Premiers secours en cas d'hémorragie veineuse, artérielle et nasale
En cas de lésion des vaisseaux sanguins, un saignement peut survenir. Il est important de noter que cela peut représenter un danger grave pour la personne, en raison d’une perte de sang importante. Pour éviter les complications, il est essentiel de fournir les premiers secours en cas d’hémorragie. Sans intervention, une perte massive de sang peut entraîner la mort.
Les hémorragies peuvent être externes ou internes. Seule l’hémorragie externe est facilement identifiable. Une hémorragie interne est beaucoup plus difficile à diagnostiquer, car elle n’est pas visible à l’œil nu. Seul un médecin peut en confirmer la présence. Dans ces cas, le sang reste à l’intérieur du corps, ce qui rend la situation particulièrement dangereuse. Il est donc crucial de connaître les gestes de premiers secours en cas de perte de sang. C’est ce que nous allons détailler ci-dessous.
Types d’hémorragies
En fonction du type de vaisseau endommagé, on distingue les types d’hémorragies suivants :
- veineuse ;
- artérielle ;
- capillaire.
Une identification correcte du type d’hémorragie permet d’appliquer les bons gestes de secours. Il est impératif de ne jamais retirer les caillots sanguins ou les corps étrangers présents dans une plaie. Ce geste ne peut être effectué que par un professionnel. Une intervention non qualifiée peut aggraver la perte de sang.
Il est seulement autorisé de rincer la plaie si des produits corrosifs ou toxiques y ont pénétré. Si du sable, de la rouille ou des éclats de verre sont présents, il faut attendre l’arrivée des secours. En attendant, il est recommandé de nettoyer délicatement la peau autour de la blessure à l’aide d’un coton imbibé de Bétadine ou d’un antiseptique équivalent, en veillant à ne pas en faire couler dans la plaie. Les mouvements doivent toujours partir de la plaie vers l’extérieur.
Hémorragie veineuse
Ce type de saignement se reconnaît à un écoulement lent et continu de sang foncé. Le geste de secours principal consiste à poser un pansement compressif. Avant cela, il est conseillé de nettoyer la peau autour de la plaie avec un antiseptique. Ensuite, on place une compresse ou du coton plié en plusieurs couches, puis on applique une bande bien serrée.
Si ces gestes sont bien réalisés, le saignement devrait s’arrêter. C’est ainsi que s’effectuent les premiers soins avant l’arrivée du médecin.
En cas d’hémorragie capillaire, un simple pansement compressif suffit généralement. Il est également recommandé de surélever la zone blessée au-dessus du niveau du cœur pour accélérer l’arrêt du saignement.
Hémorragie artérielle
Ce type d’hémorragie est le plus dangereux. Il résulte d’une lésion d’une artère, entraînant une perte de sang très rapide. Sans intervention immédiate, cela peut être fatal. Ce saignement se reconnaît à un jet de sang rouge vif, pulsatile.
Pour le stopper, il faut comprimer l’artère en amont de la blessure. Le moyen le plus simple est d’utiliser un doigt pour appuyer fortement à travers la peau. Cette pression doit être maintenue jusqu’à l’arrivée des secours. Pour les blessures situées au niveau du cou, de la tête, de la mâchoire, de la clavicule ou de l’épaule, cette méthode est parfois la seule permettant de sauver la vie de la victime.
Si l’ambulance tarde, il faut poser un garrot. Celui-ci permet de stopper complètement l’hémorragie. En cas de blessure à un membre, le garrot en caoutchouc est posé au-dessus de la plaie. On intercale un tissu pour protéger la peau. Cela évite d’endommager les tissus.
Si aucun garrot n’est disponible, on peut utiliser un tuyau souple, une écharpe torsadée ou un autre tissu solide. Il faut impérativement placer un support sous le garrot (comme un pansement épais) ou entourer la zone avec un bandage souple. Le premier tour de garrot doit être ferme mais non excessif, puis les tours suivants plus serrés. Le tout est ensuite fixé.
Il est important de glisser un papier sous le garrot, précisant l’heure de sa pose. Si on utilise une bande torsadée, on forme une boucle autour du membre, puis on y insère un bâtonnet qu’on tourne pour serrer. Une fois le sang stoppé, on fixe le tout et on indique l’heure, comme pour le garrot classique.
Attention, un garrot ne peut être laissé en place que pour une durée limitée : en été, 1 à 1h30 maximum ; en hiver, pas plus d’une heure. Sinon, il y a un risque de nécrose des tissus dû au manque d’oxygénation.
Saignement de nez
Ce type d’hémorragie est très fréquent. Les gestes de premiers secours diffèrent ici. Et ils sont souvent mal connus. En cas de saignement de nez, il ne faut pas pencher la tête en arrière, ni s’allonger. Il faut plutôt incliner la tête vers l’avant, menton vers la poitrine, en position assise ou debout.
Si le saignement est abondant, préparez un petit tampon de coton roulé. Introduisez-le doucement dans la narine concernée. Attention à ne pas utiliser trop de coton, car cela peut aggraver la situation en obstruant complètement la narine. Pour accélérer l’arrêt du sang, pincez légèrement les ailes du nez avec les doigts.
Ces gestes simples doivent être mémorisés : ils peuvent sauver des vies dans des situations courantes.
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