Opération de Marmar pour varicocèle : techniques et bénéfices
Le varicocèle masculin est dû à une dilatation variqueuse des veines du plexus pampiniforme et du cordon spermatique. Le plus souvent, l’atteinte est localisée à gauche. La veine testiculaire gauche et la veine rénale gauche se rejoignent souvent selon un angle droit, ce qui complique le drainage veineux.
En conséquence, la pression hydrostatique augmente, les valvules sont dépassées et la circulation veineuse du testicule se transforme en varices.
Le varicocèle en lui-même n’est généralement pas dangereux pour la santé, mais ce sont ses complications qui posent problème : douleurs et infertilité. Ces complications découlent d’un ensemble de facteurs négatifs provoqués par la maladie :
- altération de la thermorégulation et de la spermatogenèse en raison de l’élévation de la température scrotale ;
- hypoxie tissulaire et stase veineuse ;
- altération de la nutrition tissulaire par rétrécissement artériel secondaire ;
- la dilatation veineuse exerce une pression mécanique sur le testicule.
Au stade initial, le traitement est conservateur : port de sous-vêtements de maintien, pratique de la natation et douches alternées. Aux stades avancés, l’intervention chirurgicale devient nécessaire. La méthode de Marmar est reconnue comme l’une des techniques les plus efficaces et les plus sûres pour traiter le varicocèle.
Symptômes et principe de l’intervention
Le tableau clinique peut être discret au début, c’est pourquoi le varicocèle est souvent découvert lors d’un bilan de prévention. Les symptômes les plus fréquents sont :
- descente du scrotum du côté gauche ;
- gêne liée à la modification du scrotum ;
- sensation de pesanteur scrotale ;
- douleurs inguinales ou lors de la miction ;
- apparition de veines visibles et saillantes.
L’objectif de l’intervention est de normaliser le flux et la pression veineuse alimentant les testicules. Le principe opératoire repose sur l’occlusion complète des veines dilatées afin d’éliminer le reflux veineux vers le testicule et de résoudre la stase dans le plexus pampiniforme. Pendant l’intervention, les veines dilatées sont ligaturées ou sectionnées pour stopper le flux rétrograde et rétablir une circulation normale.
Préparation à l’intervention
Chez l’adulte, l’opération de Marmar se pratique en ambulatoire et ne nécessite généralement pas d’hospitalisation prolongée. La préparation comporte un bilan préopératoire et des analyses standards :
- examen cytobactériologique des urines ;
- analyses sanguines multiples (hémogramme complet, biochimie, sérologies pour le VIH, hépatites, syphilis) ;
- groupe sanguin et facteur Rh ;
- coagulation sanguine (bilan d’hémostase) ;
- électrocardiogramme ;
- radiographie thoracique ou radiographie de dépistage selon les recommandations.
Avant l’intervention, il est recommandé de doser les hormones sexuelles et de proposer une cryoconservation du sperme, car, dans certains cas, la qualité du sperme peut s’altérer après chirurgie malgré une intervention techniquement réussie.
Déroulé de l’opération de Marmar
La correction du varicocèle selon Marmar s’effectue dans la région inguinale sous anesthésie locale. Le chirurgien pratique une petite incision d’environ 2 cm, ce qui en fait une intervention microchirurgicale. L’accès est réalisé à l’endroit où le cordon spermatique est le plus proche de la peau ; l’artère testiculaire et le canal déférent sont préservés.
Par l’incision, on met à nu le cordon spermatique et la veine testiculaire, puis on ligature ou on sectionne les veines dilatées. Une fois la dissection terminée, le cordon est replacé et la plaie est refermée. L’intervention dure jusqu’à 40 minutes et le patient peut rentrer chez lui le jour même.
En cas d’évolution favorable, les points sont retirés au bout de huit jours. Le retour aux activités habituelles est rapide, mais il est conseillé d’éviter les efforts de port de charges et les rapports sexuels durant environ une semaine.
Avantages principaux de la technique de Marmar
Statistiquement, la technique de Marmar présente plusieurs atouts par rapport à d’autres techniques chirurgicales. Les principaux bénéfices observés sont :
- traumatisme minimal pour le patient ;
- cicatrice post-opératoire réduite et discrète ;
- ligation efficace des veines tout en préservant l’artère et la perméabilité du canal déférent ;
- gène postopératoire modérée ;
- durée opératoire courte et récupération rapide ;
- anesthésie locale possible ;
- faible taux de récidive ;
- fort pourcentage de récupération de la fertilité chez les patients concernés.
Risques liés à la pathologie
La température scrotale normale est légèrement inférieure à la température corporelle. Si la température scrotale augmente, par exemple à 36 °C, cela peut nuire à la spermatogenèse. Les veines dilatées agissent comme un élément chauffant à proximité immédiate du testicule, ce qui entraîne une élévation locale de la température et une dégradation de la qualité du sperme. Toutefois, en consultant un spécialiste à temps, le problème est souvent résoluble, à condition que l’intervention soit réalisée par des chirurgiens qualifiés et expérimentés.
Nouveau commentaire