Radiographie du coccyx : indications et déroulement de l'examen
Selon les statistiques, chaque jour des personnes d’âges variés consultent pour des douleurs au niveau du coccyx. Ce problème survient non seulement chez les sportifs, mais aussi chez les personnes menant des activités domestiques ou s’occupant de jeunes enfants. La douleur apparaît généralement lors d’une compression du coccyx, notamment chez les personnes restant beaucoup en position assise. Des traumatismes ou des contusions peuvent également provoquer ces douleurs. La douleur coccygienne peut entraîner des répercussions sur les structures avoisinantes.
Ainsi, dès qu’un inconfort dans la région lombaire inférieure se manifeste, il convient de consulter un chirurgien. Le médecin procèdera à un examen clinique et prescrira les examens et traitements appropriés. Le plus souvent, les spécialistes prescrivent une radiographie, examen de première intention en cas de syndrome douloureux du coccyx.
Quand prescrit-on une radiographie du coccyx ?
Le chirurgien oriente vers une radiographie lorsque sont suspectés :
- une fracture ;
- une luxation ;
- des formations inhabituelles ;
- une fissure du coccyx ;
- une hernie discale ;
- une compression de la moelle ou des racines ;
- un foyer infectieux, un abcès.
Comment se déroule une radiographie du coccyx ?
En cas de suspicion de fracture, on prescrit généralement une radiographie du sacrum et du coccyx.
Cet examen est réalisé en deux incidences (projections) afin d’obtenir une évaluation fiable. Pour optimiser la qualité des images, une préparation peut être demandée : nettoyage intestinal par lavement et parfois l’utilisation d’une solution de lavage intestinal comme Fortrans. Avant l’examen, il est conseillé d’éviter les aliments favorisant les gaz intestinaux (produits laitiers, légumineuses, choux).
Lorsqu’une fracture du sacrum est suspectée et que la situation impose une prise en charge urgente, il n’y a pas toujours de temps pour une préparation approfondie. La radiographie s’effectue ainsi : le patient est couché latéralement sur la table de radiologie, les genoux fléchis, et le cliché est pris. Le manipulateur peut corriger la position du patient pour obtenir la projection exacte. Les clichés de face et de profil permettent d’apprécier les corps vertébraux et les processus ; la projection de face montre les apophyses transverses, tandis que le profil met en évidence les apophyses épineuses. La fracture n’est confirmée qu’après l’examen des deux projections.
En cas d’ostéochondrose, la radiographie permet d’évaluer la largeur des espaces intervertébraux.
L’examen est aussi prescrit lorsqu’il existe un doute sur la présence d’une tumeur du coccyx. Cependant, une lésion tumorale n’est détectable sur une radiographie que si elle est déjà d’importance; pour une détection précoce, l’IRM (imagerie par résonance magnétique) est préférable.
Les troubles coccygiens peuvent aussi relever d’un examen par le proctologue. Ce spécialiste peut demander une échographie pelvienne si l’examen rachidien ne montre pas d’anomalie. L’échographie permet parfois d’identifier un organe responsable des symptômes et d’orienter la prise en charge.
Par quoi peut-on remplacer la radiographie ?
La radiographie peut être remplacée ou complétée par une tomodensitométrie (CT ou scanner). Le scanner est une technique moderne de diagnostic fournissant une vision détaillée de la structure interne du corps. Il détecte les fractures et autres lésions avec une grande précision. Le large tube du scanner tourne autour du patient et réalise des acquisitions depuis de nombreux angles.
Avant l’examen, le patient enlève ses vêtements et bijoux, s’allonge sur la table puis reste immobile pendant que la table se déplace dans l’ouverture de l’appareil. Les images sont reconstruites et interprétées sur écran par le radiologue. La durée d’un examen de tomodensitométrie est généralement inférieure à trente minutes.
Contrairement à la radiographie simple, le scanner montre non seulement l’os mais aussi les tissus mous : muscles, tendons et cartilages autour de la colonne.
Il est préférable de diagnostiquer une fracture ou une autre lésion rapidement plutôt que de retarder la prise en charge. À titre d’illustration, une histoire malheureuse : un homme de 52 ans s’est présenté tardivement pour des douleurs lombaires irradiant dans la jambe.
Du fait du retard diagnostique, il est resté handicapé et a dû se déplacer avec une canne ; sa situation s’est aggravée au fil du temps. Pour éviter de telles complications, il est recommandé de réaliser une radiographie lorsque le contexte clinique l’impose.
Bien sûr, une fracture consolidée nécessite souvent un traitement chirurgical, mais dans le cas d’une simple entorse ou d’un faux mouvement, le traitement médical a un rôle majeur. Le médecin prescrira des médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, en définira la posologie et la durée. Dans certains cas, des massages et la kinésithérapie sont indiqués. La physiothérapie (chaleur, ultrasons, etc.) agit sur la zone douloureuse et favorise la profondeur de pénétration du soin.
L’acupuncture est parfois proposée pour diminuer la douleur; elle peut être efficace lorsqu’elle est pratiquée selon le protocole et répétée comme prescrit. N’oubliez pas qu’en cas de contusions, fractures ou autres traumatismes, le repos strict au lit est une mesure initiale primordiale.
Il ne faut pas traiter les affections coccygiennes par des remèdes populaires non évalués, car cela peut aggraver la situation. Plus vous retardez la consultation, plus le risque de complications sévères augmente. Ne cherchez pas à économiser sur votre santé en achetant des médicaments bon marché ou en consultant des praticiens non qualifiés. Choisissez un établissement de santé reconnu et des professionnels ayant de bons retours.
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