Vertiges chez l’homme : causes, symptômes et prise en charge
Le vertige est l’un des troubles les plus fréquents en médecine. Dans cette affection, la sensation d’équilibre est perturbée et la coordination des mouvements est modifiée. Ce trouble se manifeste par les signes suivants :
- perte d’équilibre ;
- instabilité de la marche ;
- sensation pré-syncope (impression de tomber) ;
- obscurcissement du champ visuel.
Les symptômes peuvent survenir de façon spontanée ou en réaction à un changement de position, de mouvement ou de situation.
Quelles sont les causes du vertige ?
Selon les statistiques, environ 6–20 % des hommes et 17–29 % des femmes souffrent de ce désagrément. Comme les céphalées ou la fièvre, le vertige a de très nombreuses causes possibles. Il peut être lié à des troubles du cerveau, de l’oreille interne, du cœur, des vaisseaux sanguins, aux poumons ou à d’autres organes. Dans certains cas, le vertige apparaît après des épisodes d’alcoolisme prolongé : l’intoxication entraîne des nausées, des vomissements, des vertiges et parfois une perte de conscience. Si le vertige est persistant, il convient de consulter un médecin sans retard. La médecine moderne distingue aussi les « faux vertiges » ; examinons ce que cela signifie et quelles en sont les causes.
Dans ce trouble, les patients se plaignent souvent d’un assombrissement du champ visuel, d’une fatigue et d’un état de surmenage nécessitant du repos. Si le vertige survient en hauteur, il peut s’agir d’une réaction de peur et non d’une pathologie. Certains exercices physiques peuvent aussi déclencher des vertiges. Par ailleurs, des régimes extrêmes ou des privations alimentaires entraînant une hypoglycémie favorisent l’apparition de ces symptômes.
On distingue le vertige périphérique, lié à l’atteinte de l’oreille interne ou du nerf vestibulaire, souvent dû à des infections ou à des causes virales, et le vertige central, secondaire à des maladies cérébrales. Parmi ces dernières figurent :
- la migraine ;
- la sclérose en plaques ;
- les troubles de la circulation cérébrale ;
- un traumatisme crânien ;
- l’encéphalite.
En règle générale, les causes sont similaires chez les hommes et les femmes, car trois systèmes principaux participent à la locomotion et au maintien de l’équilibre :
- le système visuel ;
- l’appareil vestibulaire ;
- le système musculaire.
La faiblesse et la nausée évoquent plutôt une atteinte cérébrale ou une lésion du nerf optique.
Un processus inflammatoire de l’oreille interne, parfois accompagné d’écoulements sanglants et d’une diminution de l’audition, favorise l’apparition de vertiges. En cas de fistule perilymphatique, surviennent somnolence, nausées, vomissements et sifflements unilatéraux dans l’oreille. Un bilan s’impose alors pour confirmer ou écarter une tumeur cérébrale.
Les causes citées plus haut peuvent aussi se voir chez les adolescents, notamment dans la maladie de Ménière. Le risque est qu’une atteinte évolue vers un névrite vestibulaire ; dans ce cas, des vertiges très intenses apparaissent lors de mouvements brusques de la tête ou au lever du lit, et peuvent s’accompagner de vomissements pendant deux jours environ.
Un autre facteur grave est l’accident vasculaire cérébral. Les céphalées survenant par vagues, accompagnées de vomissements, somnolence et désorientation, imposent une prise en charge urgente car le patient peut rester plusieurs jours mal orienté dans l’espace.
La compression d’un nerf cervical provoque des douleurs intenses et des signes de vertige. Les mouvements de la tête sont alors limités par une raideur des muscles cervicaux. Les commotions cérébrales, les traumatismes crâniens ou des épisodes infectieux sévères peuvent entraîner un tableau similaire.
Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) est le trouble le plus fréquent : il se manifeste par des accès brefs de perte d’orientation lors d’inclinaisons ou de rotations de la tête. Il est dû à l’irritation des récepteurs de l’oreille interne. Le VPPB peut apparaître chez l’enfant mais touche surtout les personnes âgées.
Le VPPB se traduit par la sensation que les objets « tournent » lorsque la tête est inclinée sur le côté ou renversée en arrière. Les épisodes durent quelques secondes à quelques minutes, en position couchée ou assise. Des nausées, vomissements, somnolence ou acouphènes peuvent être associés. La prise en charge relève du neurologue ou d’un spécialiste qui prescrira des médicaments adaptés, des manœuvres repositionnelles et des exercices spécifiques.
Du fait du travail majoritairement sédentaire, la région cervicale est souvent surchargée et vulnérable. Les ligaments et muscles du cou se détériorent, la circulation locale s’altère et un processus d’ostéochondrose peut s’installer. On parle alors d’insuffisance vertébro-basilaire : l’irrigation cérébrale est perturbée, la céphalée peut être intense et s’accompagner de vomissements et de troubles de la mémoire.
Si le vertige s’accompagne de vomissements et de maux de tête intenses, il peut s’agir d’une migraine de type vestibulaire. Les accès peuvent durer de quelques minutes à plusieurs heures.
Les personnes présentant un dysfonctionnement vestibulaire ressentent souvent une impression de flottement des objets, associée à des nausées et de la somnolence. Ces symptômes peuvent survenir de manière spontanée, notamment lors de déplacements en voiture ou en transports en commun.
Certaines classes de médicaments, en particulier certains antibiotiques, peuvent provoquer des vertiges comme effet secondaire. Si un symptôme apparaît après la prise d’un médicament, il convient d’en parler au médecin qui pourra ajuster la posologie ou proposer une alternative.
Dans le cadre d’un syndrome neurovégétatif (dysautonomie), un environnement bruyant ou confiné peut déclencher des vertiges accompagnés d’une tension musculaire excessive, d’irritabilité, de bourdonnements auriculaires, d’une sensation de boule dans la gorge et finalement de nausées et vomissements.
Chez l’homme, ce problème est moins fréquent que chez la femme ; toutefois, si vous constatez des épisodes répétés de vertige, consultez pour réaliser un bilan complet et dépister d’éventuelles pathologies associées.
Facteurs déclenchants du vertige chez l’homme
De nombreux facteurs peuvent provoquer des vertiges chez l’homme.
- Comme indiqué précédemment, l’intoxication liée à des épisodes d’alcoolisme prolongé est une cause majeure de vertiges chez les hommes, souvent accompagnée de vomissements et parfois de pertes de conscience.
- Les troubles de la vision ou les états de pré-syncope peuvent survenir en cas d’intoxication par des substances toxiques.
- Les variations brutales de la pression artérielle.
- La présence d’une tumeur cérébrale.
- Les dysfonctions du système neurovégétatif, conséquences d’infarctus ou d’AVC, peuvent se traduire par des vertiges et parfois des douleurs thoraciques.
- La grande fatigue, le manque de sommeil et le stress chronique sont des facteurs fréquents ; les hommes ayant tendance à intérioriser leur anxiété sont souvent plus exposés aux conséquences somatiques du stress.
- Il existe un syndrome de vertige d’origine psychogène chez les personnes anxieuses ou somatisantes.
- Les changements climatiques, les efforts physiques importants, les déplacements ou les longs voyages peuvent déclencher les symptômes.
Il est important de débuter une prise en charge dès les premiers signes et de consulter un établissement de santé pour un diagnostic approfondi afin d’éliminer les causes graves et de mettre en place le traitement approprié.
Le vertige peut s’accompagner de nausées en cas d’ostéochondrose cervicale, de troubles circulatoires cérébraux ou d’atteinte vestibulaire. La sensation de rotation des objets provoque des désordres sensoriels et entraîne des nausées, parfois des vomissements.
Si les symptômes persistent et s’accompagnent de douleurs généralisées, de céphalées intenses ou de fièvre, consultez un médecin : des examens audiométriques et des imageries (scanner, IRM) permettront de préciser le diagnostic. Une radiographie du crâne et de la colonne cervicale peut aussi être utile.
Une alimentation inadaptée aggrave parfois le tableau : pendant le traitement, il est conseillé d’éviter l’alcool, le chocolat, le café fort et les thés très corsés.
Méthodes de traitement
Le traitement est le plus souvent global et vise à améliorer la circulation sanguine et l’équilibre. De nombreux patients prennent de la nitroglycérine de leur propre initiative, ce qui est dangereux et déconseillé : la nitroglycérine peut réduire le flux sanguin cérébral et aggraver les symptômes.
Un retard de consultation peut entraîner l’apparition de complications supplémentaires. En l’absence de tumeur, la prise en charge de l’appareil vestibulaire repose sur la physiothérapie, le massage, l’acupuncture, des applications chauffantes et la thérapie manuelle.
Des progrès significatifs ont été obtenus en thérapie manuelle, qui permet de détendre et de mobiliser les muscles. Des exercices variés aident à améliorer la circulation cérébrale. Les activités physiques douces, sans mouvements brusques ni chocs, sont bénéfiques : natation, marche, ski de fond ou cyclisme sont recommandés.
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