Chirurgie endoscopique du varicocèle : indications et déroulé
La chirurgie endoscopique est apparue relativement récemment mais elle est désormais largement utilisée en médecine moderne. L’intervention se pratique sous anesthésie locale ou générale selon les cas. Il convient de souligner que le nombre de récidives est fortement réduit grâce à cette technique.
Par ailleurs, la laparoscopie est la seule méthode permettant de traiter un varicocèle bilatéral de manière efficace.
Informations générales sur la maladie
Les données épidémiologiques indiquent qu’en moyenne 15 à 17 % de la population masculine sont affectés à des degrés divers par cette pathologie. Ces chiffres restent approximatifs car la plupart des hommes ne consultent pas, en particulier pour les stades I et II. Le varicocèle se rencontre surtout chez des hommes en âge de procréer.
Préparation à l’intervention
Avant l’opération, le médecin prescrit une série d’examens et d’analyses :
- bilan biochimique sanguin ;
- échographie scrotale ou Doppler ;
- sérologies pour les hépatites et le VIH ;
- électrocardiogramme ;
- hémogramme et bilan urinaire ;
- bilan de coagulation ;
- groupage sanguin et facteur Rh ;
- spermogramme.
La liste précise des examens sera communiquée par votre praticien en fonction de votre état de santé.
Particularités de l’intervention
Les techniques mini-invasives permettent de traiter un varicocèle quel que soit son grade. L’intervention endoscopique présente de nombreux avantages :
- traumatisme minime des tissus ;
- risque de récidive très faible ;
- rétablissement rapide de la capacité de travail ;
- résultat esthétique favorable ;
- en l’absence de complications le patient peut sortir de la clinique dès deux jours après l’opération ;
- possibilité d’explorer simultanément l’ensemble des organes intra-abdominaux ;
- risque infectieux réduit ;
- possibilité d’intervenir même sur des varicocèles peu symptomatiques ;
- durée opératoire généralement inférieure à 30 minutes ;
- temps moyen de récupération d’environ deux semaines ;
- excellente visualisation du champ opératoire ;
- prise en charge possible du varicocèle bilatéral.
Il existe toutefois des contre-indications à cette intervention :
- tumeurs de l’abdomen, du petit bassin ou de l’espace rétro-péritonéal ;
- phase aiguë d’un processus infectieux purulent en cours ;
- antécédents de laparotomie à répétition.
Déroulement de l’opération
L’intervention nécessite un matériel spécialisé. Le chirurgien pratique trois petites incisions de 0,5 à 1 cm dans la paroi abdominale. Une incision péri-ombilicale permet l’introduction d’une caméra éclairée qui assure le contrôle visuel de l’intervention. Les deux autres incisions servent à l’introduction des instruments opératoires. La technique endoscopique est peu invasive et cause peu d’atteinte à la paroi abdominale antérieure.
Après exposition de la veine spermatique, le chirurgien pose des clips en titane ou autres dispositifs de ligature, puis sectionne la veine.
Indications de l’intervention
De nombreux urologues tendent aujourd’hui à restreindre les indications chirurgicales. On retient principalement trois motifs justifiant l’intervention :
- gêne ou douleur locale ;
- infertilité ou difficultés de conception ;
- détérioration des paramètres du spermogramme ;
- préoccupation esthétique liée à l’apparence du scrotum.
Complications possibles
Les complications après laparoscopie sont rares mais possibles. En cas d’apparition de signes inhabituels après l’opération, il est impératif de consulter rapidement afin de limiter les conséquences éventuelles. Une prise en charge précoce permet généralement de réduire la gravité des complications.
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