Causes, symptômes et traitements de l'entorse de la cheville
Parmi les causes les plus fréquentes de douleur à la jambe figure l’entorse de la cheville. Elle survient lorsque les mouvements brusques dépassent l’amplitude normale des ligaments de cette articulation.
L’entorse de la cheville se distingue des traumatismes similaires d’autres parties du corps : ici, les muscles ne sont jamais déchirés, seuls les ligaments sont atteints.
Causes et facteurs favorisants
Ce type de blessure est fréquent chez les sportifs, mais elle survient encore plus souvent dans la vie quotidienne. Les femmes qui portent des talons hauts figurent parmi les plus concernées. Cela dit, l’entorse n’est pas uniquement liée au port de chaussures inconfortables.
Les causes immédiates incluent :
- chute ;
- coup ou choc ;
- torsion brutale du pied.
Chez certaines personnes, la faiblesse naturelle des muscles et des tendons de la cheville augmente le risque.
Les facteurs aggravants incluent :
- voûte plantaire très haute ;
- mauvaise démarche entraînant un relâchement progressif des ligaments ;
- faible tonus musculaire ;
- ligaments affaiblis par la sédentarité ;
- disproportion entre les os de la jambe ;
- ancien traumatisme ayant déjà fragilisé l’articulation.
Un simple faux mouvement, une chute ou une torsion soudaine peuvent provoquer une entorse en présence de l’un de ces facteurs.
Symptômes
Les symptômes sont généralement évidents :
- douleur ;
- gonflement ;
- mobilité réduite ou excessive de l’articulation ;
- changement de couleur de la peau.
Les douleurs sont souvent :
- amplifiées lors des mouvements latéraux de la cheville ;
- ressenties à la pression des ligaments ou des os ;
- présentes quand on appuie sur le pied.
La douleur peut varier selon la gravité. Le gonflement peut être modéré ou très marqué, donnant un aspect de « jambe d’éléphant ».
D’autres signes peuvent apparaître :
- ecchymoses (bleus) ;
- rougeurs ;
- chaleur locale.
Les hématomes apparaissent souvent le lendemain, plus bas que la zone blessée.
Dans certains cas, on entend un craquement lors du traumatisme, signe possible de rupture ligamentaire.
On distingue trois degrés de gravité :
- Léger ;
- Modéré ;
- Sévère.
Entorse légère
Douleur faible uniquement à la marche, peu ou pas de gonflement.
Entorse modérée
Douleur présente au repos, plus vive à l’effort, avec gonflement, parfois hématome et chaleur locale.
Entorse sévère
Douleur très intense, parfois jusqu’à la perte de connaissance, gonflement massif, hématome important, impossibilité de bouger le pied.
Même si les symptômes semblent minimes, toute entorse doit être prise au sérieux et traitée rapidement.
Quand consulter un médecin ?
Il ne faut jamais retarder une consultation pour plusieurs raisons :
- Une entorse non traitée peut rendre la cheville instable à long terme, entraînant un inconfort chronique.
- Il peut y avoir d’autres lésions associées (ex. : fracture), et leur absence de traitement peut avoir des conséquences graves.
- Plus les soins débutent tôt, plus la guérison et la rééducation seront rapides.
Traitement conservateur
Le traitement vise à réparer les ligaments. Il repose sur :
- le repos ;
- une contention ;
- l’application de froid ;
- une bonne position de la jambe ;
- des exercices adaptés ;
- des médicaments si besoin.
Il faut éviter de poser le pied, surtout les premiers jours. Le repos est indispensable.
Un bandage ou une attelle est souvent prescrit pour immobiliser l’articulation.
Le froid doit être appliqué avec précaution (jamais directement sur la peau) : enrouler un tissu autour de la poche de glace, 15 minutes maximum, avec une pause d’une heure entre les applications.
Surélever le pied (au-dessus du niveau du cœur) diminue la douleur et le gonflement. Un coussin sur un tabouret fait l’affaire.
Les exercices de rééducation (rotation, flexion, extension du pied) doivent être prescrits par un professionnel. En cas de douleur, mieux vaut attendre.
Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), des antidouleurs, ou des pommades/gels peuvent être utilisés. L’automédication est à éviter : seul un médecin peut prescrire ce qu’il faut.
Chirurgie
Si l’entorse est grave et ne répond pas au traitement classique, une opération peut être nécessaire. Elle permet de réparer les tissus lésés.
Un programme de rééducation personnalisé est ensuite mis en place pour restaurer toutes les fonctions de l’articulation, combinant les approches conservatrices mentionnées plus haut.
Les entorses de la cheville sont des traumatismes sérieux. Une prise en charge rapide évite qu’elles ne deviennent chroniques ou ne récidivent.
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