et que la maladie progresse, on recourt à des méthodes chirurgicales. Il s’agit notamment de la stimulation du noyau subthalamique par courant électrique (stimulation cérébrale profonde) ou d’interventions stéréotaxiques. Grâce à l’électrostimulation de zones cérébrales, on peut restaurer certaines fonctions perdues. Les opérations stéréotaxiques consistent à intervenir sur des structures cérébrales afin d’améliorer la production de dopamine. Obtenir des résultats comparables par des remèdes traditionnels ou des médicaments seuls serait impossible. Les approches dites « naturelles » peuvent être utilisées comme complément. En revanche, un traitement autonome exclusivement basé sur ces remèdes est peu efficace, voire inefficace.
Remèdes traditionnels
Dans les troubles neurologiques, certains remèdes traditionnels peuvent améliorer le bien-être. Ainsi, des infusions de plantes peuvent aider à normaliser l’appétit, réduire l’irritabilité et la tension nerveuse, améliorer l’humeur. À cette fin, on utilise une tisane de camomille, ou un mélange à parts égales de racine de valériane, feuilles de millepertuis et thym, ainsi que des cônes de houblon : une cuillère à café de chaque pour un verre d’eau bouillante. Laisser infuser 15 à 20 minutes dans un thermos ou au bain-marie. Prendre un demi-verre avant les repas, matin et soir. Les infusions de mélisse ou de valériane ont également un effet apaisant.
Pour améliorer l’humeur et soutenir le tonus, une infusion de millepertuis peut être utile. Prendre une cuillère à soupe de plante sèche pour un verre d’eau bouillante ; de préférence en thermos, à boire deux fois par jour, une demi-tasse, une demi-heure avant les repas.
En cas de perte d’appétit, on peut recourir à des préparations disponibles en pharmacie, par exemple des extraits d’iris des marais (calamus) ou de centaurée. Les prendre à raison d’une demi-cuillère à café avant les repas, dilués dans un demi-verre d’eau. On peut aussi préparer des décoctions de ces plantes : une cuillère à soupe de mélange sec pour un verre d’eau chaude, à boire une demi-tasse une demi-heure avant les repas.
Les préparations pharmaceutiques et les mélanges de plantes peuvent atténuer certains symptômes, mais ne doivent pas être considérés comme des traitements autonomes. On ne guérit pas un trouble neurologique par des remèdes traditionnels seuls.
Pronostic
Malheureusement, à ce jour, la guérison complète n’est pas possible. Les remèdes traditionnels, éprouvés par l’usage, soulagent partiellement les symptômes. Les médicaments ralentissent la progression à des degrés divers. La chirurgie offre un effet plus marqué, mais ne peut prévenir l’évolution du trouble.
La maladie progresse lentement et le pronostic global reste réservé.
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