Autohémothérapie : technique, indications et précautions
De nos jours, la transfusion de sang veineux dans la région fessière n’est pas une nouveauté en médecine. L’administration au patient de son propre sang veineux, par injections sous-cutanées ou intramusculaires, est appelée autohémothérapie. Cette pratique a été utilisée pour la première fois au début du XXᵉ siècle. Grâce à l’autohémothérapie, les cliniciens ont réussi à stimuler chez le patient une réaction immunologique non spécifique.
En termes d’efficacité, elle peut parfois concurrencer la prise d’immunomodulateurs coûteux, lesquels peuvent par ailleurs provoquer des effets indésirables et des réactions allergiques. La méthode consiste essentiellement à provoquer artificiellement des hématomes sous la peau.
Bien que la médecine contemporaine ne reconnaisse pas cette thérapie comme suffisamment efficace, de nombreux patients publient des avis positifs, indiquant que l’autohémothérapie les a aidés à se débarrasser de l’acné, d’inflammations cutanées et d’autres maux.
Technique de réalisation
La transfusion de sang de la veine à la fesse est aujourd’hui une procédure répandue, pratiquée par des médecins de divers domaines. Toutefois, l’autohémothérapie est surtout utilisée en cosmétologie, pour traiter l’acné et d’autres problèmes cutanés.
Le schéma de réalisation est sensiblement identique pour la plupart des indications. On prélève la quantité de sang nécessaire dans une veine du patient. Ensuite, sans délai, le sang frais est injecté sous-cutanément ou intramusculairement dans la région fessière. Aucune filtration ou préparation supplémentaire du sang n’est effectuée. La condition essentielle est la stérilité absolue de la procédure et l’injection immédiate avant toute coagulation. L’injection est réalisée dans le quadrant supérieur de la fesse.
Il est crucial de déterminer avec précision le site d’injection. Dans la partie supérieure de la fesse, le nombre d’innervations est minimal, contrairement à d’autres zones du corps. De plus, cette région présente un réseau dense de vaisseaux sanguins, ce qui favorise l’absorption rapide du produit injecté. Après l’injection, il est recommandé d’appliquer une bouillotte tiède sur le point d’implantation afin d’accélérer l’absorption.
La durée de la procédure elle-même ne dépasse généralement pas quelques minutes. Après antisepsie préalable de la zone, le médecin prélève entre deux et cinq millilitres de sang dans une veine à l’aide d’une seringue, puis procède à l’injection. Dans certains cas, il est recommandé de mélanger le sang avec du citrate de sodium afin d’éviter sa coagulation.
Lorsque le prélèvement est effectué dans le bras gauche, l’injection se fait en principe dans la fesse droite et inversement. La durée d’un cycle thérapeutique est d’environ dix séances. Le volume de chaque injection est individualisé en fonction de l’âge du patient, de la pathologie et de la tolérance à l’autohémothérapie.
Indications
L’injection de sang veineux dans la fesse, malgré sa simplicité apparente, constitue une procédure médicale sérieuse qui ne doit pas être réalisée à domicile. Que votre objectif soit de traiter l’acné ou une autre affection, l’autohémothérapie ne peut être pratiquée que par un médecin et uniquement en présence d’indications visibles. Parmi celles-ci figurent :
- inflammations cutanées, dermatites, présence importante d’acné sur le visage et le corps ;
- affections relevant de la gynécologie ;
- diagnostic de dystonie végétative-vasculaire ;
- diminution des défenses immunitaires ; certains états grippaux et infections ;
Ainsi, le médecin peut prescrire l’autohémothérapie pour traiter l’acné, certaines pathologies féminines ou comme moyen d’amélioration immunitaire. Toutefois, il est indispensable de tenir compte des contre-indications avant d’envisager la procédure.
Contre-indications
Comme toute procédure médicale, l’autohémothérapie comporte des contre-indications. Elle n’est pas réalisée en cas de :
- psoriasis ;
- épilepsie ;
- affections cardiaques (arythmie, antécédent d’infarctus du myocarde) ;
- maladies oncologiques, etc.
La transfusion autologue n’est généralement pas recommandée pendant la grossesse ni la période d’allaitement.
Si vous envisagez l’autohémothérapie pour traiter l’acné, des imperfections esthétiques ou d’autres troubles, consultez d’abord un spécialiste.
Complications possibles
En outre, cette méthode comporte certains effets secondaires et complications possibles. Parmi eux :
- élévation transitoire de la température corporelle ;
- œdème local, légère tuméfaction au point d’injection ;
- douleurs musculaires ;
- malaise général le jour de la séance ;
- déclenchement d’un processus inflammatoire.
En règle générale, les effets indésirables graves sont rares et la procédure est bien tolérée. Cependant, si le malaise s’intensifie avec le temps, si le site d’injection présente un gonflement marqué, une rougeur, une douleur importante ou si la fièvre augmente, il convient de consulter immédiatement un médecin.
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