Varices des testicules (varicocèle) chez l'homme : symptômes et prise en charge

La varicocèle provoque souvent douleur, hypertrophie scrotale et peut compromettre la fertilité. Informez-vous sur les symptômes, le diagnostic Doppler et les options de correction chirurgicale.
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Beaucoup de femmes rencontrent aujourd’hui des maladies veineuses. L’une des affections les plus courantes est la dilatation variqueuse des veines, qui se traduit par une perte d’élasticité des vaisseaux, une altération de la circulation sanguine et l’apparition de renflements nodulaires.

Mais cette pathologie n’est pas l’apanage des femmes, contrairement à une idée reçue. Chez l’homme, le varice peut toucher la région inguinale et conduire à une varicocèle (dilatation des veines entourant le cordon spermatique). Un homme constatant des signes de troubles autour du scrotum doit consulter rapidement un spécialiste. Sur la photo ci-dessous, on peut voir un stade initial de la maladie chez l’homme.

Causes de la varice

La varice testiculaire peut apparaître en raison d’un trouble du retour veineux (stase), menant ensuite à une augmentation de la pression veineuse. En conséquence, les veines entourant le cordon spermatique se dilatent, s’allongent et se tortillent.

Les facteurs favorisant la survenue de la maladie sont nombreux : surcharge pondérale, mauvaises habitudes de vie, travail impliquant le port de charges lourdes ou le maintien prolongé en position debout.

Chez l’homme, la varicocèle peut se présenter selon quatre modalités :

  • dilatation veineuse non perceptible à l’œil nu ;
  • veines dilatées palpables en position debout ;
  • modifications visibles au toucher dans toutes les positions du corps ;
  • varices testiculaires visibles sans nécessité de palpation.

Syndrome clinique

Le plus souvent, la varicocèle se manifeste chez l’adolescent ou au jeune homme durant la puberté. Statistiquement, les hommes sont moins fréquemment déclarés malades en raison du silence clinique des stades initiaux. Il existe toutefois un risque important : en l’absence de prise en charge, l’évolution peut aboutir à des complications sérieuses :

  • infertilité ;
  • atrophie testiculaire.

Généralement, la dilatation des veines testiculaires est plus fréquente à gauche. Aux premiers signes, l’homme peut ressentir un relâchement et un volumineux apparent de la partie atteinte. Dès le stade II, l’organe peut descendre davantage et provoquer un inconfort lors des déplacements.

Au stade III, des douleurs vives ou sourdes surviennent lors d’efforts, de mouvements brusques, d’excitation ou d’érection. Le stade IV est le plus lourd : douleur persistante, augmentation marquée du volume scrotal et veines visibles à l’œil nu.

Repérage de la maladie

Comme indiqué plus haut, la maladie peut rester asymptomatique. Le danger est de ne pas s’apercevoir d’une atteinte déjà évoluée. Le diagnostic initial est clinique et réalisé par le spécialiste (urologue) qui examine le patient dans différentes positions. Un examen échographique (Doppler scrotal) est fréquemment demandé pour confirmer la varicocèle.

Le stade I correspond à un calibre veineux supérieur à 3 mm. Si le diamètre est inférieur, une dopplerographie peut être requise pour une évaluation plus fine.

Il ne faut pas oublier qu’une atteinte unilatérale gauche implique souvent de vérifier la partie droite, car la varicocèle peut toucher les deux côtés.

Que faire en cas de découverte ?

Dans la plupart des cas où la varicocèle est objectivée et symptomatique ou associée à une altération du spermogramme, les spécialistes proposent une correction chirurgicale afin de préserver la fertilité.

Après une intervention correctement réalisée, on observe souvent une amélioration de la qualité et de la quantité des spermatozoïdes, car la circulation sanguine et la température testiculaire se normalisent, limitant la destruction des gamètes lors de leur trajet.

Dans de rares situations d’azoospermie complète, la chirurgie peut constituer la première étape d’une prise en charge qui permettra ensuite d’envisager des techniques d’assistance à la procréation. Un inconfort transitoire, une lourdeur et des douleurs modérées sont habituels après l’opération.

Les spécialistes recommandent de traiter la varicocèle précocement chez l’adolescent : une prise en charge aux premiers stades prévient la détérioration testiculaire et le déclin de la fertilité.

Le traitement curatif repose essentiellement sur l’intervention chirurgicale. Les avantages sont la rapidité de l’acte et la cicatrisation généralement rapide. Le patient est souvent autorisé à sortir après un jour d’hospitalisation.

Dr. Maxime Leroy
Médecin urgentiste
leroy@tonpharmacien.fr
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Questions fréquemment posées (FAQ)

Qu'est-ce que la varicocèle et en quoi diffère-t-elle d'une varice ordinaire ?
La varicocèle est une dilatation pathologique des veines du plexus pampiniforme entourant le cordon spermatique, souvent liée à un reflux veineux. Contrairement aux varices des membres inférieurs, elle affecte la thermorégulation testiculaire et peut altérer la spermatogenèse, d’où un risque particulier pour la fertilité masculine.
Quels sont les signes qui doivent amener à consulter un urologue ?
Consultez en cas de douleur scrotale persistante, sensation de lourdeur ou d'augmentation progressive du volume d’un testicule, de gêne lors des efforts physiques ou de résultat anormal au spermogramme. Un examen clinique et une échographie Doppler permettront d’évaluer la sévérité et d’orienter la prise en charge.
Pourquoi la varicocèle est-elle plus fréquente à gauche ?
La prédominance gauche s'explique par des particularités anatomiques : la veine testiculaire gauche se draine dans la veine rénale à angle droit, favorisant l’hypertension locale et le reflux. Cette configuration anatomique rend le retour veineux moins efficace et expose plus souvent le côté gauche à la dilatation.
Comment se fait le diagnostic de la varicocèle ?
Le diagnostic repose sur l’examen clinique réalisé debout puis en décubitus, complété par une échographie scrotale avec Doppler qui mesure le diamètre veineux, recherche le reflux et évalue la vascularisation testiculaire. Ces éléments permettent de classifier la varicocèle et de décider du traitement.
La varicocèle peut-elle provoquer l'infertilité ?
Oui, la varicocèle peut diminuer la qualité et la quantité des spermatozoïdes en augmentant la température locale et en altérant l’environnement testiculaire. La chirurgie ou l’embolisation peuvent améliorer les paramètres spermatiques chez de nombreux patients, mais le bénéfice dépend du stade et de la durée de l’atteinte.
Quels sont les traitements disponibles contre la varicocèle ?
Les options comprennent la chirurgie (varicocélectomie ouvert ou microchirurgicale) et l’embolisation percutanée endovasculaire. Le choix dépend de l’âge du patient, des symptômes, de la fertilité et des données échographiques. La prise en charge vise à réduire la douleur et à restaurer la fonction spermatique.
Que faut-il attendre après l'opération ?
Après une correction chirurgicale, on observe souvent une diminution progressive de la douleur et une amélioration des paramètres spermatiques sur plusieurs mois. Une gêne et une lourdeur transitoires sont normales, et la reprise des activités légères est généralement possible en quelques jours, avec un suivi post-opératoire adapté.
Peut-on prévenir l'apparition d'une varicocèle ?
Il n'existe pas de prévention garantie, mais limiter les facteurs aggravants (porter trop de charges lourdes, corriger la surcharge pondérale, éviter les efforts excessifs) et consulter précocement en cas de douleurs scrotales permet de détecter la varicocèle tôt et de réduire le risque de complications.
Quand une varicocèle nécessite-t-elle une intervention urgente ?
La prise en charge urgente est rare ; cependant, une intervention devient prioritaire si la varicocèle est associée à une douleur aiguë intense, à une atrophie testiculaire progressive, à une infertilité avérée et réversible ou à des anomalies significatives du spermogramme. L’évaluation par un urologue guide le calendrier du traitement.