Reconnaître les vertiges liés à l'ostéochondrose cervicale

Article complet sur les vertiges en cas d'ostéochondrose cervicale : facteurs déclenchants, mécanismes vasculaires et vestibulaires, bilan diagnostique, traitement combiné (médicaments, kinésithérapie, hygiène de vie) et conseils pratiques.

L’ostéochondrose est l’une des affections les plus répandues de notre époque. Si, il y a deux décennies, elle se manifestait surtout chez les personnes âgées, aujourd’hui elle touche fréquemment des personnes plus jeunes. Les vertiges en cas d’ostéochondrose cervicale surviennent dans presque tous les cas. Ce phénomène dégrade considérablement la qualité de vie et impose de nombreuses restrictions d’activités.

Causes

Pourquoi l’ostéochondrose cervicale se développe-t-elle ?

  1. Charges excessives.
  2. Positions statiques prolongées.
  3. Troubles du métabolisme.
  4. Détérioration de l’environnement écologique.
  5. Absence d’un mode de vie actif.
  6. Un corset musculaire cervical faible.
  7. Maladies chroniques.
  8. Prédisposition génétique.
  9. Traumatismes du rachis cervical.
  10. Et un point particulier : l’utilisation prolongée de l’ordinateur.

Symptômes

Les symptômes de l’ostéochondrose cervicale ne sont pas spécifiques. Il est difficile de déterminer la cause exacte de la maladie uniquement sur la base des symptômes. En cas de suspicion, il convient de consulter un médecin expérimenté. On peut dire que cela constitue l’un des principaux éléments du traitement.

On peut distinguer les symptômes suivants :

  • vertiges ;
  • nausées ;
  • vomissements ;
  • augmentation de la pression artérielle ;
  • palpitations ;
  • arythmie ;
  • altération de la vision ;
  • troubles de l’appareil vestibulaire ;
  • réduction de la mobilité du cou ou douleur ;
  • craquements lors des rotations de la tête ;
  • engourdissement des mains ;
  • douleurs au niveau du cœur et des bras.

Même en rassemblant l’ensemble des symptômes, il est impossible d’affirmer avec certitude le diagnostic. Même des analyses ne suffisent pas toujours. Un diagnostic fiable et définitif ne peut être obtenu qu’après des examens spécialisés. L’un d’eux est l’IRM (imagerie par résonance magnétique).

Pourquoi apparaissent nausées et vertiges ?

Les personnes atteintes comprennent bien la raison : il y a un pincement du système vasculaire en raison de l’ostéophyte ou du déplacement des éléments vertébraux. Cela provoque également des spasmes musculaires. En conséquence, on observe la plupart des symptômes décrits.

Les vertiges sont provoqués par un apport insuffisant en oxygène au cerveau. Après certains traitements (par exemple un massage), les artères comprimées peuvent se libérer, mais une dilatation brusque du flux sanguin associée à une variation de pression comporte de nombreux risques. Il faut donc choisir et planifier soigneusement les procédures thérapeutiques.

Les vertiges peuvent se manifester de différentes manières : dans certains cas il y a une impression de mouvement des objets de repère, dans d’autres des sensations proches du mal des transports. Des nausées et parfois des évanouissements peuvent survenir.

Plus précisément, les vertiges liés à l’ostéochondrose cervicale résultent d’un dysfonctionnement de l’appareil vestibulaire secondaire à une hypoperfusion cérébrale. Parmi les manifestations classiques on retrouve une désorientation temporaire, des troubles de la coordination et une baisse de la capacité de concentration visuelle.

Traitement

Un recours précoce à une prise en charge médicale permet de traiter la maladie à un stade initial, avant qu’elle ne cause des dommages irréversibles. Chaque jour de délai aggrave le pronostic. Après confirmation du diagnostic, il faut suivre strictement les recommandations du médecin et assister aux séances prescrites.

Le traitement des vertiges en cas d’ostéochondrose cervicale requiert une approche globale. Si le médecin se limite uniquement à prescrire des médicaments, cela peut traduire la gravité du cas ou l’incompétence du praticien. Les médicaments seuls ne résolvent généralement pas le problème, bien qu’ils en constituent un élément important.

Le traitement global inclut généralement :

  • la prescription d’antalgiques et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
  • la mise en place de myorelaxants spécifiques pour lever les spasmes, si aucun contre-indication n’existe ;
  • l’utilisation d’agents vasodilatateurs adaptés, à n’utiliser qu’après avis médical et pas pour abaisser la pression artérielle de façon inappropriée ;
  • dans certains cas modérés à sévères, des traitements hormonaux peuvent être prescrits ;
  • compresses anti-inflammatoires externes ;
  • exercices thérapeutiques (kinésithérapie), natation et massage du cou ;
  • acupuncture et autres méthodes de rééducation ;
  • en cas d’atteintes avancées, une intervention chirurgicale peut être proposée.

Le suivi régulier par des spécialistes est essentiel. Parmi les praticiens impliqués figurent :

  • le médecin généraliste ;
  • le neurologue ;
  • le chirurgien traumatologue ;
  • le rhumatologue ;
  • l’orthopédiste ;
  • le neurochirurgien.

Recommandations complémentaires

Il est nécessaire de revoir profondément son mode de vie, car il constitue la cause principale dans la grande majorité des cas. Le premier pas consiste à abandonner les mauvaises habitudes. Un mode de vie sain, un rythme régulier et une alimentation équilibrée portent généralement leurs fruits en quelques semaines. La durée de réadaptation du corps varie d’un à trois mois, et la persistance des symptômes dépend du stade de la maladie.

Posture

La correction de la posture et le port d’un bon chaussant jouent un rôle important. Il faut surveiller la position du corps aussi bien en marche qu’au travail en position assise.

Sommeil réparateur

Il faut dormir dans de bonnes conditions : beaucoup de patients utilisaient auparavant des oreillers trop hauts, ce qui est contre-indiqué. Les nausées et vertiges matinaux ou en soirée peuvent être causés par une mauvaise position cervicale pendant le sommeil. Pour dormir sur le dos, préférer un oreiller bas ; sur le côté, un oreiller moyen et ferme. La nuque doit rester alignée. Des matelas et oreillers orthopédiques peuvent aider ; l’adaptation prend parfois du temps mais améliore le confort.

Élaboration d’un programme d’exercices personnalisé

Le programme de rééducation doit être conçu avec un rééducateur spécialisé. Dans un premier temps, le contrôle professionnel est indispensable car beaucoup d’exercices mal exécutés sont inefficaces voire dangereux. Il faut éviter les mouvements brusques. En complément du programme principal d’une à deux heures, demander un court enchaînement d’exercices à effectuer plusieurs fois par jour. Si des nausées ou vertiges apparaissent lors d’un exercice, il faut arrêter et réévaluer la méthode.

Régulation thermique

Éviter les refroidissements et les surchauffes. Les bains très chauds, saunas ou pommades chauffantes doivent être employés uniquement après validation par le médecin.

Renforcement immunitaire

Améliorer la résistance de l’organisme par une alimentation adaptée et des compléments si nécessaire. Les infections intercurrentes influencent le métabolisme et peuvent déclencher ou aggraver des problèmes cervicaux. Un traitement incomplet d’angines ou d’infections respiratoires favorise la diffusion de l’agent pathogène dans l’organisme.

Médicaments contre le mal des transports

La nausée liée aux vertiges cervicaux est souvent soulagée par des traitements anti-émétiques et antimaux de transports. Ils peuvent aussi aider pendant les trajets. Toutefois, ces médicaments masquent les symptômes et ne doivent pas être considérés comme une solution à long terme : ils sont réservés aux situations aiguës et à l’usage ponctuel, sous contrôle médical.

Dr. Maxime Leroy
Médecin urgentiste
leroy@tonpharmacien.fr
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Questions fréquemment posées (FAQ)

Pourquoi l'ostéochondrose cervicale provoque-t-elle des vertiges ?
Les vertiges proviennent principalement d'une diminution de l'apport sanguin et d'une compression des structures vasculaires et nerveuses au niveau cervical. Les modifications osseuses et les spasmes musculaires entraînent une hypoperfusion cérébrale, perturbant l'appareil vestibulaire et provoquant des sensations de désorientation, nausées ou troubles de l'équilibre.
Quels examens faire en priorité si j'ai des vertiges et des douleurs cervicales ?
Le bilan débutera par un examen clinique et neurologique approfondi, puis une imagerie par IRM du rachis cervical est souvent indiquée pour visualiser les dégénérescences et les compressions. La spirometry or echo non, mais des examens complémentaires comme un scanner, des radiographies, et parfois des examens vasculaires doppler peuvent être prescrits pour préciser l'origine vasculaire des symptômes.
Quelles sont les options thérapeutiques pour soulager rapidement les vertiges cervicaux ?
Le traitement associe des mesures de soulagement aigu (antalgiques, anti-inflammatoires, myorelaxants si nécessaire), des vasodilatateurs sur prescription et des séances de kinésithérapie ciblée. Des interventions complémentaires comme le massage, la rééducation vestibulaire et, en dernier recours, une approche chirurgicale peuvent être envisagées selon la sévérité et la cause précise.
Puis-je réduire mes symptômes par des changements de mode de vie ?
Oui, améliorer l'hygiène de vie joue un rôle majeur : corriger la posture au travail, utiliser un oreiller adapté, pratiquer des exercices de renforcement cervical sous supervision, éviter le surmenage et le froid, et arrêter les habitudes nocives. Ces mesures, combinées à la rééducation, contribuent significativement à réduire la fréquence et l'intensité des vertiges.
Les médicaments contre le mal des transports peuvent-ils remplacer le traitement ?
Les médicaments anti-émétiques ou contre le mal des transports soulagent temporairement les nausées associées aux vertiges, mais ils ne traitent pas la cause sous-jacente. Ils sont utiles ponctuellement, notamment lors de déplacements, mais ne doivent pas remplacer une prise en charge médicale globale visant à corriger les compressions cervicales et les désordres vasculaires.