Principes de traitement du nerf sciatique comprimé
La compression du nerf sciatique est une affection douloureuse et invalidante. Elle peut avoir diverses causes, mais nécessite dans tous les cas une prise en charge adaptée. Dans la majorité des cas, seul un traitement combiné s’avère réellement efficace. Ce traitement peut inclure des médicaments, de la physiothérapie et parfois même une intervention chirurgicale.
Comment traiter la compression du nerf sciatique ?
Le traitement de cette affection repose généralement sur le schéma suivant :
- Utilisation de médicaments.
- Recours à des méthodes de physiothérapie.
- Exercices de rééducation fonctionnelle.
- Chirurgie.
À part, on retrouve les méthodes traditionnelles ou dites « naturelles ». Leur efficacité n’est pas scientifiquement prouvée, même si de nombreux patients commencent par les tester.
À noter également que ce protocole peut être adapté dans certains cas.
Par exemple, en cas de hernie discale, une intervention chirurgicale pourra être proposée après un traitement médicamenteux pour traiter la cause principale. Les symptômes de la compression disparaissent alors complètement.
Traitement médicamenteux de la sciatique
Le traitement commence souvent par une prise en charge médicamenteuse. Les principales classes utilisées sont :
- anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ;
- corticoïdes ;
- antispasmodiques ;
- médicaments favorisant la circulation sanguine ;
- compléments en vitamines et minéraux.
Dans la majorité des cas, plusieurs classes de médicaments sont prescrites simultanément.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
Le traitement commence généralement par les AINS. Ces médicaments ont des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques. Ils permettent de réduire l’inflammation, le gonflement et les douleurs associées à la compression nerveuse.
Ils doivent être prescrits par un médecin, car ils présentent des effets secondaires notables, tels que :
- irritation gastrique et ulcères ;
- atteinte rénale ;
- troubles de la coagulation.
Corticoïdes
Si les AINS ne suffisent pas à soulager les symptômes, des corticoïdes comme la prednisone peuvent être prescrits. Ils sont très efficaces pour réduire rapidement l’inflammation et la douleur.
Cependant, en cas de traitement prolongé, ils peuvent provoquer des effets secondaires importants (ex. : hypertension artérielle). Ces médicaments ne doivent être pris que sous contrôle médical.
Antispasmodiques
Ces médicaments permettent de détendre les muscles contractés de manière prolongée. Les plus couramment utilisés sont le phloroglucinol et la drotavérine (ou équivalents disponibles en France).
Médicaments pour améliorer la circulation sanguine
Ces traitements favorisent l’irrigation des tissus, y compris du tissu nerveux, et sont donc utiles en cas de sciatique.
En France, les plus proches équivalents du pentoxifylline ou du trental sont disponibles sous prescription et parfois utilisés en rhumatologie.
Vitamines et compléments minéraux
Les compléments riches en vitamines du groupe B et en minéraux sont utilisés en soutien du traitement. Bien qu’ils ne suffisent pas à eux seuls, ils aident à accélérer la récupération et à renforcer les structures osseuses et les disques intervertébraux, contribuant à une rémission plus durable.
Physiothérapie
Lorsque les médicaments seuls ne suffisent pas, les techniques de physiothérapie apportent un soutien précieux. Elles permettent souvent de soulager les symptômes de manière aussi efficace que les traitements médicamenteux. Les principales méthodes utilisées sont :
- phonophorèse et électrophorèse avec médicaments ;
- ondes courtes (thérapie UHF) ;
- applications de paraffine ;
- photothérapie aux UV ;
- magnétothérapie.
Concernant les massages, une grande prudence est requise. Même réalisés par des professionnels, ils peuvent parfois aggraver les symptômes. Il en va de même pour la thérapie manuelle (ostéopathie ou chiropraxie). En cas de sciatique, ces approches sont donc à éviter sans avis médical préalable.
Rééducation fonctionnelle
Il arrive qu’après les traitements évoqués, les douleurs persistent au niveau du bas du dos et de la face postérieure de la cuisse. Pour consolider les résultats, la rééducation fonctionnelle est recommandée. Elle est même prescrite en prévention des récidives, une fois les douleurs disparues.
Elle repose sur des exercices ciblés permettant de restaurer la mobilité, renforcer les muscles du tronc et éliminer les symptômes résiduels, favorisant ainsi une rémission prolongée.
Chirurgie
Cette approche est envisagée en dernier recours. Elle est indiquée si les autres traitements échouent ou lorsque la compression est liée à une hernie discale ou un déplacement vertébral important. L’intervention consiste alors à corriger la cause mécanique de la compression et à soulager durablement la douleur.
Médecine populaires
Les remèdes populaires contre la sciatique sont toujours utilisés par certains patients, souvent en complément des traitements conventionnels. Beaucoup commencent même par eux lorsqu’ils souffrent du bas du dos ou de douleurs dans les jambes. Parmi les recettes les plus courantes : les frictions à base de teintures maison.
Un exemple typique consiste à mélanger des bourgeons de pin, des aiguilles et des fleurs de pissenlit dans un bocal en verre, recouvrir le tout de vodka, puis laisser macérer une semaine dans un endroit sombre.
Ce type de remède ne présente pas de danger particulier, mais son efficacité reste limitée. Il ne permet pas de soigner rapidement une sciatique.
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