Douleur au genou en montant les escaliers : causes et solutions
La douleur au genou lors de l’extension est une affection assez courante chez les personnes âgées, qui se manifeste particulièrement en montant ou en descendant des escaliers et en marchant.
Lors de la montée d’escaliers, les muscles de la cuisse sont sollicités : ils se contractent et l’articulation du genou s’étend. Lors de la descente, l’effet est inverse. En raison de sa complexité et de sa taille (le genou est la plus grande articulation du corps), les troubles qui l’affectent sont assez fréquents.
Anatomie et mécanisme
L’articulation du genou est composée de plusieurs os, de nombreux muscles, ligaments et tendons.
Le genou peut faire mal lors de l’extension en raison d’une surcharge excessive de la rotule, qui exerce une pression sur la surface articulaire. Si, en état normal, l’articulation peut supporter cette charge, lorsque la surface articulaire est altérée, cela commence à provoquer de la douleur.
Plus la maladie est grave, plus la charge est importante et plus la surface articulaire est endommagée, plus les sensations désagréables seront intenses.
Cause principale
Il existe de nombreuses causes pouvant provoquer une douleur lors de la sollicitation de l’articulation, en particulier en montant ou descendant des escaliers ou en marchant.
La première et la plus fréquente est le traumatisme mécanique habituel, survenu lors d’une activité sportive ou dans la vie quotidienne. L’atteinte de la surface articulaire peut être si importante qu’elle se manifeste même dix ans après la guérison complète. On observe parfois une réapparition soudaine de la douleur des décennies plus tard. Les jambes des sportifs souffrent souvent de ces séquelles longtemps après la fin de la carrière.
Les blessures du membre inférieur sont très variées ; parmi celles qui peuvent endommager l’articulation du genou on trouve :
- rupture des ligaments ;
- rupture des tendons ;
- lésion du ménisque ;
- fracture du membre dans la zone concernée.
La lésion en soi est problématique, mais le traumatisme peut provoquer une inflammation voire une destruction progressive. Les séquelles anciennes peuvent conduire à des dystrophies articulaires, qui à leur tour entraînent des affections chroniques :
- arthrose ;
- arthrite ;
- arthrose-arthrite.
Au début, elles se manifestent par une douleur sourde au genou qui s’accentue à l’effort, au changement de position, à la montée ou la descente d’escaliers et à la marche. Avec le temps, ces gênes ne font que s’amplifier.
Autres causes
Plusieurs autres facteurs peuvent favoriser la maladie du membre inférieur :
- âge ;
- périarthrite (chez la femme) ;
- surpoids ;
- troubles de la circulation dans le membre inférieur ;
- inflammation des tendons, de la bourse séreuse ou du liquide articulaire ;
- coxarthrose (arthrose de la hanche) ;
- polyarthrite rhumatoïde ;
- lupus érythémateux disséminé ;
- goutte ;
- fibromyalgie ;
- affections neurologiques d’origine rachidienne ;
- tumeurs osseuses du membre inférieur ;
- ostéomyélite.
Il existe d’autres pathologies plus spécifiques provoquant des douleurs de la jambe, mais seules un médecin saura les identifier.
Avec l’âge, l’usure progresse et la qualité du cartilage s’altère; c’est précisément cette détérioration qui devient la source de la douleur. Outre le genou, d’autres éléments de l’appareil locomoteur peuvent être affectés.
En cas de périarthrite chez la femme, la douleur survient lors d’efforts excessifs : port de charges, montée et descente d’escaliers, marche.
Le surpoids exerce une contrainte supplémentaire sur les articulations et l’appareil locomoteur en général, accélérant leur usure.
Comment se débarrasser de la douleur
Si la cause est un traumatisme, il convient d’appliquer de la glace, mais pas plus de 20 minutes à la fois afin d’éviter un engelure. Renouveler la poche toutes les deux heures. Envelopper la glace dans une serviette pour qu’elle ne touche pas directement la peau.
En cas de douleur chronique liée à un antécédent traumatique, on peut aussi utiliser de l’eau glacée pour frictionner la zone après chaque activité physique.
Un traitement médicamenteux existe. On peut recourir à des analgésiques, mais ceux-ci doivent être prescrits par un médecin et pris dans des doses strictement limitées car ces médicaments ont des effets indésirables généralisés.
Prise en charge
- La meilleure prévention consiste à consulter dès qu’un traumatisme survient ou au moindre signe d’alerte, afin d’éviter l’évolution vers des maladies chroniques.
- À l’hôpital, le médecin réalisera une radiographie qui montrera clairement l’état du membre ; plus le traitement démarre tôt, plus il sera efficace.
- Si la gêne à la marche dans les escaliers n’est pas causée par un traumatisme, des analyses complémentaires seront nécessaires pour préciser l’origine.
- Certaines personnes estiment qu’il est indispensable de mettre un pansement ou une attelle, mais cela peut parfois aggraver la situation. La décision revient au médecin.
En marchant, on peut utiliser des semelles spéciales répartissant correctement le poids du corps.
En conclusion
Il ne faut pas renoncer totalement à l’activité physique, car l’inactivité mène à l’atrophie musculaire, mais il est nécessaire de limiter les sports et les efforts qui aggravent la douleur. Il est recommandé de privilégier la montée des escaliers à la prise de l’ascenseur lorsque cela reste tolérable. La marche améliore l’état général, dans des limites adaptées.
Ne tardez pas à consulter un médecin : plus l’évaluation est précoce, plus le traitement sera efficace. Il est conseillé de réaliser un bilan médical périodique une à deux fois par an.
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