Rupture des ligaments de la cheville : symptômes, soins et récupération
La rupture des ligaments de la cheville est une blessure courante, qui peut survenir chez n’importe qui, souvent après un faux mouvement ou une torsion brutale. Les femmes portant des talons hauts et les sportifs sont particulièrement exposés.
Mais il suffit parfois de marcher ou courir sur un sol irrégulier pour se tordre la cheville.
Signes d’une rupture ligamentaire
Les ligaments de la cheville sont des structures fibreuses reliant les os du pied à ceux de la jambe. Ils peuvent être lésés :
- lors d’une torsion du pied ;
- à la suite d’une mise en charge brutale.
Il existe deux types de rupture ligamentaire :
- totale (rupture complète) ;
- partielle (rupture de quelques fibres).
Dans les deux cas, un traitement est indispensable. Les symptômes d’une rupture partielle incluent :
- difficulté ou douleur à poser le pied au sol ;
- hématomes et gonflements sur le dessus et les côtés du pied.
Les signes d’une rupture complète sont plus sévères :
- hémarthrose (sang dans l’articulation, lié à la rupture de vaisseaux) ;
- douleurs intenses à la marche et au toucher ;
- œdème et ecchymoses étendues sur tout le pied, y compris la plante.
Le diagnostic peut être confirmé par le test du « tiroir antérieur » :
- Le médecin saisit le bas de la jambe ;
- Pousse l’arrière du pied vers l’avant ;
- Un glissement anormal confirme la lésion.
Outre l’examen clinique, des examens d’imagerie sont nécessaires pour évaluer précisément l’atteinte :
- IRM ;
- scanner ;
- radiographie.
Le traitement dépend du degré de lésion. Les ruptures partielles sont traitées de manière conservatrice. Les ruptures totales (notamment du syndesmose tibio-fibulaire ou du ligament deltoïde) nécessitent une hospitalisation et souvent une chirurgie, suivie d’une rééducation adaptée.
Traitement de la rupture ligamentaire
En cas de rupture partielle, le traitement comprend :
- immobilisation totale du pied ;
- strapping ou attelle pour fixer l’articulation ;
- application de glace ;
- antalgiques et anti-inflammatoires locaux ou oraux ;
- séances de physiothérapie.
Si les ligaments sont entièrement rompus, leur suture chirurgicale est essentielle. Si elle n’est pas réalisée dans le mois, la récupération sera plus difficile et les douleurs persistantes.
Lésion du syndesmose
Une des lésions graves du pied concerne le syndesmose, avec rupture :
- des attaches internes de la cheville ;
- des ligaments tibio-fibulaires antérieurs et postérieurs.
Ce type de blessure est souvent causé par une torsion externe du pied et s’accompagne fréquemment d’une fracture de la malléole.
Le diagnostic repose sur une radiographie après anesthésie locale. Le traitement peut être conservateur ou chirurgical.
En cas de refus ou d’impossibilité d’opérer, on applique un protocole en plusieurs étapes :
- Blocage anesthésique alcool-novocaïne ;
- Pose d’un plâtre pour 5 semaines ;
- Attelle amovible pendant 14 jours ;
- Massages ciblés ;
- Rééducation fonctionnelle (exercices).
Si la douleur persiste plus de 3 à 6 mois, la chirurgie devient indispensable. Les options opératoires incluent :
- passage de bandes synthétiques ou de tendons à travers les os ;
- fixation du ligament à l’aide d’une vis.
Rupture du ligament deltoïde
Souvent associée à une fracture, cette lésion est détectée par imagerie. Le traitement suit ces étapes :
- Anesthésie locale ;
- Réduction de la cheville ;
- Suture chirurgicale du ligament ;
- Immobilisation plâtrée ;
- Rééducation musculaire et articulaire.
Dans les cas complexes, le plâtre peut être conservé 2 mois, suivis de plus de 60 jours de récupération.
Rééducation
La rééducation est essentielle pour éliminer les séquelles et renforcer l’articulation. Elle comprend :
- kinésithérapie ;
- massages ;
- cures thermales ;
- hydrothérapie ;
- physiothérapie.
Un suivi rigoureux permet :
- de renforcer les ligaments en peu de temps ;
- d’éviter les rechutes.
Durant toute la rééducation, une orthèse rigide ou semi-rigide est recommandée. Elle protège les ligaments, réduit la charge sur les muscles et prévient les déformations ou déplacements osseux.
Pour choisir l’orthèse, il suffit de connaître :
- la pointure ;
- le tour de cheville au point le plus étroit ;
- le tour au-dessus de la malléole ;
- la circonférence de la jambe entre la cheville et le genou.
Les orthèses peuvent être :
- rigides (pour lésions graves) ;
- semi-rigides (pour ruptures partielles).
Elles sont contre-indiquées en cas de lésions combinées (rupture + brûlure). Ne pas suivre les prescriptions peut entraîner une mauvaise cicatrisation, des douleurs chroniques ou même une invalidité.
Le respect des traitements, du diagnostic à la fin de la rééducation, est la clé d’un rétablissement sans séquelles.
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