Hirudothérapie en gynécologie : indications, sites d'application et sécurité
En médecine moderne, il existe de nombreuses méthodes pour combattre les maladies, et dans la plupart des cas le traitement repose sur l’emploi de médicaments. Cependant il ne faut pas oublier d’autres approches thérapeutiques, comme l’hirudothérapie. Cette méthode est connue depuis longtemps et s’est avérée efficace.
Chaque fois qu’il est possible d’éviter le recours aux médicaments, il est souvent préférable d’utiliser des alternatives maîtrisées, car les médicaments sont parfois éliminés lentement de l’organisme et leurs effets secondaires peuvent toucher d’autres organes. L’hirudothérapie en gynécologie constitue ainsi une méthode étudiée et, lorsqu’elle est correctement pratiquée, relativement sûre pour le traitement de nombreuses pathologies.
L’augmentation du nombre de patientes est un fait indéniable, lié à une baisse des défenses immunitaires, à la détérioration de l’environnement, à des habitudes alimentaires inadaptées et au stress chronique subi par la femme moderne ; tout cela affecte in fine la santé gynécologique.
Le pourcentage de patientes atteintes de diverses affections a augmenté par rapport aux périodes antérieures, et l’hirudothérapie en gynécologie devient de plus en plus une technique privilégiée pour traiter certaines maladies utérines.
L’hirudothérapie en gynécologie est indiquée pour :
- l’infertilité ;
- les myomes utérins ;
- la grossesse ;
- la ménopause ;
- les algoménorrhées (règles douloureuses) ;
- les adhérences (suites opératoires ou inflammatoires).
Hirudothérapie en cas d’infertilité
L’hirudothérapie pour l’infertilité est employée aussi bien dans les formes d’infertilité primaire que secondaire. Après un bilan complet, indispensable, le traitement est prescrit par le gynécologue en concertation avec le praticien en hirudothérapie. Il arrive que les deux partenaires soient traités, car la problématique peut concerner les deux.
L’hirudothérapie est utilisée car elle permet d’éviter certains effets indésirables médicamenteux et les réactions allergiques. L’infertilité est une affection fréquente, et l’augmentation des inflammations de l’utérus ou des autres organes pelviens est un facteur contribuant.
En cas de recours à l’hirudothérapie on observe souvent une amélioration de :
- la circulation sanguine ;
- l’état des adhérences ;
- l’équilibre hormonal ;
- le confort pendant les règles ;
- la réduction du volume tumoral lorsqu’il y a lieu.
Les bénéfices de l’hirudothérapie
Plusieurs mécanismes contribuent à l’effet global favorable observé après des séances d’hirudothérapie.
Effet biologique
Lors du contact, la sangsue injecte dans le sang sa salive qui contient de nombreux principes actifs. Un des enzymes présents ralentit la coagulation, et la salive contient des substances à action anti-inflammatoire et analgésique. Le sang stagnant et visqueux peut être en partie « drainé », ce qui améliore l’état général de l’organisme.
Effet réflexe
La pose de la sangsue produit également un effet réflexe local : il est donc important que la pose soit effectuée par un praticien qualifié. L’effet est comparable à celui de l’acupuncture et l’application ne provoque en général pas de douleur intense, la salive de la sangsue contenant des substances à effet analgésique.
Effet mécanique
Un autre facteur est l’effet mécanique sur le point d’application : après la morsure s’instaure un suintement et un drainage local. Cela limite la stase sanguine et peut être bénéfique dans le traitement des varices et de troubles de la circulation locale.
L’hirudothérapie pendant la grossesse a souvent été employée et rapporte des résultats positifs selon certains praticiens, car elle n’affecterait pas le développement fœtal lorsqu’elle est correctement indiquée et réalisée. Elle peut aussi alléger certains symptômes rencontrés par la femme enceinte. On y a recours parfois pour limiter l’exposition aux médicaments dont l’usage serait déconseillé pendant la grossesse.
Sites d’application des sangsues et modalités
Les sangsues sont positionnées sur des points à activité réflexe ; les zones d’application habituelles sont le sacrum, le périnée, la région anale et, dans certains protocoles, la zone vaginale externe. Le choix des points dépend de la pathologie traitée. Des précautions post-séance sont à observer, telles qu’éviter un effort physique intense et ne pas parfumer la zone avant le soin.
La pose est généralement bien tolérée et comparable à une piqûre d’insecte. Une réaction inflammatoire localisée modérée et des démangeaisons au niveau de la morsure peuvent survenir et ne constituent pas nécessairement une complication grave.
Hirudothérapie et endométriose
L’hirudothérapie s’emploie dans le traitement d’affections liées à un trouble d’équilibre et est parfois utile en complément des traitements médicaux classiques. Pour l’endométriose, cette méthode peut apporter un soulagement, surtout lorsqu’il existe des contre-indications à l’usage prolongé de certains médicaments. Lors de myomes utérins, la pose de sangsues sur des points précis est censée favoriser une meilleure cicatrisation et réduire certains symptômes.
Il ne faut pas considérer l’hirudothérapie comme une panacée pour l’endométriose : la guérison complète est rarement atteignable par une seule modalité, mais un allégement significatif des symptômes et une amélioration du cycle menstruel sont souvent rapportés. Les causes de ces maladies sont variées : interventions chirurgicales antérieures (avortement, césarienne, etc.), mécanismes comme la rétroflux menstruel lié à l’anatomie tubaire, ou des prédispositions génétiques.
Un traitement bien conduit, des points d’application pertinents et un praticien compétent augmentent considérablement les chances d’atténuation des symptômes de l’endométriose et de ses conséquences, y compris l’infertilité. Traditionnellement, la localisation des points d’application est connue depuis longtemps et demeure utilisée en complément des protocoles médicamenteux, avec peu de contre-indications majeures lorsqu’elle est pratiquée correctement.
Sur le marché on peut malheureusement rencontrer des sangsues de qualité médiocre ; il est impératif que les sangsues utilisées soient élevées en conditions contrôlées et stériles. Le praticien doit garantir la traçabilité et la qualité du matériel. Des sangsues non contrôlées ou non stériles peuvent non seulement être inefficaces mais entraîner des infections ou d’autres complications. Vérifiez attentivement les certifications de l’établissement et la conformité des procédures avant d’entreprendre un traitement.
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